La fosse de la mort

4436 Mots
-          Nous on essaye de sauver notre terre, notre peuple et toi tu te distrais avec les femmes ? si tu ne sers à rien un petit tour à la fosse à grenouille te fera le plus grand bien attachez les tous les deux. Il n’y avait rien à répondre à cela. Amadou se retrouva attaché avec la femme et on les poussa en direction surement du lieu de leur châtiment, de leur village. Les autres ennemis reprirent les prisonniers attachés sur leur épaules et ils se mirent tous en route…Au bout d’une demi-journée de marche, ils tombèrent sur un groupe d’enfants qui jouaient dans une petite savane en se visant avec des boules de terre enroulées sur la main …ça devait être l’entrée du village conclu Amadou. La plus part des abris était construit avec des bambous sur pilotis. Au loin il aperçut un abri plus majestueux que les autres, ça devait être celle du Chef. La terre était couverte d’une boue glissante les habitants pour la plus part des femmes. Elles n’étaient pas aussi induites en terre que les guerriers ; leur peau était couverte de boue lisse et non écailleuse comme pour sa partenaire de tout à l’heure. On devinait aisément les traits des uns et des autres… On les amena vers une sorte de grosse fosse ou étaient attachés des hommes et femmes par les pieds sur des gros bambous, la tête suspendue à l’intérieur du trou ; les prisonniers saisissaient les lots de fléchettes suspendue au niveau de leur bras sur une grosse liane qu’on chargeaient et déchargeait des deux côté de la fosse pour les poussaient à l’intérieur de la grotte afin de les tremper sur la marre à grenouilles venimeuses et ensuite on les ressortaient pour saisir un nouveau lots d’une cinquantaine de fléchettes. On nous plaça sur un rang des prisonniers qui avançait assez vite car les personnes à la tête suspendue mourraient constamment au contact du poison et il fallait les remplacer au fur et à mesure. Ce coin du village était l’espace de fabrication de fléchettes empoisonnées. Plus loin, certains découpaient du bois fins d’autres taillaient et polissaient, d’autres encore fixaient sur la grosse liane qui tournait au milieu de la fosse et, de l’autre côté, on récupérait les fléchettes prêtes à l’emploi pour les mettre dans des sacs qui devaient les conduire sur le champ de batailles. Ici, la mort rodait constamment et plein de cadavre étaient couchés çà et là en fonction du point de contact avec leur fameux poison. Les plus exposés étaient ceux avec la tête penchées dans la fosse car, les grenouilles venimeuses sautaient de temps à autre sur leur tête ou leur bras et c’était la mort assurée tout suite après ; ce qui faisait avancer la file d’attente à une vitesse vertigineuse. Amadou comprit à ses dépens pourquoi ces gens n’avaient pas besoin de faire des prisonniers. La fosse de la mort avait besoin des têtes constamment. Il rit de lui-même s’il avait su il aurait juste demandé au Chef de la guerre de continuer encore les attaques car à cette allure ces hommes allaient finir par tous mourir bientôt. Ce qui faisait leur plus grande force leur était également fatal sur le court terme. Il allait mourir pour rien, à cette pensée, il éclata de rire -          Ay aya aya -          Pourquoi tu ricanes ? Tu es pressé d’aller rejoindre tes ancêtres étrangers ? -          On doit tous y aller tôt ou tard Son interlocuteur lui donna un coup à l’aide d’un gros bâton. Le but n’était pas de le tuer mais juste de le faire tenir tranquille le temps de tremper quelques fléchettes avant d’être touché par une grenouille… Il n’était pas passé inaperçu comme il le croyait ses gens l’avait reconnu depuis son entré dans leur zone mais comme leur effectif diminuait en nombre du fait de leur poison on l’avait laissé les infiltrer pour l’amener ici dans leur fosse de la mort ! Les prisonniers et la fosse étaient surveillés par à peine une douzaine de garde en temps normal ça aurait été un jeu d’enfant de les attaquer ou de s’enfuit mais le risque d’être touché par une flèche empoisonnée était palpable ici on était là pour mourir c’était juste une question de temps. La seule idée qui lui vint à l’esprit fût d’emporter le plus grand nombre d’ennemis avec lui mais comment ? Il se rappela qu’il avait entendu un jour un sorcier de son village parler du seigneur du mal, il disait qu’on pouvait l’invoquait pour qu’il prolonge la vie de l’homme en échange d’un sacrifice. s’il en pensait maintenant ce que c’était