Chapitre 09

2565 Mots
Chapitre 09 Souadou Barry -      Legui guey niew ? dis-je en roulant des yeux C’était Maimouna, une collègue de travaille. C’est elle que j’attendais pour enfin rentrer chez moi. -      Domou ndeye boul mer, ne te fâche pas. Dama don lidjeunti khaliss, -      Mbaraneuse international ioe rk -      Bien sûr, dit-elle en faisant une mimique de diva -      Quand Badou va te choper Badou c’est son petit ami. -      Badou fi lama tekk, affirme Maimouna en poitant son cœur -      Les autres je vais bientôt les jeter, Badou a dit qu’à la fin du mois il va venir demander ma main -      Wakhal way ! -      Je te jure, j’ai hâte comme ça je vais arrêter de travailler, étude tekk ko de côté té enjoy Je roule des yeux. -      Sans vergogne, niak djom. Donc toi tu vas te marier et abandonner tes études comme ça ? 20 ans sur les bancs pour arrêter maintenant à cause d’un mec ? Et dépendre de lui ? Si un jour il décide de prendre une seconde femme ou de divorcer tu vas faire quoi ?  -      Les hommes qui prenne une seconde femme, c’est parce que leur première n’a pas su prendre soins d’eux ou ne leur suffise pas. Man rk Ndiayen mat nat niarel, nitel ba dixième femme ! -      Dagma diakhal ! bon moi j’y vais La rue était sombre comme à son habitude. Il Faisait aussi un peu car on était à côté de la mer. Je repenser encore à la discussion que j’avais avec Maimouma. D’ailleurs c’est grâce à elle que j’ai eu ce boulot. Elle est dans la même licence de droit que moi. Elle est brillante hélas elle ne pense qu’à se caser et cesser de travailler. Je comprends le fait qu’on veille être marié, être avec la personne que l’on aime. Mais de là à abandonner ce pour quoi on a étudié toute notre vie, laisser de coter ces rêves à cause de cela ? Non… Je ne me vois pas cesser de travailler et certainement pas à cause d’un homme. Je ne veux pas dépendre d’une personne. On ne sait pas de quoi est fait demain alors il faut toujours se protéger contre les éventualités. J’entais tellement perdu dans mes pensées que je n’avais pas vu la voiture qui venait de se garer devant moi : un 4x4 noir et deux hommes en sortie. Autour de moi il n’y avait personne. « On va me kidnapper » pensais. Je me suis retourné pour courir. Mais à peine j’ai fait un pas, un autre homme était derrière moi. Tout d’un coup on m’a mis un sac sur le visage donc je ne voyais plus rien. La seconde qui suivait ; mes pieds ne touchaient plus le sol. Pour me défende je lancer mes pieds de tous les cotées et crier de toute mes forces. Mais je me suis vite tue après avoir sentis quelque chose de froid et pointue sur mon ventre. Les hommes m’ont fait rentré dans la pointure et qu’elle ci a démarché. Personne ne parlait c’était le silence total. Au bout d’un moment une voix dit « wakhal boss bi legui niou egg si » Durant le trajet je n’avais pas pipé un mot. J’étais en train de faire mes prier car je savais que je moment fatidique arriver. Mon heure était arrivée. Je commencer même à me poser des questions existentielles. Que se passe-t-il après la mort ? Y’a-t-il un enfer et un paradis ? Ou vais-je aller ? Qu’est ce qui détermine la ou on va aller : pour le restant de l’éternité ? Est-ce que je vais renaitre dans un autre monde ? Une autre planète ou même une autre dimension ? Ça se trouve je vais être réincarné en cafard !  On va m’écrasé en 2-2. A vrai dire j’ai même eu le temps d’émettre des théories plausibles par rapport à la théorie de la simulation. Cette Théorie énonce la possibilité que nous vivons en fait dans une simulation crée par une civilisation humaine ou Alien avancé. Mais ce qui se passe la mort ? personne ne sait. Peut-être que lorsque l’on meurt ici, on commence notre vie là-bas… ? La voiture s’est arrêter, cela veut donc dire que l’on est arrivé. En marchant je me suis cogné à plusieurs reprises à cause de l’homme qui me tenait par le bras. Clairement la santé de mes pieds lui importait peu ! -      Aya, do deff nak ! me plaignais-je Il n’y avait plus aucun bruit et on ne bougeait plus. Tout d’un coup je me suis sentie poussé, propulsé même et j’ai atterrie sur ce qui semblait être un canapé. Je me suis assise sur le canapé et un homme portant une cagoule avait enlever le sac que j’avais sur la tête. Il a mis un scotch sur la bouche puis a posé une chaise en face de moi et il a remis le sac. Les lampes aussi était éteinte. Je commencer vraiment à avoir peur. Je me suis donc mise à réciter des versets de coran. Je me suis arrêter en entendant des pas arriver vers moi, puis a chaise bougé. On