26. La mort de Sayyidna Ibrahim

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26. La mort de Sayyidna IbrahimOn raconte que Dieu avait promis à Sayyidna Ibrahim (Abraham) de ne lui prendre son âme que lorsque celui-ci le lui demanderait. Un jour, alors qu’il était chez lui, quelqu’un frappa à sa porte. Il ouvrit et se trouva face à un vieil homme décrépit par l’âge, qui avait peine à se tenir sur ses jambes. – Que désires-tu, frère ? demanda Sayyidna Ibrahim. – Quelque chose à manger, rien d’autre, dit le vieillard. – Entre. Tu es le bienvenu. Le tenant par le bras, Sayyidna Ibrahim le conduisit à l’intérieur où il lui servit une écuelle de bouillon contenant de la viande et du pain émietté. Il avait toujours de la nourriture apprêtée, à l’intention des hôtes de passage. La main tremblante, le vieillard eut du mal à manger. Il avalait avec effort et peine, répandait les résidus par terre et laissait tomber les bouchées de sa main. – Aide-moi, supplia-t-il après plusieurs tentatives. Sayyidna Ibrahim ne se fit pas prier. Il aida le vieil homme autant qu’il put. Car chaque fois qu’il portait une bouchée jusqu’aux lèvres de son hôte, elle glissait et tombait aussitôt sur la barbe de celui-ci et sur sa poitrine. – Quel âge as-tu, frère ? demanda Sayyidna Ibrahim. Le vieil homme cita un nombre d’années légèrement supérieur à ce celui de Sayyidna Ibrahim. Sans hésiter, ce dernier leva les bras au ciel et s’écria : – Mon Dieu ! Prends-moi auprès de Toi avant que je ne sois réduit à l’état dans lequel se trouve cet homme. À peine eut-il formulé ce vœu que Dieu envoya Azraïl, l’ange de la mort, se saisir de son âme. On raconte que le vieillard n’était autre qu’un ange envoyé par Dieu, qui avait décidé de se saisir de l’âme de son Prophète.
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