VIII Un sourire de présidentM. de Béchameil triomphait. Ce qu’il avait craint surtout pour ce mariage, c’était quelque capricieuse répugnance de la part de la jeune personne. Eh bien ! non, ah ! mais pas du tout ! Au contraire, la belle Aline avait accepté un rubis-balais taillé en fraise et valant dix mille livres au bas mot, avec un empressement d’excellent augure. M. de Béchameil avait tout lieu de croire que ce Serait l’anneau de ses épousailles. Soupebieu ! la bonne affaire ! Il revint dans le salon de verdure en se frottant les mains et en massant avec sensualité une prise de tabac au fond de son pâté de Chartres en or. Mais cette victoire amoureuse, remportée si gaillardement, le mettait en goût au lieu de le contenter. Il voulait un autre et plus grave triomphe. Il avait Juré