la chose à faire face à la mort qui approchait de lui à grand pas. Chaque homme était libre de choisir son destin et dès le plus jeune âge on les donnait des notions de bases soit pour invoquer les esprits de la vie soit ceux de la mort. Et il n’y avait que la mort à cet endroit. Comment l’appeler ? Le vieux sorcier disait lors de leur séance spirituelle qu’il fallait cinq choses pour se faire : ·         Un : Être pur (n’avoir pas couché une femme depuis environ cinq nuits. Mais bon, on ne pouvait pas dire que sa malheureuse tentative de tout à l’heure comptait) ; ·         Deux : Être en état de jeune (Amadou n’avait heureusement pas mangé depuis ce matin) ; ·         Trois : Un sacrifice de sang (Là il pouvait négocier à plus tard enfin il l’espérait) ; ·         Quatre : Réciter une prière spécifique (il n’avait aucune idée du type de prière à faire il se rappelait juste du nom de l’un des esprits de la mort : Méphisto) ; ·         Cinq : Avoir la foi (ooh sur ce dernier point il croyait en tous les esprits bons ou maléfiques) il lui fallait faire avec ce qu’il avait en espérant que le seigneur de l’abime lui réponde rapidement. Après ce récapitulatif mental rapide, Amadou prit une profonde respiration pour se concentrer et vider son esprit comme on lui avait appris en prière.    Et il l’appela de plus profond de son âme : Méphisto, Méphisto, Méphisto sauve moi et je te sacrifierai ce que tu voudras. Méphisto, Méphisto, Méphisto sauve moi et je te sacrifierai ce que tu voudras. Méphisto, Méphisto, Méphisto sauve moi et je te sacrifierai ce que tu voudras. Rien ne se produisit, il se dit finalement que son heure était venu. Quand il ouvrit les yeux la file était à moins trois hommes de lui et d’ailleurs l’un des prisonnier n’avait même pas tenu une seule minute à peine attaché une grenouille lui avait sauté au visage et il avait lâché le tas de fléchette et son corps avait fait quelqu’un mouvement brusque incontrôlé pendant quelques instants et puis plus rien. On le tira de l’autre côté puis il fût détaché par un homme dont les mains étaient entièrement recouvert de peau d’animal et son corps fut jeté au loin. De ce côté, on attacha un type dont la main était plier de deux doigts il s’agitait beaucoup face à la mort. Le signe voulait dire que c’était l’un de ses compagnons leur seule consolation était que la mort venait assez vite et qu’on ne souffrait pas trop par ici. Sa partenaire quant à elle était attachée à côté de lui et elle semblait résignée. Amadou aussi était dans le même état de résignation ; il n’était pas une femme il fallait qu’il fasse quelque chose n’importe quoi… une idée lui vint en tête et il murmura à la femme : -          Tu veux donner une chance d’arrêter cette guerre à ton peuple ? -           Ca servirait à quoi il reste déjà moins de la moitié de notre population on va tous mourir ici. -          Non il n’y a toujours un moyen de faire autrement d’impulser une rébellion de l’intérieur. -          Et on fera ca comment attaché ? -          C’est simple passe le mot aux autres prisonniers de propulser flèches et grenouilles sur les gardes avant de mourir -          Pourquoi ? -          Pour sauver ce qui reste de ton peuple fais-moi confiance. -          Je t’ai fait confiance tout à l’heure et tu m’as trompé. -          Non on a été interrompu ! tu le fais et je te jure sur la tête des esprits d’honorer ma parole même auprès d’eux de l’autre côté, je viendrai te donner satisfaction. -          Humm dans ce cas d’accord je t’attendrai de l’autre côté, mon nom c’est Mira de toutes les façons autant que mon départ servent à quelque chose. -          Bien Mira je suis Amadou fils du …le temps presse vite. Mira murmura quelques choses au prisonnier suivant qui à son murmura à son compagnon etc… Amadou était le prochain sur la liste, il se tourna pour vérifier si son message continuait de faire échos mais n’eut pas le temps car on le tirait déjà vers son funeste destin en même temps que les cinq prisonniers le suivant, Mira y compris. Ils furent attachés par les gardent la tête suspendu et la bataille pour éviter les grenouilles se transforma en mouvement de propulsion des grenouilles hors du puits le lots de fléchettes sensées être trempé de poison au contact de la marre à grenouille se transformèrent en projectile vers les gardes…puis ce fût la confusion totale tout le monde bougeait et certains couraient dans tous les sens pour éviter