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8 Au dernier péage de l’autoroute, l’employée tiqua en regardant le chauve à lunettes de soleil lui tendre un billet. Le jour n’était pas encore levé. Y’a de ces cons ! pensa-t-elle en lui rendant sa monnaie. Julius était dans les temps. Encore une cinquantaine de kilomètres à travers la campagne et il serait sur place deux heures avant l’ouverture du golf. Cette femme dans la guérite du péage l’avait regardé bizarrement, mais il était sûr qu’elle ne l’avait pas reconnu. Il ôta ses lunettes et prit la sortie vers la route côtière. Peu après, le soleil se leva et le spectacle fut magnifique. Il roulait seul sur la corniche. Le rempart pierreux piqueté d’arbres rabougris renvoyait la lumière ocre du soleil qui illuminait une mer lisse comme un lac. Il faisait déjà bon et il regretta de n’a

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