Chapitre 5

2072 Mots
Elle est venue s'asseoir sur le rebord du lit et pour ne pas paraître impolie je me suis redressé pour l'écouter. Elle m'a lancé un regard de compassion avant de se rapprocher de moi et de me prendre dans ses bras. A la voir j'aurai pu dire qu'elle compatissait à ma douleur et qu'elle fera tout pour conscientiser mon père mais la réalité me frappera en plein visage. Amina KONATÉ : Je te comprends ma fille. Je peux comprendre ta réaction et c'est tout à fait normal. Je ne cautionne pas le fait que ton père veuille te donner en mariage comme si nous étions toujours à cette époque. Mais je crois que s'il le fait c'est qu'il y a bien une raison. Tu sais il à toujours été présent pour nous et à toujours tout fait pour qu'on se sente bien. Je ne pense pas qu'il fera quelque chose qui puisse te détruire. Penses-y bien.. Et essaye de le comprendre et de t'adapter. Tu sais dans la vie on a pas toujours ce qu'on veut et je crois que si le destin à permis que cela arrive, c'est bien pour une raison Pendant son monologue j'ai bien voulu lui répondre mais je me suis demandée à quoi cela pourrait servir. Je vois bien qu'elle a déjà pris le parti de son mari. Que puis-je donc y faire. Je suis seule face à mon destin. Et c'est à moi de tout faire pour ne pas me marier à ce jeune. Je ne le connais pas et je ne l'aime pas. Mais je vais prendre mon mal en patience. Le rencontrer comme le veut mon père et l'étudier. Alors je saurai quelle stratégie adopter pour ne pas m'engager avec lui. Avant de m'endormir, je vérifie mon téléphone et j'ai reçu plusieurs SMS et appels de Vinia. Elle se demandait sûrement pourquoi je ne suis pas venue aujourd'hui au cours. Demain je vais lui donner des explications. Pour le moment je veux juste me reposer et ne penser à rien. Le lendemain, comme d'habitude après avoir aidé dans les travaux je me suis préparée pour aller à l'école. Je me suis douchée et j'ai porté ma tenue. Aujourd'hui c'est jeudi et les jeudi c'est la tenue qui l'accès au cours de l'Université. J'ai mis un parfait et j'ai porté des chaussures rouges comme la couleur de ma cravate. La tenue elle est de couleur bleue. Des ballerines c'est ce que j'aime le plus. Je m'y sens à l'aise et même si les cours s'étendent jusqu'au soir je ne suis pas obligée de troquer mes chaussures à des sandales. J'avoue que même si j'essaie de montrer une mine joyeuse, ceux qui me connaissent bien savent que je ne vais pas totalement bien. J'ai pris le bus et je me suis rendue à l'Université. Sans tarder j'ai rejoint ma salle de classe. J'ai trouvé Vinia déjà sur les lieux. Je l'ai saluée et j'ai pris place à côté d'elle. Vu que le cours n'avait pas encore commencé je pouvais me permettre de causer avec elle même si c'est pour quelques minutes. Sans même attendre que je souffle, elle commence à me bombarder de questions. -Vinia : Mais qu'est-ce qui te prends chérie ? Tu es passée ou toute la journée d'hier. Je n'ai fait que m'inquiéter. Je t'ai appelé sans succès et tu ne répondais pas non plus à mes messages. Tu peux me dire ce qui se passe avec toi? Et ne me dis pas rien parce que je sais que quelque chose ne va pas. C'est la première fois que tu t'absentes au cours . -Elvira KONATÉ : hum. Désolée de t'avoir laissé sans réponse. Mais disons que j'ai de sérieux ennuis. -Vinia : Qu'est ce qui se passe. Tu as des problèmes avec ton chéri ? -Elvira KONATÉ : Non… Bon Oui. Disons qu'il est lié. -Vinia : Tu ne veux pas en parler ? -Elvira KONATÉ : Le fait est que mon père m'impose de me marier au petit-fils de son patron. -Vinia : Quoi? -Elvira KONATÉ : Et vu que je n'ai pas trop le choix cela voudrait dire que je serai obligé de me séparer de mon bb. Et tu sais très