VII La fraiseLa séance fut levée vers quatre heures et demie. Il faisait beau. Le café était servi dans le salon de verdure. Aline saisit l’occasion du mouvement qui se fit au sortir de table pour s’approcher de son père. Si le président l’eût regardée, il n’eût point pu tenir rigueur, car elle faisait pitié. Ses pauvres yeux avaient grande peine à retenir leurs larmes. Mais le président ne la regarda point. – J’ai été fort content de vous, ce soir, ma fille, dit-il, veuillez continuer et tenir compagnie à M. l’intendant royal. M. l’intendant s’approchait justement. Il offrit la main à Aline qui n’osa la refuser. C’était l’instant qu’il avait marqué pour conquérir le cœur de la jeune fille. Avec l’adresse d’un homme de cour, il l’attira derrière un bosquet. – Mademoiselle, dit-il,


