Chapitre 04
Aïcha Diouf
02 Juin
On était à peine vendredi matin et André commençais déjà à m’harceler et me menacer. Je lui ai juste envoyer un message avec un bon gros « ok ». Je n’avais absolument pas envie de le voir, mais c’était soit ça, soit avoir des vidéos compromettantes de moi circuler dans tout Dakar.
Ça risquerait de ruinée ma vie ici, tekk man ak sama tante gathié, me foutre la honte à ma tante et moi. J’ai demandé à Sara de me couvrir après lui avoir expliquer que je devais aller chez ce c*****d ! Je ne lui pas préciser la partie avec les menaces…
Elle m’a dit qu’il n’y avait pas de problème et de venir chez elle après. Sa sœur était chez les parents de son mari pour quelques jours avant son bébé.
Souadou Barry, elle était malienne et sénégalaise du côté de sa mère et guinéenne du côté de son père. Elle est plus proche de sa famille guinée et y est aller plusieurs fois.
Ces parents vive en Guinée Conakry, à Kankan plus précisément.
- Tata ? Je vais passer le weekend chez Souadou, sa sœur est partie en chez ses beaux-parents et elle est seul
- Pourquoi tu ne lui dis pas de venir rk
- Cheut Tata… laisse comme ça rk
- Hum en tout cas !
Souadou Barry
J’étais encore une fois seul dans l’appartement, ma sœur était chez la famille de son marie.
Aicha m’avais appelé pour me demander une faveur donc je l’attends. Encore une fois mon téléphone s’est mis à sonner, c’était ce numéro privée qui ne cesse de m’appeler.
Maintenant je ne prends même plus la peine de répondre, je ne sais pas si c’est une farce mais elle est de très mauvais gout.
J’étais là en train de fixer mon téléphone quand j’entends la sonnerie de la porte. Je sursaute surprise du bruit puis je m’en fais d’un pas lent la porte. Avant d’ouvrir la porte je prends soins d’ouvrir la travers l’œil de bœuf et expire de soulagement. C’était Aicha.
Je lui fais un câlin et lui je la laisser entrer. Elle m’a expliqué ce qui se passer avec André. Elle est ensuite allée au toilette et j’ai aperçu un message sur son téléphone : c’était des menaces venant de lui. J’attendais donc son retour pour lui parler.
- Aïcha c’est quoi ça ? Pourquoi André il te menace comme ça ?
- Ce n’est rien, dit-elle en prenant son téléphone
- Ce n’est pas rien kay !
- J’ai un plan, je vais coucher avec lui et pendant qu’il va dormir je vais chercher et supprimer ces photos
- Hum Aïcha, ce n’est pas sur…Déjà que tu seras seul avec lui dans un hôtel
- Ne t’en fait pas pour moi… dit Aïcha pour me rassurer
- Aïcha tu vois ce que cet homme te dit ? il pourrait te faire du mal, même te tuer ! Je pense que tu devrais rester ici et ne pas y aller
- Et risquer qu’il dise tout à ma tante ? ou pire qu’il dévoile mes vidéos ? Hors de question ! Je viens à peine de commencer à prendre ma vie en main je ne vais pas le laisser tout ruiner
- Comment il a eu ces vidéos ? allons à la police
- Je ne sais pas, je devais être sous l’effet de l’alcool ou des stupéfiant. Police ? khalatou mako, n’y pense même pas ! Imagine on tombe sur un corrompu et André le paye, je serais encore plus dans la m***e !
Aicha Diouf
Elle baisse les yeux et ne dit rien. Lorsque j’ai rencontré Souadou, elle fournissait de la d****e à Moustapha. On est devenu amie sur le coup et depuis on est inséparable.
Au début elle et sa sœur avait du mal niveau financier et ne trouvant pas un boulot avec un salaire abordable elle s’est tournée vers la « vente ». Lorsque l’on est devenu ami, elle je voulais plus m’en vendre j’ai dû chercher quelqu’un d’autre pour m’en filler. Cela dit quand j’étais vraiment à bout, elle m’en donnait car elle savait l’effet que cela faisait de ne pas en prendre pendant un bon moment.