m’a ensuite enlevé le sac de la tête. Les lampes était encore éteinte donc je ne voyais pas clairement la personne en face de moi. Lorsqu’elle on était allumé j’étais prise d’une terreur insupportable. J’ai fermé les yeux et mes larmes commencer à couler. « Ce n’est pas possible » me répètais-je intérieurement. -      Guemeu do takh ma sey deh, dit-l’homme Je continuer à me répéter la meme phrase : « ce n’est pas possible, ce n’est pas lui ». -      Souadou…regarde-moi ! Je sursaute et je regarde, c’était vraiment lui… ? Il est réel ? A ce moment je me disais que les choses ne pouvaient s’empirer. Il enlève brutalement le scotch, j’ai sentis ma peau s’arracher avec. -      Mountaga pardon… Il me regarde avec dégout puis se met à rire. -      Tu crois qu’il suffit d’un simple pardon pour que j’oublie tout ? -      Je ne voulais pas que les choses finissent ainsi ! Je n’avais pas le choix ! Ils m’ont menacé… -      Tu aurais pu me dire que la police enquêter sur moi, mais non tu as préféré travailler avec eux pour sauver ta peau. A cause de toi je suis resté 3 ans en prison ! J’aurais pu y rester le restant de mes jours s’il avait plus de preuve Il s’avance et me caresse la joue. -      Maintenant que je suis de retour… Il pose sa main sur mon cou. -      Je vais te faire payer… Il serre son étreinte sur mon cou. -      Pour ces 3 ans de ma vie perdu, ainsi que mon argent Je secoue la tête pour dire non. -      Non Mountagua je ne…non… Il éclate de rire. -      Tu crois vraiment que tu as le choix ? Il me regarde dans le blanc deux yeux avec un sourire terrifiant. J’avais peur, peur de ce qu’il allait me faire faire. Peur des conséquences…. Aicha Diouf On était 11 dans la salle, tous assis sur des chaises en formant un cercle. La salle ne pouvait pas être plus basic, les murs étais blanc, il n’y avait aucun meuble à part une table avec de l’eau et des verres en plastique. On était au centre de la salle, à gauche se trouver une fenêtre qui donnait un beau vu sur un jardin et à droite une porte en bois marron. On se regardaient tous dans le silence, homme comme femme dans cet endroit on était tous venu pour un même but, guérir… -      Bonjour, fini par dire une voix. Je m’appelle Monique et je suis l’administratrice et psychologue de votre groupe. Si vous avez des problèmes n’hésitez pas à venir m’en parler. Pour commencer on va faire un petit exercice de présentation et vous allez me dire pourquoi vous este ici.  Elle regarde à sa gauche et dit : -      Tu veux bien commencer ? La femme à côté d’elle, une caucasienne qui avait l’air d’être dans la vingtaine hoche de la tête. Elle avait les cheveux en pétard et de gros cernes sous les yeux accompagnés des yeux rouges. -      Je m’appelle Alice et je suis addict Tour à tour les gens donner leurs prénoms et finisse par la phrase « je suis addict ». J’étais au milieu du cercle et en face de la fameuse Monique. Arrivé à mon tour, j’ai pris un peu de temps à réaliser que c’était à moi de parler. Il a fallu que tous les regards se tourne vers moi pour que je réalise que c’était à moi de parler. -      Je m’appelle Aïcha et… je… je suis…a-addict Je n’avais jamais encore dit cette phrase à haute voix, a vrai dire la seule fois où je l’ai entendu c’était venant de la part d’Aziz. Je lâche un léger sourire en repensant a lui. En l’espace d’une semaine il a pris un grand impact dans ma vie. Après que tout le monde se soit présenté, nous somme passer à un deuxième exercice de respiration. C’était assez relaxant, les chaises étaient très confortables, rien avoir avec des chaises basics en bois ou plastique. C’était plus des poufs que des chaises, on pouvait s’engouffre à l’intérieur et juste s’endormir. Il y avait aussi un repose pied. J’avais commencé à avoir une envie de dormir tellement c’était confortable, en plus on avait les yeux fermés et un silence apaisant régner. Je commence à comprendre pourquoi cet endroit est surnommer Safe Heaven : havre de paix. Le silence fut brisé par la voix de Monique, qui nous demanda d’ouvrir les yeux afin de faire un dernier exercice. -      J’aimerais que chacun nous raconte son histoire, ce pourquoi vous este ici aujourd’hui. N’avez aucune honte à parler, personne ne va vous jugez et vous ne jugerez personne. Tout ce que vous direz ici restera entre nous, je vais commencer… Elle souffle un bon coup et commence. -      La première fois que je suis tombé amoureuse, il s’avérer que c’était d’un dealer. Aveuglé par mon amour je l’ai suivie dans son mode de vie, jusqu’au jours ou il a