Chapitre 11
Mame Binta Ndour
Je rangeais l’infirmerie à l’aide d’Aicha. Elle venait souvent à l’infirmerie prétextant de ne pas bien se sentir. Mais elle vient pour discuter avec moi et se mettre à jours par rapport à ce qui se passer dans le monde extérieur. Niveau célébrité, série télévisé et autre.
- Non mais j’ai hâte que les quatre semaines passent que je puisse regarder Dérapage ! Ce Bachir la deh je n’ai même pas encore regardé la série mais j’ai envie de la giflé
- Il n’est pas tout mauvais nak mais bon ! Sinon cava toi ? tu tiens le coup ?
- Ma maison ma manque mais ça va
- Mais dit moi, l’homme qui viens souvent te voir là. C’est ton copain ?
Elle se mis à rire de manière erratique.
- Wa loula dal ? demandais-je confuse
- Ce n’est pas mon copain, c’est juste le frère de mon meilleur ami et il a insisté pour me ramener ici
- Hum…la manière dont tu le regarde la et comment tu es avec lui…ça se voie à mille à l’heure que tu le kiff
- Man mi ? Détrompe-toi ! en plus il est marié !
- Toute les infirmières ne parlent que de lui, on pensait tous que tu étais sa copine nak
- Loin de la…il me vois surement comme ça sœur
- Je ne dirais pas ça, rajoutais-je en lui faisant un clinc d’œil
Aicha fais une grimace et me tire la langue.
- En tous cas je suis contente d’être venu ici sinon je ne t’aurais pas rencontré, ni Hassan
- Oh ! Ma chérie
Je la prends et la serre dans mes bras.
- Je suis très heureuse de t’avoir dans ma vie aussi
Tout d’un coup j’avais cette sensation bizarre qui me disais d’aller à la pharmacie.
- Bon moi je dois filer
- Okay ! à demain, fit Aicha en sortant de l’infirmerie
J’ai pris mes affaires et je courais presque vers ma voiture.
- Wa Binta loy daw ni crie Anta
- Dama yakamti ! à demain inshallah !
J’étais sûr excité, durant le trajet je dansais et je chantais dans la voiture. J’avais hâte d’arriver à la maison. Malheureusement il avait les bouchons a l’entré de Dakar, cela ne me surprend peu. Dakar est trop surpeuplé, tout le monde vient à Dakar. Voilà pourquoi à partir de 17h les routes sont bondées. Entre les bus des élèves qui finisse l’école, les travailleurs qui vienne de finir leur boulot et les taxis ! Vrai soupe Kandia ! Mais il ne faut pas oublier les motos qui se faufile entre les voitures comme des verres de terres là !
Enfin arriver à mon quartier je suis à la pharmacie du quartier puis je suis monté dans ma chambre, dans les toilettes. Après avoir effectué le test je me suis assise sur le rebord de la baignoire en attendant que le résultat s’affiche. J’avais tellement peur que je n’osais pas regarder.
Lorsque j’ai enfin eu le courage de regarder le résultat j’ai sautillé dans toute la salle de bain. J’étais enceinte ! Cela faisait tellement longtemps que je voulais un enfant, mais Birame me demander d’attendre car il voulait être présent a 100% dans la vie du bébé.
Ce bébé arrive au moment parfait ! Après cela je suis resté une bonne trentaine de minute dans ma chambre à admirer mon ventre. J’ai repris le test dans la salle de bain pour bien vérifier que je ne m’étais pas trompé.
De retour dans ma chambre j’entendais des voix et des pleures au salon. Je suis donc sortie pour aller voir ce qui se passer. Dans le salon se trouver mes parents, ceux de Birame, ainsi que Kader et ma petite sœur. Tous avaient leurs larmes aux yeux.
- Wa lou khew ? dis-je en me rapprochant d’eux
- Ay Mame Binta massa dom, dit ma maman venant vers moi
- Wa Yaye yagui mey titeul, loukhew
- Birame…il est décédé
Je recule d’un pas et fait tombé le test que je tenais dans sur ma main.
- Yaye loy wakh ni !
Je regarde tonton Kader le père de Birame comme pour avoir une confirmation. Quant à la maman de Birame elle s’avancer vers moi.
