Chapitre 5

1943 Mots

Chapitre 5 Un mois plus tard, on sonna à la maison des Nimmard. Berthe Rosaz, en train de cuire une potée vaudoise, se trouva en face d’un inconnu. — J’aimerais parler à monsieur Hubert Nimmard. — Rien de plus facile ! Prenez place ; je vais le chercher. Berthe Rosaz monta les escaliers en bois ciré, frappa à la porte d'Hubert. Celui-ci, puisant dans les souvenirs des vacances qu’il avait passées avec Berthe en Franche-Comté, pensait au fromage Morbier à la raie cendrée. « Cela provient de la suie saupoudrée entre la traite du matin et celle du soir, afin d’éviter l’altération du produit », avait expliqué un paysan. — Entre donc, Berthe. — Tu as de la visite. — Qui est-ce ? — Je ne sais pas, je ne l’ai jamais vu. Hubert eut un mouvement d’impatience. Il désirait se replonger au

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