Elle a arrêté il y a quelque année d’en vendre maintenant qu’elle a une situation plus stable. Elle a un an de moins que moi. Elle fait des étudie en droit et travaille dans un restaurant a Ngor de temps en temps.
Je ne suis pas addict ! je sais résister mais au bout d’un moment, quand a vie est trop dur, je craque juste.
- Fait attention à toi…
- Ne t’en fait pas, dis-je sur de moi, pour la rassurer
Quant à moi j’étais loin d’être rassurer… Dans le taxi en allant chez lui, j’ai vu les messages qu’il m’écrivait et a vrai dire : je commençais à prendre peur.
Léna Jeanne Gueye
J’étais en face de la porte d’entré chez ma tante Nafi. C’est la maman à Mame Binta.
- Tu es prêt a rencontré ma famille ? demandais-je a David le sourire au lèvre
- Oui…mais dit moi y’aura beaucoup de gens ?
- Non, y’aura toi, moi, ma grand-mère que tu as déjà vu, euh… Mame Binta, sa petite sœur Khadijatou et ces parents Nafi et Bara : on sera sept au total
David expire profondément alors que le sonnait. Quelque instant plus tard c’est Khadijatou qui ouvre la porte. Elle me fait un câlin.
- Aie Léna, toi dal tu viens jamais au Sénégal !
- Ah mais je suis la non ? dis-je en riant
Elle me sourit puis détourne son regard vers David.
- Enchanté…David
- Khadijatou…dit-elle avec un rire digne de Debby Ryan
Elle a refermé a porte et la limite sprinté vers le salon.
- Eh bah dit donc, on dirait bien que la petite a un crush sur toi
- On ne peut pas lui en vouloir, tu m’as vu tamit
- Ton Narcissisme ne cesse de me surprendre…allez allons y
Arriver au salon ma tante a lâché un crie aigue.
- Oh ma chérie, dit-elle en me prenant dans ces bras. Tu m’avais tellement manqué !
- Ta Nafi ! tu m’avais trop maqué toi aussi
- Ah mais qui vois-je ! Ne serais tu pas le fameux David dont Léna me parle souvent ?
- Oui tata c’est moi…réplique David avec son fameux sourire charmeur. Enchanté, dit-il lui faisant la bise
Tonton Bara est ensuite venu me faire la bise.
- Tonton do bayi niangal bi tamit, khana namomeu won ? Pourquoi ces grimaces, ne t’avais-je manqué
- Souma la doré, je vais te tapé petite folle !
- David… dit mon oncle lui serrant la main
- Enchanté tonton
- De même…Toi et moi faut qu’on parle après
David me regarde d’un air « what the f**k » mais je n’ai fait que hausser les épaules avec un petit rire moqueur.
- Pas de soucis tonton
On a ensuite fait la bise à Mame Binta et ma grand-mère.
On s’est ensuite assise sur un canapé juste en face de l’entrée du salon. Il y avait une très homme ambiance, on se raconté des anecdotes on riait ensemble. J’étais heureuse que David s’entende aussi bien avec ma famille.
Soudainement une odeur alléchante dansant dans mes narines.
- Hum Tata sa sent bon deh !
- Je t’ai fait ton plat ! poulet grillé, frite, crudité, sans oublier ma fameuse mayonnaise
- Wallah je vais pleurais
Tout le monde se mit à rire des mimiques que je faisais.
- Toujours était aussi gourmande ! J’espère que tu t’es améliorer en cuisine…Hum la mimique de David me montre que ce n’est pas le cas
Je me retourne et vois David qui fait les gros yeux. Je le regarde offusqué et lui donne une petite tape sur la cuisse.
- Heureusement pour nous je suis un bon cuistot, dit David en se mettant à rire
- David non…
Je me cache le visage et me prépare mentalement à être affiché par mon fiancé.
- Ne garde pas tout pour toi David ! dit nous quelle bêtise elle a encore faite, dit mon oncle
Mon oncle je l’adore. Il adore clashé les gens mais c’est un vrai comique. Tata Nafi et tonton Bara, ils ont su être les parents que je n’ai jamais eus…du moins il était présent dans ma vie contrairement à mes parents. Et ma grand-mère…Je remerciais Dieu que ce soit elle qui m’ai éduqué. Pendant ce temps David raconté l’anecdote ou j’ai failli mettre les feux à son appartement en essayant de faire du mafé !
