Chapitre 4

2219 Mots
J'ai vraiment cru à un moment donné que mon mari délirait. Tellement j'étais dépassé. Je ne sais d'où il est allé tirer cette idée mais il faut qu'il sache qu'elle n'est pas du tout bonne. -Amina KONATÉ : Daniel? Ne me dis pas que tu as encore recommencé à boire? -M. KONATÉ : Je ressemble à quelqu'un qui est ivre? Je te parle sérieusement. Il faut que Elvira se marie au petit-fils de mon patron et ce dans un délai d'un mois. Et tu dois m'aider pour qu'elle accepte de le faire. Peut être que ça ne sera pas vraiment difficile puisqu'elle n'a pas de finance ou du moins elle ne nous l'a jamais présentée. C'est pas comme si ce jeune homme était un vieux ringard. Non c'est un jeune de sa génération et je crois qu'ils vont très bien s'entendre. C'est une question de vie ou de mort et tu dois m'aider. A l'entendre parler j'ai su qu'il était sérieux. Mais je n'en revenais pas. J'imagine déjà la réaction de ma fille quand elle apprendra qu'elle doit se marier à une personne qu'elle ne connaît pas et cela dans un délai d'un mois. C'est vrai qu'elle ne nous a pas encore présenté un homme mais je l'entends souvent discuter au téléphone tard dans la nuit et je sais pertinemment que c'est avec celui dont elle est amoureuse. Je n'ai pas envie de me comporter envers ma fille comme un parent de l'Antiquité en la forçant au mariage. Mais je ne sais pas trop si j'aurais le choix. Je connais très bien mon homme. Il a essayé de négocier avec moi mais si je n'accepte pas il risque d'organiser tout ceci seul sans m'informer de quoi que ce soit. -Amina KONATÉ : Chéri mais tu es conscient de la décision que tu veux prendre ? On parle de l'avenir de notre fille. Son devenir. Qu'est ce qui peut bien te pousser à prendre une décision pareille ? Tu as des problèmes ? Tu sais que tu peux m'en parler chéri. -M. KONATÉ :Je sais très bien que nous vivons dans un monde où les enfants ont le droit de choisir leurs conjoints. Mais ici cela ne dépend pas de ma volonté. J'y suis contraint et tu sais très bien que si cela ne tenait qu'à moi je ne l'aurais jamais fait. Mais là c'est plus fort que moi. Je me dois de faire cela ou alors notre vie sera réduite au néant. S'il te plaît bb. Comprends moi. En plus, elle sera traitée comme une reine. Et qui sait peut-être qu'elle aimera ce jeune d'elle-même. -Amina KONATÉ : Si on te met la pression c'est une raison de plus pour que tu m'en parles et qu'ensemble on trouve une solution. -M. KONATÉ : Ce n'est pas aussi simple. Je te promets que dès que les choses s'arrangeront je vais t'en parler. Mais pour l'instant tu dois m'aider à convaincre Elvira. -Amina KONATÉ : Je ne te promets rien. Je l'ai laissé seul dans la chambre et je me suis assise au salon. Je cogitais toujours sur la situation. Connaissant le tempérament de ma fille, elle n'acceptera pas aussi facilement. Et moi non plus je n'aime pas l'idée de ce mariage si subite. Je lui demande ce qu'on mon mari peut bien me cacher. Il négocie juste pour ne pas me forcer la main. Mais je sais qu'il ne reviendra pas sur sa décision.. Pourrais-je trouver une solution pour sauver ma fille? Cynthia rentre de l'Université et me trouve pensive. Elle me questionne mais j'essaye d'éviter le sujet. Je lui recommande plutôt d'aller prendre une douche et de nous rejoindre ensuite au salon. Parce que la réunion convoquée par son père va bientôt commencer. Elle m'obéit et va dans sa chambre. ~~Elvira KONATÉ~~ J'ai tellement dormi que je n'ai pas vu l'heure passée. Je me réveille en sursaut et jette un coup d'œil à mon téléphone. Il est déjà 17h50. Au même moment, on tape à la porte de ma chambre et je permet à la personne d'entrer. C'est ma mère. Elle est venue pour me réveiller afin que je puisse assister à cette réunion. J'obéis. Mais avant je rince mon visage dans la douche et je porte un habit qui me permettra d'être plus à l'aise. Je descends