7 Bassandrin Pinturicchio n’existait plus, pourtant, par défi, Julius signa son polar du même pseudonyme. Sa maison d’édition, qui s’était arrangée pour se présenter en victime lors de l’affaire du Goncourt, accepta d’éditer le bouquin, non pas en raison de ses qualités littéraires, mais parce qu’elle pensait remporter à nouveau le jackpot. Toutefois, elle délégua l’édition à l’une de ses filiales, spécialisée dans le genre. Dès la parution du volume, si les records de vente ne furent pas battus, toute la presse en fit ses choux gras. La critique littéraire elle-même se résumait généralement en quelques lignes où le journaliste stigmatisait surtout le manque d’imagination de l’auteur et la pauvreté de sa littérature. Le jeu consistait à tenter de savoir par qui Julius était « habité », à


