Chapitre 05
Aicha Diouf
Arriver devant sa chambre d’hôtel je toc et attend qu’il m’ouvre.
- Bonsoir, dis-je en le bousculant
Il se mit à rire.
- J’entends ton cœur battre jusqu’ici alors arrête de faire ta maligne
J’étais de dos lui, donc il n’a pas pu voir mon visage prit de peur au moment où il a dit ça. J’ai vite repris mes esprits.
- Tu as ramené les bonbons
- Non, je suis clean maintenant
- Toi ? clean ? laisse-moi rire
J’entendais ses pas s’avancer vers moi.
- Détende toi, dit-il
Puis je sens sa main sur ma taille et sa bouche déposer un b****r sur mon coup. Mon corps tremblait, c’était un mélange de peur et de colère.
- Je t’ai vraiment foutu la trouille ?
Il se mit à rire et me traine jusqu’à lit et me fait m’assoir. Il me passe un verre de vin que je décline sèchement.
- Tu ne bois plus, tu ne prends plus de la d****e mais tu veux quoi a la fin ? dit-il en lançant le verre de vin par terre. Je suis venu à Dakar pour m’amuser !
Je fus encore une fois prit de peur.
- Fallait y penser avant de me menacer, tout ce que je vois en te regardant c’est du dégout
C’est la phrase qu’il ne fallait pas dire ! Il m’a pris par le coup et en enfoncé mon visage sur le drap jusqu’à ce que je n’arrive plus à prendre de l’air pour respirer.
Je me débattais au maximum mais cela ne servait strictement à rien. Il finit par me soulever et me jeter sur le lit relevant mon visage.
Ma colonne vertébrale en a pris cher. Il enlevé ça ceinture et commence à me ruer de coup. Je crier de toute mes forces le suppliant d’arrêter. J’ai réussi à lui donner un ou deux coups avec mes pieds mais il ne servait strictement à rien. Je n’avais jamais vu ce côté de lui. A vrai dire je ne savais pas qu’André avait ce côté sombre.
En même temps on passait toujours un bon moment quand on était ensemble. Je commencer vraiment à avoir peur de lui.
Il finit par monter sur moi et retirer ma petite culotte. Son regard sur mon corps me dégouté, il avait un sourire machiavélique et me tenait fermement par le coup.
- Crève en enfer ! lui crachais-je au visage
- Je me ferrais un plaisir de trainer avec moi.
Il commençait à m’embrasser de partout alors que j’essayer de me débattre. A chaque fois que je bougeais trop il me donnait une claque phénoménale et me disais « arrête de bouger p*****e »
Au final j’ai décidé de cesser de me débattre. Peut-être bien que je le mérite ? Peut-être que c’est une punition divine et je devrais tout simplement l’accepter ?
Je suis donc restée de marbre a tout ce qu’il me faisait et me forçais à ne pas verser des larmes. J’ai compris que mon heure était arrivée lorsqu’il a retiré son pantalon.
Au même moment des coups se faisait entendre à l’entrer.
- p****n !
Il remet son pantalon et me tient fermement par le visage en disant.
- Tu bouges je te tue.
Pendant qu’il est allé discuter, je suis allé sur son ordinateur. J’ai essayé de me déplacer le plus rapidement possible compte tenu de la douleur atroce de mon corps entier.
Par chance il n’y avait pas de mot de passe. J’ai fouillé dans tous les dossiers pour trouver les photos. Lorsque je les ai vu je l’ai ai vite supprimer de l’ordinateur et de la corbeille. Je suis allé vers la porte.
- Je suis seul (…)
C’est la phrase que j’ai entendu André dire. Il y avait deux hommes habités tout en noir devant la porte : surement des gardes du corps. Je me demandais bien ce qu’il faisait ici mais ils m’ont bien sauvé la mise.
- Mademoiselle vous allez bien ? demande un des hommes
- Elle va bien, répond André à ma place
Je pensais à leur dire de m’aider et crier au viol. Mais je me suis dit que ce n’étais pas une bonne idée. J’ai simplement hoché de la tête. Les hommes sont finement partis peut convaincu et André s’est rué vers moi. Il l’a foutu une claque il m’a propulsé au sol en moins d’une seconde.