et je trouve tout le monde assis. Papa, maman, Cynthia. Mais il manque notre aîné Michel . Je vais m'asseoir près de ma mère en lui demandant d'après mon frère aîné. -Elvira KONATÉ : Michel ne vient pas? -Amina KONATÉ : Il m'a téléphoné à peine. Il ne pourra pas se joindre à nous. Il a des choses à régler. -Elvira KONATÉ : Comme d'habitude. J'essaie de détendre l'atmosphère avec ma bonne humeur mais je remarque que mon père est plus sérieux que d'habitude. Il ne sourit pas. Et je sens aussi que quelque chose tracasse ma mère. J'ai très hâte que papa nous parle et nous dise ce qu'il y a à dire. Contrairement à ce que je croyais la réunion dura à peine cinq minutes et ces minutes ont été les plus décisives de ma vie. En un clic j'ai vu ma vie basculée comme une échelle de carte dont on a retiré une pièce. -M. KONATÉ : Merci à toutes d'être rentrée plus tôt à ma demande. Je n'ai plus besoin de vous dire à quel point je vous aime. Aujourd'hui j'ai pris une décision. Peut être que vous le traiterez de fou allié ou essayez vous de me faire comprendre que nous ne sommes plus à l'époque de la preuve. Mais sachez que je n'ignore pas tout cela. Ma décision est bien réfléchi et je ne compte pas revenir dessus. Elvira ? -Elvira KONATÉ : Oui papa. -M. KONATÉ : J'ai décidé que tu te marieras au petit-fils de mon pays dans un délais d'un mois. J'ai cru mal entendre ce qu'il venait de me dire. Ma sœur à poussé un cri d'effroi et ma mère s'est essuyé une larme au coin de l'œil. Mon cœur à raté un battement et j'ai ouvert grand les yeux pour regarder mon père. Sans me laisser le temps de lui répondre, il s'est levé et s'est dirigé vers la chambre. Je ne savais pas d'où venait ce calme. C'est sûrement parce que je suis dépassée. Si c'est une blague je crois qu'elle est de mauvais goût. Me marier avec un inconnu en moins d'un mois ? A ce 21e siècle ? Et je fais quoi alors de mes projets ? Je dois alors mettre mon Alex où ? Non je ne peux pas l'accepter. Je refuse de croire ce que je viens d'entendre. Mon père est un homme qui a fait des études. Il n'a pas un esprit constipé. Il sait très bien que de nos jours on ne marie plus sa fille ainsi. Je crois qu'il doit délirer ou alors il nous fait une blague. -Elvira KONATÉ : Maman dis moi que ton mari n'est pas sérieux ? Il s'agit de ma vie de maman. DE MA VIE. La mine qu'à fait ma mère m'a fait réaliser qu'il était bel et bien sérieux. Comme si je venais de me rendre compte de la gravité de la situation je me suis mise à pleurer. Pleurer à m'en crever les yeux. Ma petite sœur voulait me consoler mais je l'ai repoussée. Ensuite c'était au tour de ma mère que j'ai aussi repoussé. Ensuite j'ai couru dans ma chambre et je me suis enfermée. Je me suis jeté sur le lit et je ne faisais que pleurer. Je ne voulais pas y croire mais mes faits étaient là. La sonnerie de mon téléphone m'a ramené sur terre et comme une zombie j'ai décroché. C'était Alex. -Elvira KONATÉ : Allô. -Alex SYLLA : Bb? Y'a un problème ? Je me trompe où tu es en train de pleurer ? C'était comme si cette question à appuyer un bouton en moi. J'ai pleuré de plus belle. Alex me parlait à l'autre bout du fil mais je ne l'écoutais plus. Il a fini par raccrocher. J'ai tellement pleuré que j'ai cru que mes yeux allaient sortir de leurs orbites. A un moment donné je me suis calmé et je suis allée me rincer le visage. J'ai envoyé un texto à Alex pour lui dire de ne pas s'inquiéter et que j'allais lui rendre visite le lendemain afin de lui expliquer la situation. Il m'a envoyé des messages réconfortants et me montrant à quel point il m'aimait. Je n'ai pas pu m'en verser encore des larmes. Je suis prête à tout mais pas à perdre mon amour. Non tous sauf Alex. Je me suis endormie en larmes et je me suis réveillée plus tôt que prévu. J'ai pris une douche et j'ai quitté la maison. Je voulais éviter de voir mon père. Vu que j'ai déjà