Au front

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Alors cette fois, en manipulant les fioles elle prit un peu de potion ‘d’arbre des cimetières’ (Taxus baccata ou L'if commun) au cas où il faudra se tuer soit même ou éliminer quelqu’un d’autre pour protéger son secret ! ensuite, à l’aide d’une petite branche, elle prit aussi une bonne quantité de l'arsenic végétal (Aconit) juste un contact avec la peau peut causer une intoxication enfin, elle prit son somnifères habituel et s’en fut… Dans le village de Matoufa De toute sa carrière de guerrier Nji Njankouo n’avait jamais rencontré autant de résistance dans un village ! Et il était hors de question qu’il revienne avec un échec auprès du Grand Roi. Il recevait de plus en plus de renfort car les fléchettes empoisonnées des occupants du village de Matoufa lui coutaient quatre cent à cinq cent hommes par jour. Comme sa réputation d’homme sans pitié l’avait précédé il n’y avait même pas moyen d’organiser une rencontre avec le Chef de ce village qui tuait tous les émissaires envoyés et lui renvoyait leur tête dans des gibecières. Il était dans un dilemme assis dans sa tente construite à l’aide de grosses racines d’arbres tressées recouvert de larges feuilles, à l’intérieur un large caillou sur lequel étaient entreposées plusieurs peaux d’animal lui servait de lit. Au milieu un gros tronc d’arbre servait de table avec une douzaine d’autres petits troncs bien taillés tout autour qui faisaient office de chaises. Il était  en train de réfléchir ce matin sur quelle stratégie adoptée lors de sa prochaine attaque lorsque, l’un des gardes vint lui annoncer l’arrivée d’une troupe de dix soldats en provenance du village de Manqui ; il n’avait pourtant demandé aucun renfort de ce côté qu’est ce qui se passait avec le Chef Salim ? Il dit au soldat : - Faites entrer leur Chef Quelques instants plus tard un jeune homme entra et il crut se voir dans sa folle jeunesse, ce jeune homme avait tout de lui et rien de sa pauvre mère décédée.  Apparemment Chef Salim lui envoyait son fils mais pourquoi ? Il avait dû se passer quelque chose de grave. Le jeune homme hésitait sur l’attitude à adopter après sa révérence. - Entre fils, pourquoi Salim m’envoi t’il mon unique fils sur le champ de batailles? Amadou se dit que Salim avait dû parler de lui au grand chef de guerre Njankouo et il fut fière qu’il l’appelle son fils mais il ne voulait aucun traitement de faveur, il n’était pas un faible. -        Je m’appelle … -        Je sais qui tu ais tu es mon fils que vient tu faire ici je n’ai demandé aucun renfort à Salim -        J’ai moi-même demandé à venir vous rejoindre. -        Pourquoi tu es pressé de mourir ? -        Si c’est la volonté des esprits et de nos ancêtres alors, oui grand Chef -        Je vois que tu as aussi hérité de mon courage et j’espère que tu es aussi fort et intrépide que le dit Salim. Approches-toi par ici Il s’exécuta -          Il parait que tu es sage et très malin, puisque tu es là autant voir ce que tu vaux il nous faut du sang neuf si on veut vaincre se village, j’ai déjà perdu trop d’hommes à cause d’eux -          Je suis à votre disposition Grand Chef -          C’est bien fils mais appelle moi donc père -          A vos ordres Grand Chef Njankouo sourit : -          Je t’explique la situation ensuite à toi de jouer tu as carte blanche si tu réussi, ça me facilitera ta présentation au Roi comme mon digne remplaçant Présentation au grand Roi, remplaçant ? Le jeune homme était complètement perdu mais la sagesse lui imposa de se contenter d’écouter. Alors, le Chef de guerre lui expliqua la situation avec ce nouveau village à conquérir et il conclut en disant -          Tu as cinq jours pour trouver un moyen de nous faire entrer dans ce village. Alors, es-tu prêt à combattre et à te montrer digne de ton vieux père ? sans attendre de réponse, il ajoute en lui donnant une tape sur l’épaule. Allons à l’extérieur je vais annoncer ta venue à tout le monde. Amadou ne comprenait rien à tant d’honneur il se disait en arrivant ici qu’il devait être