Le bruit de l’explosion se fit entendre jusqu’au domicile de Pierre. Il se connecta sur les chaînes d’infos en continu qui couvraient l’événement. Les images qui défilaient montraient l’horreur du c*****e. Aucune revendication n’avait été à cette heure enregistrée par les services officiels ou les organes de presse. Son cœur s’emplit d’une tristesse profonde, mélange de compassion pour les victimes, peur de voir s’installer un climat de méfiance, de panique, peur de trembler à l’idée que pas un lieu public dans Paris ne serait désormais sûr, peur que lui, ses proches, ses amis puissent connaître un jour ce type d’agression. Saisi d’une certaine angoisse, il écrivit un SMS groupé à ses proches, ses amis et collaborateurs s’inquiétant de leur présence en cet endroit de Paris. Une kyrielle de


