Chapitre 07
Aïcha Diouf
05 Juin
Depuis la venue d’Aziz Thiam, j’étais devenu très nerveuse… Imaginez que du jour au lendemain la police débarque chez moi pour enquêter sur la mort de Moustapha ? Cela dit il m’a quand même protégé d’André. Mais cela ne veut pas dire qu’il est digne de confiance. Surtout qu’il dit me connaitre, il m’espionne ! et si c’était un psychopathe ? Dina ma daguati lekk meu rk ! Astaghfiroullah.
D’ailleurs je n’ai pas mis les pieds dehors depuis ce fameux soir. Je n’arrivais plus à dormir, ni à manger. J’étais complètement paranoïaque. Tout ce que je voulais c’était un petit truc pour calmer mes nerfs. La mort de Moustapha, André qui veux ma peau sans oublier Aziz qui peut me mettre dernière les barreaux du jour au lendemain. C’était de trop pour moi !
J’ai cherché dans ma chambre dans mes cachettes un comprimer pour me calmer mais je ne trouver rien ! J’avais vraiment tout jeter. Je vais devenir folle !
Je sais !
Souadou Barry
J’étais seul chez moi avec ma nièce Mariama. Ma sœur Alima est retourné à l’hôpital car elle ne se sentait pas bien. Moi je n’osais même plus sortir de chez moi car j’ai l’impression d’être suivie partout. Je n’ose pas être seul à la maison non plus car j’ai l’impression d’être observé.
Je mets donc la télé à fond et j’allume toute les lames le soir. Vivement que ma sœur revienne. Je changeais à couche de la petite qui d’ailleurs sentait tout sauf bon…vraiment les bébés ! Quand la sonnerie retentie en boucle. La petite même se mit à pleurer. Je l’ai pris dans mes bras et j’essayer de la calmé en me dirigeant vers la porte.
- C’est qui ? demandais-je
- Aïcha
Je souffle et lui ouvre la porte. Elle avait une mine horrible.
- Wa aicha loula dal
- J’ai besoin que tu me dépanne, lance Aïcha sans même répondre à ma question
- Aicha… ça fait plus d’un mois que…
- Je sais ! mais je veux que tu me dépanne juste un petit truc pour me calmer
- Viens rentre on va parler, dit-elle en me prenant avec sa main libre
- m***e Souadou ! je te demande juste… tu sais quoi laisse tomber
- Aïcha !
Elle avait déjà disparu et je ne pouvais pas l’a rattrapé à cause de la petite. J’ai essayé de l’appeler plusieurs fois mais aucune réponse.
***
Aziz Thiam.
Je venais d’arriver devant la maison d’Aïcha. Nouveauté : il y avait un gardien. Je l’ai salué et il m’a laissé entrer facilement.
Encore une fois sa tante n’était pas ici, je me demandais bien quand est ce que je pourrais la voir. D’un pas silencieux je me dirigeais vers le salon en espérant y trouvais Aïcha.
Arriver au salon : Aicha y étais en train d’écrasé des médicaments et les séparé. Au moment où elle allait en ingurgiter par le nez, je fini par lui faire part de ma présence.
- Tu ne veux pas faire ça…
Elle sursaute et me regarde surpris. Elle avait l’air fatigué. Ces yeux étaient rouges et elle avait plein de cerne.
- Je pensais que tu avais changé ?
- J’ai changé, j’ai juste besoin de me calmer…
Sa voix tremblé…
- Tu es addict
Sa main tremblée.
- Non ! cris elle en se levant
Je m’avance vers elle.
- Tu as besoin d’aide Aïcha, affirmais-je
- Et qui va m’aider toi ? Ironisait-elle
- Je connais un centre désintoxication assez discret loin de la ville. Je vais payer les frais et tu vas y aller… proposais-je
- Je n’ai pas besoin d’aide, me coupa-t-elle
- C’est soit le centre soit la prison
Elle me regardait avec mépris. Les yeux remplis de panique et de larmes. Tout ce que je voulais c’était l’aider. Je ne voulais pas qu’elle gâche sa vie ainsi. Elle avait l’air brisée…je voulais juste l’aider, je dois l’aider.
- Maintenant nettoies moi ce…truc, ordonnais-je
Elle se lève et me bouscule avant de revenir avec un ballet et une pelle. Je la suis pour m’assurer qu’elle avait bien tout jeter à la poubelle.
- Pourquoi tu me suis, demande-t-elle en se retournant
- Pour m’assurer que tu ne vas pas toucher à ce poison
- C’est sur la pelle je ne vais quand même pas !
- On ne sait jamais…
Elle roule des yeux et continue son chemin. De retour au salon j’ai pris la même place que la dernière fois et je la regardais intensément. L’analyser son visage, ses yeux, son nez, ses lèvres. Puis son corps, de haut en bas. Sa peine doit être mentale à mon avis. J’ai ma petite idée mais j’ai besoin de confirmation de sa part.
- J’ai récupéré les photos et vidéo de ton chère André… il ne va plus de fatiguer, annonçais-je
Elle détourné brusque le regard vers moi, c’est passé du mépris a de la gêne. Je suppose qu’elle pense que je l’ai ai vu. Tout le contraire, je n’ai même pas cherché à les voir.
- Je n’ai rien regardé si c’est ce que tu penses, la rassurais-je
- Ça ne change rien, de toute les façons je suis sûr que tu vas me faire du chantage comme lui…
- Je n’ai rien avoir avec lui, dis-je en contractant ma mâchoire.
Pendant un moment plus personne.