jeté dans une troupe et qu’il allait devoir combattre pendant un bon bout de temps avant de se faire remarquer par le Chef de guerre mais là, il comprenait plus rien fils ? Père ? Présentation ? Que voulait donc dire tout ceci ? Il était pourtant sûr d’avoir laissé ses parents derrière lui ! Mais bon à peine arrivée il n’allait pas commencer à poser des questions stupides qui pouvait lui couter sa tête, il n’était pas là pour mourir comme un animal mais en guerrier. Alors, il sortit simplement derrière le grand Chef de guerre et se retrouva devant un nombre infini de guerriers alignés tous devant la tente de Nji Njankouo c’était impressionnant il comprenait pourquoi les gens grainaient autant le grand Roi. Ces guerriers étaient habillés de la même façon que lui avec juste une peau d’animal enroulé autour des fesses et des pieds nus. Déjà le Chef de guerre s’adressait aux guerriers en lui soulevant un bras en l’air, il sentait une grande force émaner de ce contact -          Mon valeureux fils a bien voulu se joindre désormais à nous dans notre grande conquête et il se dit prêt à nous aider à trouver une solution pour entrer dans ce village empoisonné ! soyez à sa disposition en cas de besoin pour le reste on continue les attaques habituelles en attendant ! s’adressant maintenant à moi. Va fils composer une équipe et montre-moi de quoi tu es capable ! Amadou était de plus en plus perdu il ne comprenait pas qu’à peine arrivé on lui confie une aussi lourde responsabilité. -          Zansa ! Ce dernier répondit aussitôt à la gauche du Chef de guerre -          Oui mon frère ! Peux-tu te joindre à ce jeune homme il faudra en profiter pour lui expliquer sa conception il semble complétement perdu que je l’appelle mon fils apparemment Salim ne lui a encore rien dit -          Il en sera fait selon vos instructions mon frère vient avec moi jeune homme. Amadou le suivi jusqu’à un abri en terre battu mélangé avec des racines d’arbres plus petites que ceux du Chef de guerre ; des feuilles de palmier servait de toiture. -          Assieds-toi ! Amadou s’exécuta et s’assit sur l’un des troncs d’arbres les lumières du jour filtraient à travers trois petites ouvertures près du sommet de l’abri de Zansa. Ce dernier toujours debout lui expliqua en quelques courtes phrases que Njankouo avait fécondé sa mère etc…et Salim était resté sur place pour veiller sur lui et le guider le temps qu’ils grandissent et rejoigne son père le moment venue. Bien sûr, il omit la partie du viol et bref il était le bienvenu et une lourde responsabilité pesait désormais sur son épaule : être le digne héritier de son père. Amadou n’était pas du genre émotif ce petit récit l’aida juste à comprendre certaines petites choses sur l’attitude de Salim, et l’attitude de ses parents  qui le couvrait constamment comme s’il allait disparaitre du jour au lendemain ! Et puis quel intérêt avaient le grand guerrier de mentir sur sa naissance ? Aucun. Il comprenait maintenant aussi d’où lui venait sa force et son courage. Alors ainsi soit-il. Il combattra avec ce nouveau père ou devra mourir en essayant. Il s’enquit de la situation actuelle de ce nouveau village à conquérir. Zansa lui expliqua que c’était le cas le plus difficile de toute leur carrière, à cause des fléchettes empoisonnées. Les habitants de ce village avaient grâce à leur sorcier trouvés un moyen d’élever ‘La grenouille de dard ou ‘Phyllobate terrible’. Cette grenouille capable de tuer deux éléphants adultes rien qu’en les touchant était leur principale arme. (Cette grenouille tient son nom d’une pratique indigène qui consiste à utiliser le venin présent sur sa peau pour empoisonner la pointe des flèches servant à chasser. La phyllobate terrible est considérée comme l’animal le plus toxique au monde. Un seul gramme de sa toxine peut tuer plus de sept mille personnes. C’est en mangeant des fourmis venimeuses qu’elles se procurent de cette toxine).  