d’être touché par les grenouilles ou les projectiles de fléchettes qui fusaient de partout ! Les prisonniers en attente au sol à leur tour commencèrent à pousser au loin les grenouilles tombées au sol avec les morceaux de bambou pour les projeter au hasard … c’est fût le chaos pendant un bout de temps… et puis ce fût le silence totale, plus rien ne bougeait... la mort régnait désormais en maitre partout… Les soldats arrivés en renfort avait observés la scène à distance sans oser s’approcher plus près il avait attendus que tout le monde soit mort alerté, le Chef du village avait assisté lui aussi à la scène à bonne distance sans comprendre ce qui c’était passé. Il était perché sur une natte et un fauteuil en bambou portés par six gardes. Depuis l’annonce de l’approche du Chef de guerre du Roi de Foba (Foumban) il avait décidé que jamais cet homme n’aura aucun homme de son village vivant, il allait falloir les exterminer jusqu’au dernier si ce Njankouo voulait son village. Et c’était en train d’arriver il n’allait bientôt plus avoir que quelques vieilles femmes, des très jeunes enfants et sa garde rapprochées au village. L’effectif de son armé s’amenuisait de plus en plus et ça c’était l’annonce de la fin. Comment allaient-ils réussir à nettoyer l’espace souillé par les grenouilles, pire les grenouilles sans surveillances étaient en train d’escalader les cadavres suspendus dans la fosse pour s’échapper en masse ensuite elles disparaissaient dans tous les recoins du village. Tout était en train d’être empoisonné au kilomètre prêt et il était désormais pratiquement impossible de savoir jusqu’où elles avaient posées leurs sales pâtes. Il devait organiser une réunion d’urgence avec son sorcier et ses deux derniers conseillers… … En enfer C’est une chaleur immense qui réveilla Amadou, quand il ouvrit les yeux tout autour de lui n’était que désolation ; il apercevait des hommes qui se débattait dans une rivière de feu ardent en poussant des cris stridents et des gémissements de douleurs atroces. D’autres se débattaient à avancer vers les flammes les membres arrachés car derrière eux des animaux féroces les pourchassaient en arrachant des morceaux de chair au retardataires. C’était horrible,  il détourna la tête et essaya de se relever mais un coup d’œil à ses pieds lui indiqua qu’il était attaché avec des chaines qui lui transperçait les pieds de part et d’autres …la douleur était insoutenable mais son âme ne criait pas son corps transpirait à très grosses gouttes et il perdait beaucoup de sang… Quelques choses le tirait vers la rivière bouillonnante de feu… il tendit les deux mains vers ses pieds pour essayer d’attraper les chaines et une grosse lame en dent de scie sortie de nulle part lui arracha les bras des mains sous un jet de sang il était en train de se vider de tout son sang et les horribles chaines continuait de le tirer vers le feu …dans la panique, il se débattait sans succès d’ailleurs , son corps semblait être tiré sur un tas de fléchettes qui lui arrachaient le peau au fur et à mesure qu’il avançait vers la rivière. En principe il devrait déjà être mort, il commença à crier à son tour en s’agitant comme il pouvait dans tous les sens. Vu la quantité de sang qu’il perdait et les morceaux de chair qui s’arrachaient de son corps, il ne devait plus rien rester de lui. Pourtant sa carcasse continuait d’avancer et il fût soulevé et trempé de tout son long dans la rivière remplie de nuée ardente dont la température élevée dépassait l’entendement la tête la première et, il sentit chaque parcelle de son corps s’évaporer dans le néant ardent …pourtant il restait conscient c’était quoi ce affreux délire ? On le fit ressortir pour le propulser au loin au même endroit où il s’était réveillé tout à l’heure. Il lui semblait qu’il avait toujours de la chair douloureuse sur le corps ce n’était pas possible après son passage dans les flammes de cet enfer ! AAAH par tous les esprit de la terre, l'Enfer ! Alors il comprit qu’il était mort et se trouvait en enfer voilà, il n’avait pas survécu aux grenouilles il se rappelait maintenant. Pourquoi était-il en enfer et non avec les esprits de la vie ? Ca par contre il ne comprenait pas. Il croyait pourtant qu’il était quelqu’un de la lumière jusqu’à présent que c’était-il passé pour qu’il se retrouve en enfer ? Une créature étrange se manifesta alors devant lui, il ressemblait à un animal féroce, des pieds en forme de sabot, des jambes