Chapitre 08
Ils étaient tous les trois-là. Dans le salon de tata Khoudia.
Aziz comme d’habitude étais assis sur le même canapé, tata Khoudia étais assise en face de lui et il discuté. Aïcha était à l’entré collé à la porte et ne disait rien. Son cœur battait à une vitesse indescriptible. Elle s’attendais a une honte monumentale lorsqu’Aziz aller annoncer la raison venue.
- Waw Tata, ma visite n’étais pas simplement une visite de courtoisie.
Tata Amy s’imaginer déjà que cet homme était venu demander la main à Aïcha, elle était loin de s’attendre à ce qu’il allait lui dire.
- Je t’écoute mon fils, elle répond
- Si je suis venu ici aujourd’hui c’est pour vous parler d’Aïcha, je pense vous n’est pas sans savoir qu’Aïcha est… comment dirais-je
Aziz n’était pas du genre à perdre ces mots. Il savait toujours quoi et comment le dire. Même quand cela était direct et douloureux. Mais il ne voulait pas blesser Aïcha elle allait déjà mal. Il fut soulagé quand sa tante a pris les devants.
- Vous voulez parler de sa manie à boire de l’alcool ? Comme bayam rk, comme son père
Tata Khoudia ne portait pas vraiment le père d’Aïcha dans son cœur dû à ces petits problèmes d’alcoolisme. Elle se dit que si Aïcha est aujourd’hui comme ça c’est en partie à cause de son père.
- Entre autres…Lance Aziz en se raclant la gorge. Aïcha a un problème… une « maladie » je dirais mais c’est soignable c’est pour cela que je voudrais l’aider
- Mon fils, s’il te plait arrête de tourner autour du pot
Malgré la situation Aïcha n’a pas pu s’empêcher de laisser paraitre un petit rictus. Il regarde Aïcha qui avait le regard vers la fenêtre comme si elle n’écouter pas leur discussion. Les larmes commençais a brouillé son regard. Le coup final arrivait, la réaction de sa tante, qu’elle redoute plus que tout.
- Aïcha est addict, j’aimerais l’amener dans un centre de désintoxication pour la soigné, ce sera à ma charge entièrement
- Addict djam ? Aïcha tu va me dire qu’a 24 ans tu es alcoolique ?
- Elle n’est pas alcoolique, réplique Aziz
- Ah tu m’as dit qu’elle était addict non ? si ce n’est pas alcool c’est la d****e et elle n’est pas capable de me faire ça. N’est-ce pas Aïcha ? insiste la tante regardant sa nièce
Tous les regards se sont tournés vers elle. Elle n’a pas pu contenir ces larmes plus longtemps. Elle se mit à pleurer à chaude larme et se dirige vers sa tante qui ne disait plus rien.
- Tata balma ak, pardonne-moi, j’ai arrêté tout ça…s’il te plait dit quelque chose
Aïcha avait l’impression d’avoir trahi sa tante. C’était bien le cas. Tata Khoudia a toujours tout fait pour Aïcha, elle a fait de son mieux pour la rendre heureuse. Elle a fermé les yeux plusieurs fois aux bêtises d’Aïcha faisait. Etant jeune elle ne se mettais souvent dans la le pétrin. Mais là c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase.
Pendant plus de dix minutes seules les pleures d’Aïcha résonnait dans la pièce. Elle était par terre ses mains sur les genoux de sa tante.
Ce dernier fini par se lever et en sortant de la pièce elle dit à Aziz.
- Je te la confis, tu peux l’amener. De toute les façons tu sembles mieux prendre soin d’elle que moi.
Sa tante insinuer bien de chose qu’Aïcha ne pouvait comprendre. Seul Tata Khoudia et Aziz avait compris ce qu’elle venait de dire. Aziz a aidé Aïcha à se relever et l’a pris dans ses bras. Encore une fois elle s’est promis de se soigner et de ne plus touché à cette chose. Regagner la confiance de sa tante et reprendre la vie en main. Rendre ces parents fiers de là-haut.