IL n’y avait aucun moyen d’entrer dans ce village, tous ceux qui y entraient en sortaient décapités après avoir reçu des flèches empoisonnées sur tout le corps. Même les attaques de masse avaient échouées jusqu’à présent. Et aucune de leur ruse habituelle ne fonctionnait. Bref il ne connaissait même pas le visage du Chef, ni celui du sorcier encore moins les points stratégiques de ce village. A la suite de ce point sur la situation, Zansa lui demanda s’il avait besoin de se reposer ! Question bizarre à quelqu’un qui avait cinq jours pour réussir là ou toute une armée avait échouée en plusieurs saison, il n’en était bien sûr pas question. Alors Amadou demanda -          Avez-vous déjà capturé un de leur soldat ? mort ou vif -          Oui on a quelques cadavres bien sur enterré dans une fosse Amadou n’avait aucune notion stratégique en guerre mais vu ce qu’on lui avait dit il pensait que le seul moyen d’atteindre ces gens était de les infiltrer pour ça il fallait avoir leur apparence. C’était une mission suicide il en avait conscience mais il était là pour vaincre ou pour mourir en combattant. Et la deuxième option était une très bonne solution d’après ses antécédents avec la femme du Roi. Il en parla à Zansa -          Je dois m’infiltrer parmi leurs soldats -          Ils te tueront -          Je n’ai pas peur d’aller retrouver les esprits -          On croirait entendre ton père ! je t’accompagne dans ce cas -          Non il vaut mieux que vous restiez ici j’ai juste besoin de quelques soldats avez-vous avez un plan de ce village ? -          Non justement mais nos soldats sont devant toutes les entrées et pas moyen d’avancer depuis des lunes -          Puis j’avoir une vingtaine d’hommes issus des différents points de combat ? j’aimerai échanger avec eux -          Oui fils vient avec moi … A l’extérieur le point de rassemblement ne contenait plus autant de soldat que tout à l’heure il y en avait un bon nombre restés pour garder le campement. Il fallait vite qu’il s’imprègne de la situation globale s’il voulait ne serait que réussir à entrer dans le camp ennemi. Après avoir discuté avec quelques soldats, Amadou a eu accès à la fosse à cadavre compétemment en décomposition, la peau de lièvre semblait être la seule tenue porté par les guerriers ennemi et il pris un pour s’en vêtir, ensuite un arc à flèche fabriqué en tendon ainsi qu’un lot de fléchette en fibres de bois  très mince environ une cinquantaine sur un seul cadavre dans une sorte de sac en peau de lièvre. Maintenant il était question de se faire passer pour un survivant. Zansa l’avait bien sur prévenu que plusieurs tentative de ce genre avait déjà échouée mais c’était la seule idée qui lui était venue pour l’instant vu le temps à lui accordé par le Chef de guerre ; il n’avait jamais reculé devant un défis fut-il suicidaire et il n’allait pas commencer auprès de l’homme qui lui servait d’idole depuis sa naissance. Habillé comme il était et enduit de terre rouge il ressemblait à la description que lui avait faite les guerriers de leurs ennemis. S’agissant du point d’entrée il avait choisi la plus dangereuse celle protégée par les grands arbres sur lesquels était perchés un nombre non déterminé d’ennemis, son seul avantage était des nombreux cadavres de son propre camp entassés. En journée ça ne pouvait se faire il se résolut à attendre la nuit tombée. Il resta donc en retrait et eu le loisir toute la journée d’observer les réactions de l’adversaire à la moindre approche, au moindre mouvement, ils répondaient simplement par une pluie de fléchettes et à en juger par la quantité ils devaient en fabriquer des milliers par jour. Ils se déplaçaient comme des singes au milieu des branches et rare était ceux qui tombait de leur côté. Leurs flèches étaient moins légères et les épées ne leur étaient d’aucune utilité. Quelques guerriers aguerris essayaient d’envoyer des flèches dans les arbres mais on dénombrait à peine une vingtaine de cadavres d’ennemis contre des centaines dans leur camp. Plus tard, avec le Chef de guerre et Zansa Amadou leur expliqua : -          D’après ce que j’ai vu si je réussi à entrer je devrai soit repérer leur stockage de poison et le détruire et dans ce cas si