CCCLXXXe nuit

1047 Mots

CCCLXXXe nuit Le lendemain, la sultane continuant son récit : Sire, on ne peut exprimer combien le kalife Haroun Alraschild admira la sagesse et l’esprit de l’enfant qui venait de rendre un jugement si sage sur l’affaire qui devait être plaidée devant lui le lendemain. Cessant de regarder par la fente et se levant, il demanda à son grand vizir, qui avait été attentif aussi à ce qui venait de se passer, s’il avait entendu le jugement que l’enfant venait de rendre, et ce qu’il en pensait : « Commandeur des croyants, répondit le grand vizir Giafar, on ne peut être plus surpris que je le suis d’une si grande sagesse dans un âge si peu avancé. » « Mais, reprit le kalife, sais-tu une chose ? c’est que j’ai à prononcer demain sur la même affaire, et que le véritable Ali Khodjah m’en a présent

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