3 Philippine était harassée. Son appartement était désormais son îlot de sécurité, son havre de paix. Elle ne se sentait bien qu’au creux de son canapé, un thé rare à portée de main, goûtant un silence parfois embelli de la magnifique voix d’une mezzo-soprano qu’elle appréciait. Depuis que Julius était parti en Provence, elle en avait profité pour rattraper du travail en retard, sacrifiant quelques soirées dans des travaux barbants comme la comptabilité de l’association qu’elle présidait ou encore son quintal et demi de linge qui attendait d’être repassé depuis, lui semblait-il, l’invention du fer. Elle finissait généralement ses journées endormie dans le salon qu’elle quittait pour son lit au milieu de la nuit lorsque l’absence de la chaleur d’une couette se faisait sentir. Elle en voula