les soldats arrêtent de succomber immédiatement après avoir reçus leurs minces flèches vous devriez lancer l’assaut ; soit trouver un autre point faible ou une autre entrée ou encore n’importe pouvant nous permettre de les assiéger et il faudra trouver un moyen de revenir ou d’envoyer un message. -          Que les esprits soit avec toi sinon on se reverra de l’autre côté Adieu. Me dit le Chef de Guerre -          Par contre j’aurai besoin de cinq hommes pour venir avec moi les plus discret ceux capables de se faufiler avec moi pour atteindre l’autre côté -          Ils seront prêt à temps ajouta Zansa, tu as la bravoure de ton père. Pour toute réponse, Amadou se contenta de faire une révérence. Et ses pensées firent un rapide tour vers la Reine Afsa mais il dû s’efforcer de revenir sur terre car ce qui l’attendait relevait pratiquement de l’impossible. Ensuite, il sollicita un peu de sel et il n’oublia pas la pierre blanche utilisé par Afsa en homme prudent il a avait gardé un peu sur lui au cas où il lui faudra un jour obtenir des faveurs ou un bien en échange d’une femme. Le sel à cette époque était une denrée rare et ceux qui en possédaient ne les troquaient qu’en dernier ressort. Les attaques se faisaient aussi dans la nuit et je comptais dessus pour me faufiler au beau milieu des tirs de flèches croisées avec mes cinq compagnons. C’était un peu fou et suicidaire mais, après des renseignements aucune grotte ou entrée secrète n’avait été découvert menant à ce maudit village le seule voie d’accès était les trois entrées principales et celle-ci m’avait semblée la moins risquée une fois le point de choc traversé jusqu’aux arbres. Le plus délicat était d’y arriver en évitant les flèches. Avant notre départ, tout d’abord on prit l’apparence des ennemis en s’enduisant tout le corps avec de la boue bien rouge qu’il fallait laisser sécher, ensuite, on se couvrit tout le corps de peau d’animal bien séché sur lequel on induisit encore une mousse gluante pour faire glisser les flèches des adversaires. Il fallait qu’a même qu’ils soins blessés avant l’arrivée dans l’autre camp pour expliquer leur présence au sol alors on les planta des flèches à la cuisse pour les uns à la fesse et au bras pour les autres…c’était un handicap mais ils étaient fort et capable de survivre à pire que ça. Le plus délicat c’était qu’après s’être enduit de boue, ils semblaient tous identiques comment faire pour se reconnaitre une fois de l’autre côté, alors il fallait des codes : moi j’étais la main serrée en point. Puis un doigt, deux etc… ces signent devait se faire le bras posé le long du corps pour s’identifier. Il devait avancer en rang dispersé le long du parcours dangereux. La nuit venue Amadou se mit à avancer à chaque attaque aussi vite qu’il pouvait. Il sentait les petites flèches se heurter à sa protection et glisser pour tomber au sol, mais il continua d’avancer …encore et encore …et à la dixième pluies de flèches croisées ; il atteignit enfin les premiers arbres et au même moment deux soldats tombèrent à côté de lui mort coup de chance ; à ce niveau il fit glisser rapidement sa protection et l’envoya au loin le pire qui pouvait arriver maintenant c’était de mourir des flèches de son propre camp une flèche à la jambe il se mit à enjambé l’arbre en remontant jusqu’au branche et il commença à tirer à son tour vers ses frères d’armes dès qu’il fut installé. Il le faisait en se déplacement vers l’intérieur du camp ennemis. Il put ainsi se faufiler jusqu’à une rivière à partir de là il descendit du dernier arbre et fit mine d’avoir très mal et d’essayer d’ôter la flèche sur sa cuisse  jusqu’à ce qu’il soit repéré par quelques guerrier en train de ramener d’autres blessés. D’un signe de la main on lui intima l’ordre de se lever, il s’exécuta et avant qu’il ne fasse un geste la flèche lui fut arrachée brutalement de la jambe et un autre guerrier lui enduisit une sorte de mélange non identifié sur la plaie puis, tout le monde se mit à avancer à gauche de la rivière il suivit le petit groupe en boitant comme s’il avait très mal