Tout le monde se moqué de moi, mais les rigolades furent coupées court lorsque la sonnerie retentie.
- Ah on attend d’autre personne ?
Plus personne ne parlait. Ma tante et ma grand-mère me regardé avec inquiétude pendant que Khadijatou était aller ouvrir la porte.
Lorsque j’ai vu les deux personnes qui venait d’entrée, je sentais déjà mon sang bouillonné de l’intérieur.
Je me suis lever directement.
- David lève toi ont rentre, dis-je avec une voix tremblante
- Léna…fit ma grand-mère
- Ma chérie, s’il te plait reste fait le pour moi, me supplies t’elle en me prenant dans mes bras
J’avais compris, c’était un coup monté ! Elles savaient très bien que si je savais que mes parents allaient venir, jamais je ne serais venu.
Je me suis assise essayant de me calmé. Je n’avais pas pipé un mot depuis qu’il se sont assis. Ils parlaient à tout le monde.
- Léna tu va bien ? demande ma génitrice
- Ah maintenant ça t’intéresse
Je pensais avoir juste murmuré ça mais lorsque j’ai reçu un cousin venant de mon oncle, j’ai bien compris que l’on m’avait entendu.
Mon oncle m’a lancé un regard de mort. J’ai donc répondu à ma génitrice avec le sourire le plus hypocrite.
- Oui. Je vais bien. Dieu merci
Je n’en pouvais plus de rester dans cette pièce à faire la tête pendant que tout le monde parlait. J’ai donc pincer David pour lui dire de me suivre. Sauf que je pense l’avoir pincé un peu trop fort à cause de son « Aya ! ». Tous les regards se sont river vers nous.
- Désolé…une crampe
Mon oncle avait bien compris que c’était moi car il me lancer un regard de mort. Etant une grande gamine je lui ai tiré la langue.
- Vient avec moi, murmurais à l’oreille de David avant de me lever
Encore une fois tous les regards étaient rivés sur nous.
- On va juste prendre l’air dans le jardin
A peine j’ai déposé un pied dans le jardin mes larmes commençais a coulé. Je me retourne pour faire face à David.
- Hey, hey qu’est-ce qu’il y a ? c’est tes parents ?
Je ne lui ai jamais raconté pourquoi je suis ainsi avec mes parents.
- Léna tes parents font de leur mieux pour…
- 16 ans David…il m’ont abandonné pendant 16 ans. Ils ont préféré poursuivre leur carrière plutôt que de prendre soins de moi. J’avais à peine 1 an quand ils sont partis. Jamais il ne prenait de mes nouvelles, les seules fois où j’entendais leur voix c’était les jours de mon anniversaire et encore ce n’était pas toute les années ! Quand il venait au Sénégal je les voyais à peine 3 jours, David 3 ! Alors qu’ils restaient ici pendant plus d’un mois. Tu sais ce que ça fait à un enfant David ? J’avais l’impression d’être une erreur, qu’il me prenait pour une erreur, sinon pourquoi m’abandonner ? Le pire dans ça c’est qu’ils ne sont jamais venus me prendre. Il avait fondé leur belle petite famille là-bas sans moi au Nigéria.
Je me mis à rire nerveusement.
- Tu sais… il ne m’ont même pas dit que j’avais un petit frère et une petite sœur je l’ai appris par accident. Ces jours-là j’ai compris qu’il me voyait vraiment comme étant un fardeau. Tu sais ce que m’a mère a dit lorsqu’elle ma grande mère lui a dit de m’amener au Nigeria avec elle et mon père ? « On a déjà deux enfants, un troisième serais un fardeau, des charges en plus » Toute ma vie il m’ont fait sentir comme étant non voulu, …et aujourd’hui ils veulent revenir dans ma vie ? ils veulent que je les pardonne ? Non daffay yombou torop, c’est trop facile
Il me prend dans ces bras et je vois ma mère dans l’encadrement de la porte les larmes aux yeux.
Je sèche mes larmes et me dirige vers la porte, je voulais allais au toilette pour me laver le visage.
- Léna je suis désolé…
- C’est trop tard, la coupais-je