- Ce n’est pas vrai, il n’est pas mort, lançais-je avec un rire nerveux
- Je sais que cette nouvelle n’est pas facile a digéré…elle nous a tous prise de haut, affirme le père
- Non ce n’est pas vrai ! Birame va rentrer dans une semaine cessez de dire des bêtises ! arrêtez de pleurer Birame n’est pas mort ! criais-je
- Mame tu dois accepter la vérité…Birame dem neu, dit ma maman
A ce moment je sentais toute ma vie, mes projets, mes rêves tomber. Comme des bâtiments qui s’effondré après une explosion. Car c’est ce que je ressentais à ce moment. L’annonce de la mort de Birame était comme une explosion dans la tête, mon cœur, mon âme, ma vie.
Je ne voulais pas y croire…Je ne pouvais pas y croire !
- Mame…dagua eumbeu ? demande la maman de Birame
Après cette phrase je me suis laisser tomber dans le néant. J’entendant les cris lointains de mon nom.
Bira Ndour
La mort de Birame nous avait tous pris de haut. Ce jeune homme était une bonne personne. Aimante, respectueux, de la religion, de la famille, des mœurs. J’étais fier de dire que c’était mon gendre.
Hélas c’est Dieu qui donne et c’est Dieu qui reprend. Cela fait 2 jours maintenant et l’enterrement c’était déjà passer. Malheureusement son corps n’a pas été retrouver durant l’explosion, juste un médaillon qui lui appartement. Il n’y pas donc eu d’enterrement a proprement dit.
Aujourd’hui je devais aller voir Mame Coumba pour discuter de la situation entre Léna et David.
- Bira newgua, naka Mame Binta ndeysanne nak ?
- Ah Mame dé dafnio titeul, depuis l’annonce de la mort de Birame elle ne parle plus. On a tout essayer. J’ai dit à sa mère que si cela continue il faut que l’on l’amène a l’hôpital !
- Fogna no thi guen deh
- Yallah bakhneu, mais je n’ai pas compris il s’est passer quoi exactement entre Léna et David ?
- Ah Léna dal, l’autre jours elle est revenu ici en peur et ne disais rien. J’ai donc appeler David pensant qu’il savait peut-être pourquoi elle pleurait comme ça. Mais elle a fini par me dire que le père de David l’avait payé pour qu’elle quitte David.
- Payé ?
- Waw, té ce n’est pas ça le pire, rajoute Mame Coumba. Il l’a même menacé
- Mais qui ban genrou phénomén leu ?
- Moma diakhal dé, Léna elle que tu essaie de parler au père de David pour lui changer les idées
- Légui dina wo David légui, comme ça il va me donner l’adresse de son père et je vais y aller !
J’ai donc appeler David et il m’a donné l’adresse a son père. Il avait insisté pour venir mais je lui avais dit que ce serais mieux que l’on parle entre père. Il n’a pas insisté et je suis donc aller voir l’homme en question.
Arriver à la maison, je fus accueillie par la femme de ménage. Elle m’a installé dans le salon pendant que j’attendais le père de David.
Lorsque j’ai entendu des pas arriver vers moi, je me suis lever.
- Assalamu, commence l’homme
Lorsque nos regards se sont croisé, je n’arriver pas à en croire mes yeux et lui non plus vu le regard qu’il me lancer. Pendant au moins 5 minutes on se regardais sans rien dire.
- Ioe Bira tu ose venir chez moi ! crias l’homme
- C’est toi le père de David ?
- Oui. Tu comprends donc pourquoi bougoumeu sen dom diégué sama dom ! Je ne veux pas de ce mariage et j’espère que vous allez tout faire pour éloigner Léna de David
- François, diaroul guey dougleu khalé yi thi histoire bi, en plus cela date de plus de 25 ans maintenant !
- Eh m***e la wakh ! Mariage bi doufi am ! A moins que tu veille que Léna sache toute la vérité ? Je vous ai prévenu une fois. Eloignez votre famille de la mienne ou vous en allez en souffrir les conséquences ! Guéneul sama keur
Je n’en dit pas plus et sort de la maison. Je n’arrivais toujours pas croire ce qui venait de ça passer. Je devais aller voir Mame Coumba et lui en parler de ce pas !