certains avait été blessés au bras d’autres avait carrément une flèche au ventre, l’un d’eux avait le bout d’une flèche planté à l’œil gauche pourtant, il avançait dignement et Amadou se sentit ridicule et marcha plus normalement au milieu de la troupe ils marchèrent ainsi toute la nuit… Au levée du jour, ils croisèrent une armée composée d’une cinquantaine d’hommes qui allait sûrement en renfort dans les entrées du village. Ils étaient peu nombreux et transportaient de lourdes sacs surement remplit de fléchettes que des montures tiraient dans des sortent de chariot. leur tactique observée jusqu’à présent consistait à repousser les assaillants à distance avec leur poisson et ça marchait plutôt bien jusqu’ici. .. Ils arrivent bientôt dans un campement, les blessés étaient entassés de part de d’autres et quelques femmes le bas ventre couvert de large feuille, la poitrine nue et le corps complètement enduit de terre rouge, les cheveux crépues comprit, s’attelaient à soigner tout le monde Amadou se coucha à son tour et une jeune femme vint s’enquérir de sa jambe. Quelques instant plus tard elle avait fini ses soins sans le regarder et s’en alla. Comment faisaient –t’il pour se reconnaitre ? Ils se ressemblaient tous. Chez les femmes on pouvait faire une différence au niveau de la forme de leur poitrine mais les hommes ? …Ici, ce n’était pas leur village on y soignait juste des malades et il n’y avait rien d’intéressant hormis les femmes aux poitrines rondes mais personne ne semblait s’en soucier. Ici aussi ils étaient protégés par les arbres qui les fournissaient un abri un petit groupe s’entrainait à tirer des fléchettes pour probablement retourner ensuite au combat. Il fallait repérer ses camarades, Amadou espérait juste qu’il avait pu survivre aux flèches le long du parcours. Il observa le groupe d’entrainement et se joignit à eux puis s’empara d’un arc et d’une flèche et en boitant pour donner le change, il s’entraina à son tour à tirer des fléchettes …il y en avait qui tirait plusieurs fléchettes en même temps et c’était impressionnant. Personne n’avait une épée par ici et personne ne bagarrait au corps à corps. Bref pour l’instant s’il pouvait trouver leur village ou leur lieu de stockage du poison, ça serait bien. Il aperçut bientôt un groupe qui revenaient avec des gros poissons en train de s’agiter suspendus à des flèches plus solides et plus grosses ils allèrent dans un coin pour allumer un feu et cuire leur repas. D’ailleurs d’autres faisaient cuire tout genre d’animal serpents et gibiers de toute sorte tout autour du campement. Il fallait donc se débrouiller tout seul pour manger par ici constata t’il. Il se dirigea donc à la rivière en attrapant un grosse flèche en marchant, il garda sa paume de main en  point serrer, il se senti suivi et ralenti le pas sans se retourner bientôt une femme le rejoignit et marcha à ses côtés sans un mot, il continu d’avancer en silence. Un instant il avait cru que c’était un de leurs mais non. Bientôt, il aperçut la rivière avec des gros poissons qui s’amusaient à sauter par-dessus de l’eau pour replonger aussitôt. Finalement pécher n’était pas une bonne idée s’il entrait dans l’eau il serait complétement mouillé et son masque risquait de fondre l’eau était trop agitée. Alors, il dû se résoudre à poursuivre sa route. La femme continua de le suivre -          Tu empruntes le mauvais chemin tu sais ? Amadou stoppa net sans oser se retourner de quoi parlait-elle ? La jeune femme continue de sa voix douce -          Tu veux pêcher ou aller au village ? Aller au village était le chemin que amadou guettait en marchant sans succès mais il répondit : -          Chasser -          C’est ce que je pensais tu n’es pas d’ici ta voix est différente Cette fois amadou se retourna pour faire face à la jeune femme, prêt à attaquer -          Que veux-tu ? -          Rien, juste jouer avec toi tu veux bien ?  