Chapitre 06
Mame Binta Ndour
J’ai décidée de passer voir mes beaux-parents avant de rentrer chez moi. Cela faisait un moment que je ne les avais pas vu, de plus je m’inquiété un peu au sujet de Birame. Depuis son arriver il ne m’avait pas appelé. J’espérais que son père a des informations sur le pourquoi du comment.
Il habitait quand même assez loin à Ouest foire alors que moi j’habitais a Ouakam. Mais je ne ressens plus trop les longues distances sachant que je travaille carrément au milieu de nulle part.
Il était presque 20 heures quand je suis arrivé devant la maison des Diop. Les parents de Birame se connait Kader et Amy Diop.
- Yaye Amy, nanome naleu ? tu m’avais manqué
- Sama dom ah, bayi guama deh, tu m’avais abandonné
- Ay maman, dit pas ça…c’est le boulot rk
- Wa anna tonton Kader ?
- Il est allé à l’aéroport pour récupérer Kader Junior
Je la regarde confuse.
- C’est vrai qu’il est parti avant ton arriver dans la famille ! bon bah tu le rencontreras aujourd’hui hein…ah ça doit être eux la
On se lève pour accueillir tonton Kader et Kader Junior. Mon regard s’est figé devant lui pendant ce qui semblait être une éternité. J’ai vite repris mes esprits pour aller saluer mon oncle.
- Tonton ça va ?
- Je vais bien et toi ma fille ?
- Je vais bien, dit-je avec le sourire
Je m’avance ensuite vers Kader Junior et lui fait la bise. J’évitais à tout pris son regard.
- Junior, je te présente Mame Binta, la femme de Birame
- Enchanté, dit-il
- De même, je réponds simplement
On a discuté pendant un moment avant que je parle du sujet de mon venu à mon oncle.
- Tonton, a tu eu des nouvelles de Birame ? depuis lors il ne m’a pas appelé
- Ah j’allais justement t’en parler, il a oublié son téléphone au QG donc il est parti au Mali sans son téléphone ! d’ici la fin de la semaine il devrais t’appeler. Je vais récupérer son téléphone demain et je te l’apporterais
Après une trentaine de minute je voulais rentrer mais ma tante à insister pour que je reste diner. J’ai donc prévenu ma tête sœur Khadijatou qui vie avec moi.
Omniscient
04 Juin
Il devait être 19 heures. Comme tous les soir depuis une semaine Aziz se garé devant la maison d’Aïcha Diouf. Cela faisait presque 30 minutes, il n’avait toujours pas le courage de d’aller la voir. De plus il aurait aimé lui parler seul à seul mais elle vit avec sa tante.
Cette fois ci, il était sur le point de démarré quand il vu Aïcha et sa tante sortir de la maison. Un taxi étais en face de leur maison.
- Je ne veux vraiment pas te laisser seul ici, mais tu connais le village chaque mois un évènement, je reviendrais dans une semaine et on fera le wathié kamil okay ?
Aziz je n’avais pas entendu grand-chose. Juste entendu « dans une semaine » et « kamil »
Lorsque la voiture de la tante d’Aïcha disparait au loin. Il décide de sortir de sa voiture et sonne.
Aïcha pensant que sa tante a dû oublier quelque chose se précipite pour ouvrir la porte. Elle fut surprise et en même temps apeuré de voir un homme, élancé assez clair de peau. Il portait un costume bleu nuit. Il dégager une un charme envoutant pensa Aïcha.
- Mademoiselle Aïcha Diouf ? fini par dire Aziz
- Euh… oui ? a qui ais-je l’honneur, répond Aïcha confuse
- Je suis Aziz Thiam, le frère de Moustapha Thiam
- M…Moustapha Thiam ?
Aïcha commencer déjà a paniqué. Elle laisse l’homme entré et il se dirige vers le salon.
- Vous voulez quelque chose à boire ? demande Aicha toujours aussi paniquée
- Non. J’ai besoin de vous parler
Aicha s’assoir sur le canapé à côté de celui où il était assis. Elle éviter tout contact visuel regardais partout sauf là où il était. Aïcha essayer de ne pas montrer son stresse. Elle respirer a peine ce qui lui donner le tournis.
- J’ai cru comprendre que vous étiez proche de mon frère… je voulais savoir si vous aviez des informations sur ce qui s’est passé la nuit de… son décès, fini Aziz en se raclant la gorge
Toujours en regardant droit devant elle Aïcha répond sur la défensive.
- Je ne sais pas ce qui s’est passé ce soir-là, répond Aicha sèchement
- Ah… je vois…donc ceci ne vous appartient pas ? dit Aziz en sortant une paire de lunette
Aïcha fit les gros yeux se trahissant toute seul et Aziz sourit.