sa rage,le voir ne va pas m'aider. Et pour une fois depuis mon cursus universitaire je vais rater le cours. Ce n'est pas une chose qui me plaît mais je suis obligé de le faire Je prends un taxi et je me dirige chez Alex. Il sait que je viens il sera là. Et même s'il n'est pas là, j'ai la double des clés. Une heure plus tard, le taxi se gare devant sa cour. Je descends et règle la facture avant de pénétrer dans la cour. Alex loue un studio en ville. Il vit ici le temps de terminer sa maison à lui. Sa porte est toujours fermée. J'ouvre donc avec ma clé et je la trouve toujours endormie. Je le secoue et il finit par se réveiller. -Alex SYLLA : On t'a déjà dit que tu étais brutale et sauvage pour une fille? -Elvira KONATÉ : Mais c'est comme ça tu m'aimes non? Chouagne. Mets toi debout on a des problèmes. -Alex SYLLA : Tu es enceinte ? Je t'avais pourtant dit de bien te protéger bb. Je … Je lui lance un regard noir et il se lève rapidement. Il s'en va directement dans la douche et ressort avec une haleine plus fraîche et un corps très propre.. -Alex SYLLA : Attends quelques minutes que je cherche à manger. -Elvira KONATÉ : D'accord. Il est sorti et est revenu après quelques minutes avec des œufs, du pain et du lait. J'ai cuit les œufs et nous avons pris le petit déjeuner ensemble. Il a commencé à me poser des questions. Il voulait savoir pourquoi je pleurais et moi je voulais aussi qu'il le sache. Je ne suis pas capable de lui cacher une chose pareille avec tout ce que nous partageons ensemble. -Elvira KONATÉ : Attrape ton cœur. Parce que tu ne vas pas aimer.. -Alex SYLLA : Parle bb. Tu me fais peur. -Elvira KONATÉ : Mon père veut me donner en mariage. C'était comme si je venais de lui raconter une blague . Alex s'est mit à rire jusqu'à se retrouver au sol. Je ne savais pas ce qui le faisait tant rire mais je commençais déjà à perdre contrôle. J'étais déjà en colère. -Alex SYLLA : Bb je sais que c'est encore un de tes sales tours pour tester si je t'aime vraiment où si je suis prêt à me battre pour toi. Mais sache que pour cette fois ça ne marchera pas. Tu ne m'auras pas. -Elvira KONATÉ : J'ai l'air de plaisanter ? Pendant ces longues années on sort ensemble tu ne sais pas encore quand je suis sérieuse ? -Alex SYLLA : Comment bb.? Mais nous ne sommes plus dans l'Antiquité voyons ? Comment peut-il vouloir te donner ainsi en mariage ? -Elvira KONATÉ : Je ne le sais pas. Mais je sais juste que mon père ne rigole pas. Il est très sérieux. Et c'est ce qui me fait même peur. -Alex SYLLA : Tu sais que je t'aime non? Je ne supporterai pas de te perdre. Il faut qu'on trouve une solution. -Elvira KONATÉ : On a l'obligation de faire vite. Le mariage c'est dans un mois. -Alex SYLLA : Comment ? Tôt comme ça ? Il veut se débarrasser de toi ou bien ? -Elvira KONATÉ : Je ne sais pas Alex.. Cette conversation me rendait triste. Mon homme m'a consolé du mieux qu'il peux ensuite nous avons fait l'amour et enfin je suis rentrée chez moi en soirée. Comme si je venais des cours.. Personne ne s'est douté de rien.. J'ai trouvé papa au salon. Je l'ai dépassé sans le saluer mais il m'a rappelé. -M. KONATÉ : Elvira, prépare toi. Tu vas rencontrer ton futur époux dans deux jours . Je l'ai regardé les larmes aux yeux et j'ai couru m'enfermer dans ma chambre. Ma petite sœur voulait me voir et donc j'ai ouvert la porte pour elle. -Cyntia KONATÉ : Arrêtes de pleurer Elvira. Tu me rends triste tu sais. Je ne sais pas pourquoi papa fait ça mais je suis sûre qu'on peut trouver une solution. S'il te plaît arrête de pleurer. Je l'ai écoutée et elle m'a prise dans ses bras.. Nous avons un peu bavardé et elle a ensuite rejoint sa chambre. J'étais sur le point de dormir quand maman fait son entrée. C'est là que je me suis rendue compte que je n'avais pas refermé la chambre quand Cynthia est partie.
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