***
Aïcha venait de faire sa petite valise, elle allait passer 4 semaines dans ce centre dont elle n’avait aucune idée du placement. Sa tante était encore fâchée contre Aïcha. L’heure est au revoir était arrivé. Aïcha avait encore les larmes aux yeux quand elle a pris sa tante dans ses bras, au début elle n’a pas répondu mais elle finit par la serré fortement dans ces bras.
- Petite idiote ! prend soin de toi et tu as intérêt à ne plus touché à cette m***e a ton retour
- Promis, répond Aicha entre deux sanglots
Dans la voiture elle demande une faveur à Aziz. Elle voulait aller voir Sara, depuis l’incident elle n’avait plus eu de ces nouvelles. Quand Sara l’a vu elle l’a directement pris dans ces bras et se mit à pleurer. En quelque minutes Aïcha lui a fait un débriefing de tout ce qui c’étais passé.
- Hum cet homme a l’air de bien t’apprécier pour faire tout cela en plus vu la manière dont tu parles de lui… ne serrais-tu pas amoureuse ?
- Cesse de dire des sottises. Tu m’as déjà vu amoureuse moi ?
Elle se mettent à rire.
- Tu vas passer un petit frère au grand frère
Aïcha lance un cousin sur Souadou avant de la prendre dans ces bras.
- Tu vas me manque, affirme Aïcha
- Toi aussi petite folle, prend soins de toi et reviens nous vite
Après avoir dit au revoir, elle sort de l’appartement et se dirige vers la voiture ou Aziz l’attendais patiemment. Lorsqu’elle l’aperçu, elle repensa à ce que sa meilleure amie venait de lui dire « ne serais-tu pas amoureux de lui ? ». Non Aïcha était persuadée du contraire. Elle n’a jamais ressenti cette émotion donc comment savoir ? Mais pourtant elle était persuadée que non. C’était limite absurde ce que Souadou venait de dire.
- Tu es prête ? demande Aziz
Aïcha hoche de la petite avec un petit sourire avant de monter dans la voiture. Pour un long trajet.
***
Il était arrivé, c’était un grand bâtiment immense. Durant le trajet personne ne parlais. Le silence qui régnait étais un silence paisible.
L’institut se trouvait à une trentaine de minute en voiture après Diamniadio il n’y avait absolument rien à part de gros bloc au milieu de nulle part.
L’entré était simple mais quand même attrayante et l’intérieur, on ne s’attend pas à voir un endroit aussi beau.
Ça doit coûter la peau des fesses…
Aïcha ne le disait pas mais elle était très reconnaissante envers Aziz pour tout. Elle se demander même pourquoi il voulait l’aider, il avait un bon cœur, elle pensait.
Arriver à l’entrer il y avait des gardes, ils sont rentrés sans problème et la réceptionniste a cherché le nom d’Aïcha dans la liste. Après l’avoir trouvé, elle l’amène dans sa chambre ou Aïcha a déposé son sac.
Une dame a fait visiter et a un peu expliqué le programme a Aïcha et Aziz. Elle n’avait pas le droit a aucun contact extérieur sauf Aziz, pour évitera toute sorte de perturbation externe.
Qu’est ces quatre semaines sans technologie ni contact avec le monde extérieur ? rien, pensait Aïcha essayant de se réconforter
- Bon il est temps pour moi de m’en aller, lance Aziz
- Pourquoi tu fais tout ceci ? je veux dire tu ne me connais pas peine et tu m’aide comme ça…
- Aicha Diouf je te connais
Elle roule des yeux.
- Merci…
- Je viendrais te voir de temps en temps…
Avant qu’Aziz ne s’en aille, elle l’a pris dans ces bras. Geste qui a surpris Aïcha comme Aziz. Mais aucun d’entre eux ne se plaignez. Ils sont restés comme ça pendant un bon. Aïcha ne voulait pas se détacher, elle se sentais bien dans les bras musclés d’Aziz, c’était la première fois qu’il y avait un contact entre eux et ça lui plaisait.