aussi grosses et costaudes qu’un tronc de fruit « Makka » au niveau de son abdomen, il y avait une sorte d’assemblage de cinq à six boules de citrouilles noires luisantes. Ses mains étaient longues et rouge avec des sortes de gros ongles noirs de la taille d’une main entière. Sa tête était un assemblage de trois grosses cornes, sur l’un d’eux était planté un gros œil rouge qui brillait comme la braise et, il n’avait ni de bouche ni de nez pourtant il l’entendait clairement à l’intérieur de ce qui restait de sa tête quand il s’adressa à lui de sa voix étrange: -          Pourquoi m’as-tu invoqué fils de démon ? Amadou resta un instant silencieux avant de comprendre que la chose devant lui étant le prince de la mort qu’il avait invoqué juste avant sa mort voilà l’explication de sa présence en ce lieu : -          Je je… -          Parle ou je te renvoi aux supplices de l’enfer ! ordonna-t-il Il cria aussi fort qu’il le pu : -          Je veux retourner à la vie jusqu’à ma vieillesse! -          Comme ton père ? -          Mon père ? -          Oui comme ton père ! que m’offriras-tu en échange du souffle de vie ? ton père m’a donné des milliers d’âme mais son temps est bientôt arrivé de revenir auprès de moi -          Je pourrai le remplacer ? -          Tu veux tuer ton propre père ? AHA AHA j’aime les humains vous êtes parfois pire que les démons! noooon nooon il est déjà à moi j’attends autre choses de toi en plus des âmes de guerre ! Sans savoir comment Amadou bien que son corps soit en lambeau se retrouva en position de révérence : -          Tout ce que tu voudras Méphisto   -          La femme que tu aimes m’appartient déjà alors, tu m’offriras ton Roi, et une centaine de jeunes filles pures du royaume dès ton retour là-bas. Le jeune homme fit à nouveau la révérence en signe d’acquiescement le cœur battant ‘Afsa’ comment ?... La chose disparut comme par magie et à nouveau Amadou sentit les chaines le tirait une nouvelle fois et sa peau se déchirer encore comme s’il ne s’était rien passé la dernière fois…il fut à nouveau trempé la tête la première dans l’abime et ses cris s’éteignirent en même qu’il se décomposait encore une fois… Quand il ouvrit les yeux à nouveau il était en train d’étouffer dans les flammes et une voix de femme aigue l’appelait d’outre-tombe : -          Mon prinnnnnceeee n’oublie pas ta promesse ! mon priiiinnnnceeeee n’oublie pas ta promesse… C’était la voix de cette folle de Mira. Elle pouvait l’attendre, il n’avait pas pour habitude de manquer à ses promesses mais celle-là, il lui fallait être vraiment dos au mur pour retourner auprès d’elle… Pour l’instant, il devait se débattre pour sortir de ce  tas flamme … on avait entassé des corps sur lui et il essayait de se frayer un chemin pour sortir de là…il émergea complètement à la réalité enfin ! Il se trouvait au fond de la fosse, quelqu’un ou quelque chose l’avait détaché surement Méphisto. Il n’y avait aucun corps sur lui, son esprit lui jouait des tours. Plusieurs grenouilles escaladaient les corps dans la fosse et tout autour pour s’échapper de leur prison pour ensuite aller dans toutes les directions…il repoussa d’une main les quelques grenouilles accrochées à son corps… Son opération avait semée la mort dans le village, il marchait vers la maison du Chef et trouva des cadavres le long du chemin par dizaine de temps à autre une grenouille passait à côté de lui en sautillant il n’essaya pas de les esquiver, il se savait désormais protéger par la mort elle-même. Il continua son chemin et chose curieuse il ne croisa personne sur son chemin on dirait que tous avaient désertés le village ou étaient mort, il entra en même temps que trois grenouilles dans la demeure du chef, il ne s’était pas rendu compte qu’il en avait libéré autant lors de leur tentative désespérées avec Mira et son groupe ! Des cinq hommes qui était venue dans cet endroit avec lui, il était sûr qu’aucun d’eux n’avait survécu enfin il l’espérait il ne voulait pas avoir à subir des questions indiscrète sur sa survie… Quand il entra dans la majestueuse encre du Chef tout le monde était mort autour d’une immense table en bambou relié par des lianes pour la peine il prit qu’a même une épée et trancha toutes les têtes ils auraient au moins pu l’attendre ! Mais non ces maudites grenouilles avait fait tout le travail à sa place, cela voulait dire que cet endroit n’était plus habitable avant très longtemps… Il cherchait autour