- Ça t’apprendra à crier et montré ta gueule quand je te dis de rester là où tu es
- Va te faire foutre, je criais
Avec son pied il m’a donné un coup brutal au ventre et au même moment la porte s’ouvre à nouveau de manière brutal. L’un des hommes tenait André pendant que l’autre venait à ma rescousse.
Devant cette scène je lance un petit sourire machiavélique à André. Il me regardait avec haine et me disais : tu vas me le payer sale g***e, c’est moi que tu essaie de piéger ?
Je ne l’écoutais pas et pleurais toutes les larmes de mon corps. J’ai supplié les deux hommes de ne rien dire a personne pour éviter un scandale, les informations circule très vite à Dakar.
Tout ce que je sais après cela c’est qu’il est parti au commissariat et moi j’ai appelé Souadou pour qu’elle vienne me chercher. Elle a pris le premier taxi et elle est arrivée une quinzaine de minute plus tard. Bien évidement j’ai pris l’ordi d’André au cas où il avait ces dossiers en double. Personne ne m’a demandé s’il m’appartenait ou pas.
Arriver chez Souadou, j’ai chauffé de l’eau et j’ai pris une bonne douche chaude. Tout mon corps me faisait mal.
Je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer mais de tristesse et de soulagement. Je devais vraiment reprendre ma vie en main et cesser toute ces choses. Je dois couper les ponts avec tous les gens de ma vie passée, tout ce qui peut me rappeler ces temps : je dois reprendre ma vie en main.
Souadou à proposer de me faire un massage au karité et je me suis endormi comme un bébé.
Le lendemain la douleur était encore présente mais moins. J’ai passé la journée sur l’ordinateur d’André pour voir s’il n’y avait pas d’autre copie de mes vidéos.
J’ai formaté l’ordinateur et j’ai demandé à un « ami » de rentre l’ordinateur à l’hôtel.
La nuit je repensais à toute les bêtises que j’ai eues à faire dans ma vie. Je réalisais à quel point j’ai été stupide et égoïste. Mais tout cela est fini.
-Omniscient-
La veille
Il était dans une voiture. Devant l’hôtel et attendais patiemment. Quelque instant après un de vigile qui venait de sauver Aïcha des griffes de André venant d’arriver.
Il descend sa vitre et le vigile dit :
- Vous aviez raison, il était en train de la frappé lorsque l’on est intervenu ! Il est en garde a vu et la fille est en train de rentré avec un amie…mais la fille a pris l’ordi avec elle
- Ok, dit l’homme en tendant une enveloppe au vigil
Sa voiture démarre et il s’en va.
***
Aujourd’hui en se réveiller Aicha avais décider d’aller voir la tombe de ces parents. Comme chaque année à l’approche de leur décès elle aller les voir pour prier sur leur tombe.
Depuis lors, il y a une semaine elle n’a pas entendu André. Elle ne savait pas s’il était en garde à vue ou s’il était retourné en Italie. En tous cas elle ne s’en préoccupe pas.
- Tu vas ou Aïcha ? demande sa tante
- Au cimetière…
Sa tante se lève et la prend dans ses bras en la serrant fortement.
- Je ne veux vraiment pas te laisser seul ici, mais je dois aller au village à mon retour on fera la wathié Kamil (lecture du CORAN) pour tes parents
Elle hoche de la tête et s’en va prendre un taxi en direction du cimetière de Yoff. Elle était à côté de la tombe de ces parents les larmes aux yeux. Après avoir prié elle décide de rentrer chez elle.
En sortant du cimetière Aziz Thiam lui entré dans le cimetière. Les deux personnages se sont heurtés et se sont excusé sans même prendre la peine de regardé le visage de la personne en face d’eux.
Il était bien trop plongé dans leur pensé, ronger par la douleur de deuil. Aziz ne savait pas qu’il venait de passer devant la personne qu’il espionnait depuis des jours, la personne qu’il essaie d’apprendre et comprendre. La personne chez qui depuis une semaine il se gare devant chez elle hésitant d’entrer.