- Tu as dit avoir besoin de te soulager, détendre. Dis-moi ce qu’il y a dans ton cœur cela va te soulager bien mieux que ce poison que tu voulais mettre dans ton corps
- Pourquoi je vais te raconter ma vie ? je ne te connais pas
- Dis-toi qu’il y a des gens qui paie des inconnues pour leur raconter leur problème et cela leur fait un bien fou, je te propose la même chose mais gratuitement… dis-je avec un petit sourire
Elle me reluque et en faisant une mimique avec sa bouche et son œil. Ce qui me fait révéler un large sourire et un léger rire. Elle se mit à rire à son tour. Après un long moment de silence elle finit par commencer son monologue. Je voyais dans ces yeux et j’entendais dans sa voix la douleur.
- Mes parents sont morts dans un accident de voiture quand j’avais 10 ans. Au début je pensais que c’était la volonté de Dieu que c’était juste leur heure.
Sa voix commencer à se casser et ses yeux se remplissait de larme.
- Plus tard j’ai appris que c’était un idiot de gosse de riche qui les a heurtés. Le pire c’est qu’il n’a même pas payer pour son acte. Ses parents ont tout couvert pour lui !
Les larmes commencer à couler le long de ses joues.
- Il pensait qu’en payant mes études cela allait me faire oublier que leur fils avait tuer mes parents !
Elle ne dit rien pendant un moment et ferme les yeux.
- Je n’ai jamais pu voir leur visage ni lui ni ses parents. J’ai juste entendu une conversation entre sa mère et ma tante. Elle a proposé de payer pour mes études jusqu’à la fin. Aujourd’hui elle le paye encore.
Elle rit nerveusement.
- Je maudis cet homme et le pire c’est que je ne sais pas à quoi il ressemble. Je le maudis d’avoir pris mes parents. Et comme je ne peux pas déverser la haine que j’ai sur lui, le vide qu’il a causé dans mon cœur, j’ai décidé de me réconforter avec la d****e… Je ne serais pas dans cette situation si cet homme n’avait pas tué mes parents, ton frère ne serais surement pas mort dans mes bras si cet imbécile n’avait pas tué mes parents ce soir-là. Ce soir-là alors qu’il revenait d’un mariage le 16 juin 2006.
Mon dieu…Cette date, elle a confirmé tous mes doutes. C’est bien elle. Je ne dis rien et la prend dans mes bras pendant qu’elle pleurait.
- Tout ce que je veux c’est enlever cette peine de mon cœur ! j’ai mal, depuis des années mais je ne sais pas comment ! Pendant des années j’ai cherché comment enlever cette douleur mais je ne sais pas comment ! J’ai mal
Elle pleurait de plus belle, quant à moi je la serrais encore plus fort dans mes bras essayant de la calmé. Je suis restée dans cette position pendant un bon moment jusqu’à ce qu’elle s’endorme.
J’ai l’ai déposé délicatement sur le canapé en cherchant ce qui pourrais être sa chambre. Je l’ai ensuite déposé dans sa chambre avant de m’éclipsé.
David Martin
Ce soir, je vais présenter Léna à ma famille. Je suis assez anxieux surtout vis-à-vis de mon père. J’espère juste qu’il ne me faire un mauvais coup. Mon père…est quelqu’un qui ne mâche pas ces mots. Quand il ne t’aime pas : tu le sens. Quand il n’est pas d’accord : il te le fait savoir. Il veut toujours avoir le dernier mot, prendre toute les décisions même concernant nos vies personnelles. Qui on doit marié ; quelles études faire : tout. Il et sais comment jouer avec les mots pour blesser, humilier : c’est le genre de personne qui fait mal sans même te touché.
Je venais de garer ma voiture devant la maison de Mame Coumba : la grand-mère à Léna. J’ai sonné la porte et j’attendais. Cette maison était connue par tout le quartier de sacré cœur 3. C’était la maison violette. Lorsque l’on est perdu, il suffit de demander à un passant « Anna keur bou v***é bi ? » : où est la maison violette, pour retrouver son chemin.
Je fus accueillie par la femme de ménage Adama. Je le salut poliment avant de demander après Mame Coumba. « Mogui thi salle bi » : elle est au salon me répond Adama.
- Merci
Je me dirige ensuite vers le salon, Mame Coumba était devant un de ces fameux télénovelas. Après un briefe moment passer sur les salamalec Mame Coumba pris la parole.
- Mon fils, Bara (l’oncle de Léna) m’a fait part de votre discussion d’hier
Flashback
Après le diner, lorsque les choses se sont apaiser entre Léna et ces parents. Tonton Bara m’a demandé de venir au balcon pour discuter.
- (…) d’ailleurs j’aimerais si j’ai insisté à venir vous voir, c’est aussi parce que j’aimerais demander sa main
- Tu me semble être une bonne personne donc indil say mbokeu rk
Il me tapote l’épaule.
- Mais d’abord présente Léna a ta famille. J’aimerais aussi rencontrer tes parents avant de faire quoi que ce soit.
Fin
- Je sais que tu es une bonne personne et que tu rendras Léna heureuse ! Je serais plus que contente de faire d’elle ta Sokhna.
Omniscient
Léna avait passé un excellemment diner avec sa future belle famille. Le diner c’était bien mieux passer chez les Martin que chez les Gueye : aucun scandale.
Abigaël la mère de David était très chaleureuse et traité Léna comme ça propre fille.
Quand la Paul et frère c’est lui qui animé la soirée et lancer des blagues de temps à autre.
Enfin François le père observer la jeune fille durant toute la soirée. Il ne disait rien à part pour poser des questions de temps à autre. La jeune fille lui rappeler drôlement quelqu’un.
A milieu de la nuit François se lève et commence à faire les cents pas puis sort son téléphone.
- J’ai besoin d’information sur une certaine personne…