de lui de quoi embrasser le temple du Chef de feu et, tomba sur un tas de fléchettes alors à l’aide de deux cailloux qu’il frotte entre ses mains, il alluma des petits feu dans plusieurs coins de la demeure du Chef …puis il rassembla les quatre têtes dans une grosse gibecières  trouvées sur place et il sorti des flammes en tirant dessus derrière lui par un long bout… Il vit au loin un groupe d’homme, qui courrait pour revenir au village mais les premiers dont les pieds touchait la terre glissante tombèrent comme des mouches alors les autres se contentèrent de tirer plusieurs flèches qui n’arrivèrent malheureusement pas jusqu’à lui… Il continua de semer les flammes dans tout le village. Il fit ensuite le tour de plusieurs abris vides sur lequel il mit également du feu… bien plus tard, le grand village ressemblait désormais à l’enfer d’où il était sorti plus tôt.  …Une fois sa tâche finit, il se dirigeât vers la sortie du village et tomba sur le corps du groupe d’enfants qui jouait un peu plus à son arrivé. Ils auraient fait des valeureux compagnons s’ils avaient survécus. Quelques instants plus tard, il se retrouva près de la rivière, il s’y arrêta pour se laver et enlever toutes traces de boue en lui... il lui semblait qu’il s’était éteint de l’intérieur, aucune joie n’animait son cœur comme avant il n’avait envie de rien ou plutôt si, Il ressentit la faim. Son estomac criait famine, il prit deux poissons et rassembla ensuite de quoi faire un feu …il aimait regarder les flammes s’élever dans le ciel…il ne voulait pas rentrer vite il en avait encore pour au moins pour trois jours avant de revenir chez les siens…du moins c’est ce qu’il croyait. … Nji Njankouo savait qu’Amadou n’allait pas survivre de son voyage chez les ennemis. S’il y avait eu une quelconque chance que quelqu’un revienne vivant de cet endroit de la mort il y serait allé lui-même. Il n’était pas assez fou pour donner la gloire d’un aussi long combat à un gamin fut-il de son sang.  Il avait gardé son fils en sécurité chez Salim car il ne voulait pas que celui-ci prenne le gout du sang ou pire que les princes de l’enfer soient tentés de le remplacer par lui maintenant qu’il se faisait vieux, il espérait vivre encore quelques glorieuses batailles … Personne n’était pressé de retourner en enfer encore moins lui qui savait ce qui l’y attendait. Il n’avait pas prévu être mis en contact avec son fils aussi tôt mais l’esprit du mal en avait décidé autrement il réclamait son âme et son retour en enfer depuis quelques temps. L’arrivée de son fils était un signe qu’il lui avait trouvé un remplaçant. Pour l’instant il n’était pas prêt à y aller, pas avant d’avoir trouvé un moyen d’implorer les esprits de la vie pour le libérer de son pacte avec le seigneur de la mort. Sept nuits s’étaient écoulées depuis le départ de son fils, et il espérait qu’il était mort comme tous les émissaires envoyés avant lui …pourtant son inquiétude revint la nuit du septième jour, cette nuit-là, les soldats lui firent le rapport de très peu de flèches lancées par les ennemis et pire il paraissait qu’ils avaient leurs premiers blessés depuis le début de la guerre. Il refusait d’imaginer que le jeune homme Amadou avait pu survivre aux grenouilles lui -même n’y pouvait pas. La nuit du huitième jour Zansa arriva en courant dans sa hutte essoufflée -          Mon frère venez voir ça de vos propres yeux ! -          Qu’est ce qui se passe le gamin est revenu ? -          Pire l’ennemi est en train de capituler -          Quoi ? Il bouscula Zansa de toute sa masse corporelle et se précipite vers l’entrée du point de bataille ses yeux faillirent lui sortir des orbites ! Il était muet de stupeur et de terreur intérieure à l’intérieur de lui pour la première de sa vie. En effet, trois longs rangs d’ennemis avançaient les bras vident tendu vers l’extérieur sans armes ces monstres qu’il avait combattu durant plusieurs saison étaient en train de capituler face à un gamin !  Sa réputation était terni à jamais le fait qu’il soit son fils n’y changeait rien ! Cette victoire voulait dire qu’il se faisait vieux et qu’il devait se faire remplacer par du sang neuf. Le prince de l’enfer était en train de l’appeler et il était hors de question qu’il donne suite à cet appel. Où était donc ce gamin ? Et comment par tous les esprits réunis avait-il réussit avec juste cinq hommes à le défier de la sorte ? …
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER