Chapitre 12
Mi-Juin
Souadou Barry
Aujourd’hui j’ai fini de travailler à 15 heure, j’avais qu’une seule envie dormir. J’étais épuiser physiquement et mentalement. Je ne voulais parler a personne car Aicha était encore dans son centre. Je ne pouvais certainement pas parler à ma sœur de Mountaga. Donc je supportais ce poids seul !
Alors que j’attendais le bus une voiture s’arrête devant moi. Par reflexe je fais un pas en arrière. Lorsque j’ai vu que c’était Mountaga, je voulais carrément courir.
- N’essaie pas de fuir car je vais te retrouver, monte
Je prends mon courage à deux main et monte dans la voitures.
- Mountaga tu me veux quoi ? me plaignais-je
Il me regarde étonnée.
- Daguay bandit-bandit lou ?
Il éclate de rire et démarre la voiture.
- J’aurais besoin de tes services
- Je t’ai dit que je ne suis plus dans ça !
- Et moi je t’ai dit que tu allais faire tout ce que je te demande, sinon gare à toi !
J’essayer de refouler mes larmes. Je n’avais vraiment pas envie de faire ce qu’il allait me demander. Je savais très bien que cela n’allais impliquer rien de légale.
- Il y a un homme, du nom de Moussa Ba il travaille…tu n’as pas besoin de savoir. Tout ce dont j’ai besoin c’est que tu le charme, que tu aille chez lui et que tu cette clé USB dans son ordinateur
Je prends clef.
- C’est pour faire quoi ?
- Lolou boul ko lidjeunté
- Depuis quand tu fais ce genre de truc…je ne veux même pas savoir
Il sourit.
- Tu veux que je te dépose ?
- Oui, dis-je en roulant dans yeux
Aicha Diouf
Depuis ce que Mame Binta m’avais dit, je ne cesser de penser à Aziz. D’ailleurs cela faisait quelque jour que je ne l’avais pas vu. Depuis que j’étais ici je me sentais super bien, je n’avais aucune envie de prendre de la d****e. Tout aller bien dans ma vie.
J’étais dans ma chambre en train de penser à Aziz, je me demander pourquoi il fait tout ceci pour moi ? Il doit bien avoir une raison ?
Et si…il m’aime ? Non…
Je mets à sourire face à cette allégation. Il n’y a qu’un seul moyen de le savoir…
Plus tard on toque à ma porte. Je me lève pour ouvrir.
- Aziz… ?
J’étais surprise, je ne savais pas qu’il allait venir. Mais après tout il n’a aucun moyen de me prévenir de sa venue.
- Entre !
On s’est assis sur mon lit. C’était devenu gênant. Il me donnait des nouvelles de ma tante et de Souadou.
- Ta tante a dit que tu lui manque beaucoup. Elle s’ennuie beaucoup sans toi, surtout qu’elle est en congé actuellement. Elle a hâte que tu reviennes. Souadou quant à elle dit avoir beaucoup trop de chose à te dire. Même que sa langue gratte, fini Aziz avec un léger rire
- Elle me manque cette folle
- Je pensais d’ailleurs à lui proposer un stage, on cherche une stagiaire actuellement
- Je suis sûr qu’elle sera très heureuse !
Encore une fois plus personne ne parlait. Je ne cessais de l’observer.
Il m’avait cramé plusieurs fois.
- Quoi ? demande-t-il
- Euh…rien puis-je emprunter ton téléphone ?
- Oui bien sûr
J’ai pris mon carnet et j’ai envoyé un message à Mame Binta, elle m’avait passé son numéro.
« Coucou, j’espère que tu vas bien. Cela fait longtemps que tu n’es pas venu et je voulais savoir si tout allait bien. A bientôt – Aicha.
Ps : c’est le numéro d’A »
La gêne commencer à disparaitre petit à petit. On discutait et riais même au éclats.
A un moment comme si c’était une ouverture, un signe mon cerveau me disais « embrasse le ». En un bond je me suis avancé pour l’embrasser mais il s’est lever à une vitesse indescriptible. Quant à moi je suis tombé sur le lit.
J’étais tellement paniqué que je n’arrivais pas à bouger. J’étais dans une position très inconfortable mais je n’osais pas bougeais et mes larmes commencer à remplir mes yeux.
- Aicha c’était quoi ça ?
Je me suis assise normalement la tête baisser.
- Je pensais que…
- Tu pensais que quoi Aicha ?!
Je me suis lever pour lui faire face.