Aziz quant à lui étais surpris au début mais à aussitôt élancer Aïcha à son tour. Il était plus que satisfait de leur premier contact physique. Mais il se détacha d’elle lorsqu’un flash de sa femme lui passa par la tête.
Sans dire un mot de plus il s’en va. Laissant Aïcha un peu perplexe. Durant la nuit Aïcha s’imaginer encore ce contact physique et se surprenait même à en sourire. Elle repensait à tout le moment qu’il en passer ensemble bien que peu. Elle tenait ces souvenirs à cœur et s’est promis de ne pas le décevoir lui non plus.
Mame Binta Ndour
Cet après-midi arriver à mon lieu de travail.
- Anta ! tu es de retour, encore heureux ménage
- Oh merci ma chérie, dit-elle en me faisant un câlin
- Alors ça fait que rentré dans le club des femmes marié, demandais-je avec un clin d’œil
- Ah Binta que dire ! Je suis comblé
- Ki, dafa bandit ! annonce Kiné en posant un document sur la table. Ça m’étonne même quand tu me dit que tu t’es retenu 26 ans
- Kiné tu ne comprends pas plus tu attends mieux c’est ! C’est comme la bouffe. Quand tu as faim même un pain néne est saff
J’éclate de rire.
- Donc toi tu compares ton mari a un pain néne, lance Kiné
- Elle aime trop à bouffe celle-là, rajoutais-je
- Non…Mon mari c’est un thiéré tamkharit préparé par une sérère pirr
On éclate encore une fois de rire. Avec Anta on se s’ennuie jamais. Anta était la réceptionniste quand a Kiné elle est infirmière comme moi.
- Binta y’a une jeune fille qui va venir dans quelque heure faudra que tu l’as pris en charge, préviens Kiné. Cette semaine c’est toi qui est dans la branche toxico
- C’est elle que j’attends même pour rentrer, se plaint Anta
- Va savoir pourquoi…Bon moi je vais à l’infirmerie ranger car je suis sûr que Rougie a encore laisser le bazar la bas en rentrant
- Je ne te le fais pas dire ! Je suis rentré tout à l’heure, je me suis dit qu’heureusement que je ne suis pas ici cette semaine
- Franchement elle abuse nak ! Bon tu lui diras de venir directement hein
Je venais de finir de ranger l’infirmerie après une bonne trentaine de minutes.
- Enfin !
Je prends mon téléphone et décroche j’avais un appel d’un identifiant non sénégalais.
- Hallo ?
- Salut bébé
- Birame ! je souffle de soulagement. Toi je vais te tuer à ton retour. Trois semaine après tu ose m’appeler
- Je suis désolé, mon père ne t’a pas dit que j’ai oublié mon téléphone
- Si ! il me t’a dit, ioe tamit loy faté seu téléphone ?
La porte s’ouvre et se referme. Je me retourne et je vois une jeune fille tout timide et gêner.
- Installe-toi j’arrive
- Bon maintenant que je sais que tu es en vie, je vais retourner au boulot, revenais-je Birame
- Ioe khana namona won ?
- Fallait y penser avant de rester trois semaine sans m’appeler, je te rappelle plus tard
- Okay, je t’aime
- Je t’aime aussi, by
Je raconte toute souriante et je dirige vers la patiente.
- Aicha Diouf ? dis-je en lui tenant la main
Elle hoche la tête avec un petit sourire.
- Moi c’est Mame Binta, bon on va faire quelque test
(…)
Une heure plus tard on avait fini. La jeune fille semblait très fermée sur elle j’ai donc fait mon maximum pour l’a mis à l’aise.
- Merci, dit-elle en se levant
- Aicha ! dis-je avant qu’elle n’arrive à la porte
Je m’avance vers elle.
- Je sais que tu vie un moment pas évident du tout, mais sache qu’on est tous là pour toi. Plusieurs personnes avant toi on était dans cette situation et on réussit à en sortir, je suis sûr que cela sera pareil pour toi. Soit forte.