IV Où irait-il ? Cette grande maison vide et froide, ce salon où fumait un maigre feu de sarments allumé en hâte par les doigts tremblotants d’une vieille paysanne qui jadis coulait les lessives et, comme une chienne de garde accoutumée à sa niche, était restée toute seule dans l’hôtel après la fuite des autres domestiques, l’escalier où il avait cru voir passer dans l’ombre la silhouette blanche de Germaine, entendre le glissement de ses doigts sur la rampe, l’épouvantaient et il fermait les yeux, s’accroupissait dans les rougeurs de la flamme, se débattait contre d’hallucinantes visions. Le silence de la nuit s’animait, s’emplissait de voix familières, de claquements de baisers, de déchirantes clameurs d’agonie. Tous les deux, l’ensorceleuse blonde et le beau sous-officier revenaient l