- Je suppose que Maintenant este vous prête à me dire ce qui s’est passer la nuit ou mon frère est mort ? ou préférez-vous parler à la police ? affirme Aziz se levant
- Police ? demande Aïcha créant un premier contact visuel depuis qu’il est entré
Aziz savait ce qu’il faisait, ce n’était que du bluff pour lui faire avouer la vérité. Technique qu’il utilise souvent au tribunal pour faire parler les gens.
- Oui… au revoir
Il avance d’un pas, puis d’un autre et enfin d’un troisième avant d’entendre la voix de la jeune Aïcha.
- Attendez, je vais vous dire ce qui s’est passé cette nuit !
Aziz souris et se retourne pour s’assoir à côté d’elle. Aïcha expire essayant de ne pas faire couler ces larmes.
- Moustapha était mon meilleur ami, on trainer souvent ensemble dans l’appartement de sa grand-mère…Ce soir-là il m’avait demandé de venir. Il s’était disputé encore une fois à cause de son père qui voulais qu’il commence à travailler. Moustapha déteste le droit, il ne voulait que peindre et peindre.
Aïcha s’arrête pendant un moment pour respirer.
- Quand je suis arrivé, je pense qu’il avait déjà pris pas mal de comprimer (d****e). Il était en train de peindre et moi je…fumer, dit Aicha honteuse.
Aziz regarde Aïcha intensément comme pour lui dire de continuer.
- Tout d’un coup il ne se sentait plus bien, donc je l’ai aidé à se coucher le canapé…Tout son corps tremblé, il était en sueur et je commencer a paniqué. J-je…je suis allé dans la cuisine pour lui donner à boire. Mais à mon retour il y avait une substance blanche qui sortait de sa bouche et j’ai vu la boite de comprimé vide.
Aicha la lève et se met à genoux en face d’Aziz.
- J’ai essayé ! je vous promets que j’ai essayé de le sauver mais il était déjà parti, et j’ai paniqué donc je vous ai envoyer un message et je suis partie.
Aziz était attristé par la mort tragique de son frère. Mais il était encore plus attristé par cette jeune fille qui sublimait pour un pardon. Il avait pitié d’elle et il avait cette sensation étrange enfuis en lui. Une sensation qui lui disait qu’il devait aider cette jeune femme. Il ne devait pas la laisser finir comme son frère.
- Pourquoi une jeune femme qui a toute la vie devant elle se gâche la vie…
- Je n’ai pas vous répondre…réponds sèchement Aïcha en essuyant ses larmes
- On croira que voir une personne mourir d’une telle manière serais un appel au réveille, mais vous… vous continuez à gâcher votre vie ainsi
- J’ai arrêté okay ? répond Aïcha sur la défensive. Cessez de me juger !
- Je ne vous juge pas ce ne sont que des faits.
Aicha se lève ahurie, avant qu’elle ne puisse répondre la sonnerie retentie. Aïcha lance un regard de mort à Aziz avant de s’en aller ouvrir la porte. André ce rue vers elle et jette Aïcha au mur en l’étranglant.
- Tu croyais que tu pouvais te débarrasser de moi ainsi ? J’ai encore les vidéos et je vais…
Avant qu’il ne finisse sa phrase il reçoit un poing sur la figure de la part Aziz. Ce dernier remet son costume en place avant de lancer :
- Vous ne ferez rien avec ces photos sinon vous risquez de vous retrouver devant moi au tribunal pour tentative de viol, agression, chantage, détention et publication illicite d’information et j’en passe. Croyez-moi que vous ne voulez pas avoir en face de vous au tribunal le meilleur avocat de Dakar. Je vous prie de sortir de cette maison et de ne plus vous approchez de ma cliente au risque de vous retrouver derrière les barreaux pour un bon moment…
Un jeu de regard se mit en place entre les deux hommes avant qu’André se dirige vers la sortie en prenant soit de maudire intérieurement cet homme.
- Merci, répond Aïcha en se massant le cou
- Ce que je disais… vous n’avez pas changé. Heureusement pour vous que j’avais demandé au garde de l’hôtel ou vous étiez avec lui de vous surveiller…
Aïcha était étonnée, tous ce qu’elle avait retenu c’est qu’il l’espionnait.
- Vous m’espionnez ?
- Et que j’étais là ce soir, il fini
- Ecoutez-moi Monsieur, vous ne connaissez rien de ma vie alors pourquoi vous permettez vous de me juger ?
Il rit en regardant le ciel.
- Mademoiselle, je connais toute votre vie… je m’en vais, il se fait tard ma femme m’attend. Je reviendrais et j’espère que vous pourriez me raconter le pourquoi du comment
Aïcha étais bouche bée.
- A bientôt mademoiselle Diouf.
Il s’en va laissant Aïcha dans la même position. Elle finit par fermer la porte à clé pour éviter qu’André revienne. Elle a ensuite appelé sa tante pour lui demander de quand est ce que le gardien comptait revenir. Sa tante lui a dit qu’elle allait l’appeler de suite et que si elle avait peur d’aller chez Souadou ou de lui demander de venir lui tenir compagnie.