Mame Binta Ndour
- A demain Monique, dis-je lui faisant la bise
Je venais de sortir de mon lieu de travail : Safe Heaven. J’étais infirmière dans un centre réhabilitation et détoxification. Le centre avait plusieurs branches. Une branche pour les personnes qui ont subis un traumatisme physique, un autre pour les traumatismes mentaux, un autre pour les toxicomanes de d****e ou alcool.
Je suis infirmière que pour a zone de détoxification des toxicos de d****e. J’ai eu ce boulot grâce à mon père qui connais l’un des pères fondateurs.
J’ai d’ailleurs rencontré mon mari ici même. Il y a 4 ans de cela, je venais de débuté en tant que stagiaire.
Flashback
Cela faisait deux mois que je travailler dans ne le centre. A l’époque je travailler dans la branche pour les personnes qui ont subis un traumatisme physique.
- Mame Binta ? dit ma titulaire
- Oui ?
- Aujourd’hui il y’a un nouveau patient qui va venir tu vas le prendre en charge et faire toute les démarches…seul, dit-elle avec un clin d’œil
Depuis mon arrivée, j’étais supervisé ou je ne faisais que regarder les infirmières. Je faisais le tour des branches.
Vers 15 heures un jeune homme est arriver à l’accueille. Il était en chaise roulante et une tapais la troche, fass kanam té yobeu tougneum beu Keur Massar. Il était accompagné d’un homme plus âgé que lui, son père j’ai pensé et une dame : surement sa mère.
Après s’être enregistré à l’accueil, je l’ai accompagné dans la salle d’examen. Je stresser un peu car c’était la première fois que je faisais un bilan moi-même. Sa mauvaise humeur ne m’arranger pas non plus.
J’ai pris son bras pour prendre sa tension et j’ai failli recevoir un uppercut. L’appareil est tombé par terre et je le regardais paniqué. Il me lancer un regard de mort mais petit à petit son visage s’est adoucis. Ces premières semaines, il était souvent de mauvaise humeur mais avec le temps j’ai appris à voir une autre façade de lui. Il est resté 6 mois, il a rapidement réussi à reprendre la mobilité de son pied gauche qui était paralyser après un accident au Congo. J’ai appris que c’était un militaire. Je passais tellement de temps avec lui que je n’avais même pas réaliser que j’étais amoureuse de lui.
- Mame Binta ça se voie que tu le kiff ! avait dit Florence, un collège à moi
Des fois je travailler le soir pour remplacer certain collègue. Ce soir-là, alors que je rangeais le matériel la porte s’ouvre et se referme. Je me retourne paniqué pour voir qu’il ne s’agissais de personne d’autre que Birame.
- Tu m’as fait peur Birame !
- Bayil tapette !
Je roule des yeux et lui s’avancer vers moi.
- A ce que je vois tu arrives à marcher sans aide maintenant
- Tout ça c’est grâce à toi !
Il s’avancer de plus en plus vers moi. J’étais contre la table et lui en face de moi. Nos regards se sont croisée pendant un moment qui m’a semblé être éternel. Je détourne vite le regard.
- Tu as besoin de quelque chose ? dis-je pour briser la tension
- Oui…de toi
- Birame…tu es mon patient
- Dans une semaine je ne le serais plus, annonce Birame
Je le regarde confus.
- Depuis les premiers jours j’ai su que je voulais faire de toi ma sokhna, ta beauté, ta douceur, ton intelligence, et même son humour de m***e m’ont fait tomber amoureuse de toi ! Je veux faire de toi ma femme. Je sais que ce que je ressens c’est réciproque
- Birame…on se connais à peine
- On aura toute notre vie pour apprendre à se connaitre…Tu es mon âme sœur Mame Binta, je le sens et je le sais…
Il capture mes lèvres et à ce moment précis, j’ai su moi aussi que c’était mon âme sœur. Que je ne serais heureuse qu’avec lui.