bien combien je l'aime Vinia. Je n'imagine pas ma vie sans lui. Je ne sais pas quoi faire. -Vinia : Et que dis ta mère dans tout ça ? -Elvira KONATÉ : Elle soutient son homme. Ce qui m'étonne car ma mère n'aurait jamais accepté cela. Mais je ne comprends pas son attitude. -Vinia : C'est compliqué. Pendant une heure, Fatima nous rejoint avec un large sourire et nous salue avant de prendre place. Quand elle a remarqué ma mine elle essaie de savoir ce qui passe mais je n'ai vais pas la louper. -Elvira KONATÉ : Tu aurais pu le savoir si tu m'as téléphoné hier ou juste laissé un texto. Tu ne l'as pas fait et donc ça ne te préoccupe pas.. -Fatima : Oh je suis désolée. J'ai la tête ailleurs ces derniers temps. Excuse-moi s'il te plaît. Je reconnais mon tort. Je l'ai regardé et sa mine ne la trahissait pas. Elle semblait vraiment désolée. Alors je lui ai raconté. Contrairement à Vinia, elle ne semblait pas très touchée par mon problème. Je remarque toujours qu'elle est bizarre. Mais bon. Peut être que c'est aussi le fruit de mon imagination. Le professeur ne tarda pas à venir. Comme d'habitude je me rends à ma place pour suivre le cours. Après les cours je décide de rentrer. Je n'ai pas la tête à papoter aujourd'hui. Surtout que je vais rencontrer mon futur époux le lendemain. Je veux me remettre les idées en place. Je ne manque pas de causer par SMS avec mon chéri qui me promet qu'on trouvera sûrement une solution. J'espère qu'il dit vrai et j'ose croire qu'on trouvera une solution sinon je risque de ne pas m'en remettre. Vu que maman avait fini de préparer je me sers juste un peu et je m'enferme dans ma chambre pour une bonne sieste. ~~Arnold KONAN~~ Depuis que mon grand père m'a annoncé la nouvelle j'ai le sommeil très léger. Je fais toujours des cauchemars. À dire que la vie de couple n'est vraiment pas faite pour moi.. Mais je crois bien que j'ai une idée. Et j'espère que ça va marcher. Mon grand-père m'a annoncé que je dois la rencontrer demain et je me prépare déjà à ça. Je ne veux pas être désagréable avec elle mais je ne veux pas non plus qu'elle croit que je suis intéressé par elle. Il faut tout de même que je joue le jeu pour essayer de la convaincre de suivre mon plan.. Mon meilleur ami me soutient toujours et je suis très reconnaissant de l'avoir dans ma vie. J'ai réussi à me faire faire un papier justifiant mon absence. Mais contrairement à ce que j'avais planifié je suis vite retournée travailler. Rester à la maison ne me plaît pas trop. Ces derniers temps j'ai la tête ailleurs. Au boulot et mes collègues le remarquent. Ça aurait été plus simple si je travaillais dans l'entreprise familiale mais grand père n'a pas voulu. Il voulait que je me détache de lui pour mieux comprendre la vie. Ce vieux ne me rend pas la tâche facile. Je me débrouille pour finir très vite au boulot et je rejoins mes amis dans un snack très connu de la place. J'ai envie de me saouler et de tout oublier. Ives ne va pas me laisser en arriver là. Quand il sentait que je commençais à délirer il a voulu qu'on rentre. Je ne voulais pas mais il a insisté et c'est ce qu'on à fini par faire. Il a dormi chez moi. Et ça ne m'a pas déplu au contraire. J'ai bien aimé sa compagnie. Il fallait aussi se réveiller pour aller travailler. J'ai réveillé mon ami et j'ai pris une douche. Je l'ai laissé chez moi et je suis partie Il va tout fermer quand il aura fini. Grand-père m'a fait savoir qu'il compte venir avec la fille chez moi accompagné de son père. Je ne dois donc pas montrer ma mauvaise. Pour le moment je vais essayer d'être gentil car j'ai des intérêts mais une fois qu'elle aura accepté je lui ferai voir de toutes les couleurs. Je le promets. Ma journée d'aujourd'hui a été