- Je pensais que tu voulais…et tout ce que tu as fait pour moi…donc j-
Ce que je disais n’avais aucun sens, et même moi je réaliser cela pendant que les mots sortaient de ma bouche.
- Aicha si je t’ai aidé c’est parce que – ce n’est même pas important. Aicha je suis marié. J’aime ma femme. Je ne sais pas ce que tu pensais mais tu as tort. Je vais y aller.
J’étais dégouté, j’avais honte, j’étais en colère. Je me sentais humilier, comment ai-je pu penser tout ceci. Bien évidement il ne n’aime pas ! il est marié. Pourquoi ai-je laisser toute ces idioties entré dans ma tête.
Par reflexe j’ai pris la chaise qui était à côté de mon lit et je l’ai jeté sur la fenêtre. Je me suis mise à crier de colère dans toute la pièce.
Quelque moment plus tard des infirmières sont venu et l’un d’elle tenais une seringue. Par reflexe j’ai reculer sauf que j’ai glissé sur des bouts de verre et mon corps entier crier de douleur à cause des éclats qui transpercer mon corps.
Aziz Thiam
Je n’arrive pas à croire qu’elle ait essayer de m’embrasser ! Qu’est ce qui lui ai passer par la tête ? Rien ne peux se passer entre nous : je suis marié. J’aime ma femme…Aicha, non ! Koura.
- J’aime Koura ! j’aime Koura !
Elle doit juste être perturbé, c’est la solitude. C’est parce qu’elle me voit souvent ! Ça doit être cela. Je pense que c’est mieux que m’éloigne d’elle pendant un moment…
Arriver à la maison je suis directement aller prendre une douche. On est encore chez mes parents. Ma maman à insister que l’on reste pour que Koura ne soit pas seul à la maison.
Après m’a douché j’ai appelé Souadou pour lui proposer le stage qu’elle a accepté.
- Aziz ? dit Koura. Tu vas bien ? tu as l’air perturber
- Oui je vais bien…C’est juste le boulot.
Je m’assoie à côté d’elle et lui caresse le ventre.
- Tu sais que je t’aime ?
- Je n’en doute pas une seconde…
Léna Jeanne Gueye
Tonton Bara était venu à la maison depuis ce matin. Il n’a toujours pas parler de sa rencontre avec le père de David. J’aimerais tellement lui demander mais je préfère attendre qu’il lance le sujet.
- Bon Léna…je suis allé voir le père de David mais
Il se tait pendant un long moment. Mon cœur battait à la chamade. J’espère une réponse positive mais vu son expression. Je ne pense pas que cela va être le cas. Sauf s’il me fait une de ces fameuses blagues.
- Je pense que c’est mieux de laisser tomber cette histoire de mariage
- Quoi ?
- Léna tu est encore jeune, tu viens à peine de finir tes études. Tu as encore toute ta vie devant toi…Tu pourras trouver un homme bon qui te mérite
- Et David ? fo ko tekk ? Mame tu ne dis rien ?
- Ah Léna, sa tonton Bara moleu wareu méyé, c’est à lui de te donner en mariage, s’il refuse il doit avoir ces raisons…
- Quelles raisons ? ce ne se sont pas des raisons ! je suis prête a me marié !
Mes larmes étaient sur le point de tomber comme les chutes du Niagara. Je venais de recevoir la pire des nouveaux possibles.
- Léna…mémé si on était d’accord, le père de David refuse, affirme tonton Bara
- Donc c’est lui qui a réussi à te dissuader ? combien cela lui a couté ? lançais-je en criant
- Léna ! cria ma grand-mère
Je suis sortie de la maison en courant. Je n’arrivais pas à en croire mes oreilles. D’abord le père de David et maintenant mon oncle ? Peut-être que j’aurais dû écouter David ! Peut-être qu’on aurait dû se marier en secret et le dire après…
Bara Ndour
Lorsque Léna est sortie de la pièce, j’ai souffler un bon coup. J’étais vraiment triste de devoir lui annoncer cette nouvelle. De toute les personnes qui sont sur cette terre, il a fallu qu’elle tombe sur le fils de François Martin.
- Wa Bara ?
- Mame si tu savais qui était le père David, toi aussi tu voudrais annuler ce mariage
- Ah ! qui est donc son père ?
- Le père de David…c’est François…François Martin
Lorsque j’ai prononcé son nom, j’ai bien vu toute la haine et la douleur dans les yeux de Mame Binta.
- Ce Mariage n’aura jamais lieux !
Un long silence s’est installée entre Mame Coumba et moi, pendant que l’on se remémorer une période douloureuse.