Il fronça les sourcils -          Jouer ? -          Oui ici depuis le début de la guerre on s’ennuie beaucoup les hommes n’ont plus de temps de nous les femmes, entre fabriquer des flèches s’occuper des grenouilles et aller au front etc… alors, si tu joues un peu avec moi je pourrai peut être t’aider. -          Aah ook eh bien où veux-tu qu’on joue ? En vérité cette femme ne lui plaisait pas avec le corps enduit par autant de boue comment ferait-il pour l’embrasser, la caresser Afsa était…Au diable Afsa, lui-même était enduit de boue et c’était une question de vie ou de mort alors, il s’approcha d’elle et elle lui saisit la main pour le guider vers une petite grotte ensuite, elle se coucha sur les feuilles mortes bon a lui maintenant. En réalité Amadou était dégouté mais à la guerre comme à la guerre. Il se coucha à son tour près d’elle et lui ouvrit les jambes pour l’inspecter et recula d’instinct et se leva pour bien regarder le cul de cette femme, par tous les esprits c’était quoi cette odeur là on dirait du poisson pourrie, son entrée entre les jambes semblait couverte de petites bosses de boue noirâtre et sec comme du bois mort, il ne voyait pas comment il allait pouvoir entrer dans un trou aussi encombrée et sale. Il ferma les yeux et introduisit son doigt pour essayer de tâter le terrain de temps à autre il guettait d’un œil qu’il refermait ensuite aussitôt prise de dégoût. -          Tu ne veux pas ? -          Qui ca moi ? mais si voyons, ça fait longtemps et j’ai un peu oublié comment faire -          Tu mens répondit-elle tendue Il ne fallait surtout pas qu’elle s’énerve -          Laisses moi faire et détends toi, tu as un peu d’eau pour mouiller tout ça ? -          Ce n’est pas nécessaire entre comme ça il y a toujours l’eau dedans Amadou en doutait, c’est en ce moment précis qu’il se rappela qu’un homme de son village à qui on avait dû amputer l’entre jambe à cause d’une maladie bizarre. Il ne voulait pas finir comme ça mais d’un autre côté, s’il voulait trouver leur village et cette femme pouvait l’y aider. S’il devait se sacrifier il fallait d’abord qu’il sache ce qui était en jeu : -          Toi tu me donneras quoi en échange ? -          Je te montrerai notre village c’est là-bas que tu veux aller pour tuer notre chef non ? En réalité non il voulait juste détruire leurs armes -          Je ne veux pas tuer votre chef -          Tu ne pourras pas de toutes les façons personne ne peut le tuer, tu mourras avant tous les blessés qui ne peuvent plus combattre sont condamnés.  Faut faire vite si on nous attrape on ira à la fosse de la mort plus tôt que prévu -          Pour ça ? -          C’est interdit jusqu’à la fin de la guerre pour que les hommes gardent leurs forcent -          Ahh -          J’attends ! -          D’accord La femme attendait, il se coucha sur elle la tête d’un côté de son épaule pour éviter son haleine de chacal, et écarta la peau d’animal qui lui recouvra les attributs il essaya d’entrer en elle mais chacun de ses mouvements semblait lui enlever la peau sur le pénis ; comment allait-il réussir à satisfaire cette femme ? Mystère. Il recommença à essayer d’entrer en elle mais elle était si sèche, et la douleur au niveau de son pénis était insoutenable que faire ? Il envoya sa main entre eux pour balayer les obstacles sur son chemin…il était presque sur le point d’y arriver quand tout à coup, il senti le bout d’une grosse flèche sur sa nuque ; il se figea et un petit coup d’œil à sa gauche lui fit comprendre qu’ils n’étaient plus seul. C’était la situation la plus embarrassante de sa vie surtout avec une femme aussi répugnante, il se leva et se retrouva face à une dizaine de guerriers et quatre prisonniers attaché au sol tel des gibiers ! Il espérait que ce n’était pas ses hommes dans sa position il ne pouvait risquer de se battre seul contre une troupe avec des fléchettes empoisonnées prêt à l’emploi entassées sur leurs dos. L’un des hommes lui crache dessus : -          Nous on essaye de sauver notre terre, notre peuple et toi tu te distrais avec les femmes ? si tu ne sers à rien un petit tour à la fosse à grenouille te fera le plus grand bien attachez les tous les deux...
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