chargée. J'ai laissé mes émotions prendre le dessus ce qui n'est pas bon pour moi. Mais j'ai réussi à terminer la journée sans commettre de dégâts. Je suis rentré plus tôt que d'habitude et pendant que je prenais une douche pour ôter de moi la sueur j'ai reçu un appel. C'était mon ami. Il me faisait ses dernières recommandations. Je l'ai rassuré et j'ai mis fin à l'appel.. J'étais prêt et j'attendais juste mes invités. J'avais tout prévu. Quelque chose à boire et tout ce qui va avec. Je ne veux pas qu'après cette soirée grand père décide d'aller à la tombe avec toute ma fortune. Je tiens à mon héritage. Je n'ai pas tellement attendu. Des klaxons de voiture et j'ai vite compris que mes invités étaient là. Mon grand- père était dans sa voiture et une autre voiture suivait. Mon cœur à fait un bond et j'ai commencé à avoir peur tout d'un coup. Grand-père fut le premier à faire son entrée. Il m'a l'année un regard qui disait tout avant d'ordonner à nos invités d'entrer. Un homme qui avait à peu près la soixantaine s'est présenté suivi d'une fille beaucoup moins jeune. Bien plus jeune que moi.. Je m'attendais à voir une fille ringarde et mal habillée. Le genre de filles qui vivent en ville mais qui ont des comportements de campagne. Mais c'était tout le contraire. Elle était bien radieuse. Elle portait une robe qui s'arrêtait à ses genoux et des talons. Un joli petit visage sans maquillage et en plus elle sentait très bon.. Je me suis surpris à la détailler. Elle m'a remarqué et m'a toisé. C'est clair elle me déteste. Rien que son regard me fait comprendre qu'elle ne m'aime pas trop. Mais je m'en fou puisque je sentiment est partagé. Ils prennent place et grand père commence les présentations. Je fais sortir du vin que j'ai payé pour l'occasion et tout le monde se sert. Je voyais comment elle évitait de me regarder.. ça se voit qu'elle n'a pas voulu être là. Ça rend les choses plus faciles. Aucun de nous ne veut de ce mariage. Son père tout souriant me fait savoir qu'il va nous laisser discuter en toute intimité. Ensuite je pourrai déposer sa fille chez elle. Ce que grand-père cautionne. Ce type je ne le sens pas du tout. Je sais que grand père à dû lui faire du chantage où lui donner quelque chose. Sinon quel genre d'homme accepte donner sa fille en mariage dans ce siècle ? Mais bref, ce ne sont pas mes affaires. Un silence règne dans mon salon après le départ de ceux qui se croient tout permis pour décider de ce qui se passe dans nos vies. -Arnold KONAN : Bonsoir chère future épouse. -Elvira KONATÉ :Tsuiiiipppp. Qui est ton épouse ? -Arnold KONAN :Tu n'as pas besoin d'être désagréable. A te voir je sais déjà que tu ne veux pas de ce mariage. -Elvira KONATÉ : C'est déjà bien que tu le saches pour un début. -Arnold KONAN : Okay. Sache que c'est de même pour moi. -Elvira KONATÉ : Quoi? Qu'est-ce que je fous ici alors ? -Arnold KONAN : Disons que nous n'avons pas trop le choix. Mais j'ai une proposition à te faire. -Elvira KONATÉ : Parle.. -Arnold KONAN : Je te propose un contrat de mariage. Je dois accepter ce mariage pour obtenir quelque chose de mon grand-père. Toi je ne sais pas pourquoi tu dois l'accepter. Mais sache que si tu acceptes ce contrat c'est à notre avantage. Une fois que j'ai ce que je veux, on se quitte sur le champ. -Elvira KONATÉ : Qu'est ce que je gagne en acceptant ? -Arnold KONAN : Toi seule le sais. Mais je sais que tu as beaucoup à perdre si tu acceptes ce mariage. Je la regarde se perdre dans ses pensées. C'est déjà une bonne chose. J'ai même déjà oublié son lorsqu'on se faisait les présentations mais je dois jouer à l'intéressé. Il ne faut surtout pas qu'elle se résigne.
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