été attrapé par la police. Je me suis refugié dans la d****e pour essayer de l’oublier et j’ai fini par me perdre moi-même. Quand j’ai finalement repris ma vie en main j’ai décidé que j’allais aider les gens qui on vécut la même situation que moi. Ce n’est pas facile d’être clean, mais je crois en vous tous si je suis en face de vous aujourd’hui c’est pour vous aider vous prouvez que vous aussi vous pouvez l’être. Tout le monde a souris en signe de compassion à Monique. En la voyant on n’imaginerait pas qu’elle est l’’une d’entre nous. Elle ne l’a pas l’air brisé… ? Dans cette salle, les 10 « addict » que nous somme on a tous quelque chose de brisé en nous. Cela se voit de très loin. Petit a petit les gens ont commencer a raconté leur histoire, avec détail et émotion. Les histoires étaient de toute sorte. Des moins triste comme ce qui sont devenu addict à cause de l’abus d’utilisation. Au plus triste : ce qui sont devenu addict en essayant d’oublier une douleur. L’histoire qui m’avait le plus touché étais celui d’Hassan. Il a perdu sa femme et son enfant dans un accident de voiture alors qu’il conduisait pour aller à l’hôpital sa femme devais accoucher. Ils sont tous les deux morts sur le coup et lui a survécu. Il avait leur mort sur la conscience et à commencer à prendre des médicaments prescris par le médecin pour apaiser sa peine. Ce n’est que quand son psychologue lui a dit qu’il n’avait plus besoin des médicaments qu’il a réalisé le besoin constant d’entre prendre encore et encore jusqu’à faire une overdose. Tout le monde avait parler sauf moi. A vrai dire je n’avais pas envie de me dévoiler a des inconnues. J’ai raconté mon histoire de la manière la plus neutre et là plus bref qui puise être. A la fin Monique m’a regardé intensément pendant un moment avant de m’être fin à la séance. Je sens qu’elle va m’avoir dans l’œil celle la… -      Bon, la séance est finie pour aujourd’hui, vous pouvez aller vous détendre à la piscine ou jouer un peu au terrain de basket. Il y a aussi une salle de musculation au deuxième étage et peine d’autre activité. Je vous laisse découvrir ! Moi, je suis directement aller me mettre au bord de la piscine. J’ai retroussé mon pantalon avant de plonger mes pieds dans l’eau qui étais devenu chaude a cause du soleil. Je ferme les yeux et laisse le soleil tapé sur ma peau. Aucun bruit ne pouvait se faire entendre, pas de voiture, de moto, de personne qui parle, de music rien. Encore une fois, je comprends bien pourquoi cet endroit s’appelle Save Heaven. Tout est calme aucun bruit a appart les quelques oiseaux qui chantonnait, les bruit des feuilles et du vent. Je profitais de ce moment de calme pour me vider l’esprit. Essayer de penser positivement. -      Pas très bavarde, dit une voix masculine Je sursaute et tourne la tête faisant face à…Hassan. Il était lui aussi assis les pieds dans la piscine. -      Tu sais, le but ici c’est sortir tout ce que tu as dans le cœur, le poids qui te surmène pour pouvoir t’alléger. Comme ça tu n’auras plus à te refugier dans la d****e. Sinon tu vas rester ici un long moment, il finit par dire avec un sourire Je réponds à son sourire. -      Ton histoire m’a beaucoup touché… je fini par avouer -      A ton tour de me toucher avec ton histoire mais … avec émotions et détail cette fois ci ! On rit en chœur et je fini par me dévoiler a lui. Je n’avais aucune gêne à lui parler. Peut-être parce qu’on avait une peine similaire, ou juste parce qu’il m’inspirait confiance. Le reste de la journée je l’ai passé avec Hassan. On apprit à se connaitre et en une journée on était devenu les meilleurs amis du monde. On aurait dit qu’on se connaissez depuis toujours. J’ai passé une agréable journée a blablaté avec lui jusqu’à l’heure de se coucher. La nuit, comme je n’arrivais pas à dormir, je me suis encore mis au bord de la piscine et je chantonnais doucement, espérant ne pas réveiller les gens. Mes larmes coulaient en même temps que je sortais ces mots de ma bouche et cela m’apaiser énormément. Je repensais à ces mots que Moustapha me disait souvent. « Mon père pense que l’art, ne sert à faire plaisir aux yeux. Mais toi et moi nous savons que notre art, que ce soit à travers nos champs, dessin ou peinture c’est pour nous guérir. Pour guérir notre âme brisée : par la vie, la société, par les gens que l’on aime. C’est une manière d’exprimer notre douleur éternellement incompris… » Moustapha était le seul être qui me comprenait vraiment dans ce monde, il était meilleur ami mon confident. On ne passait pas notre vie à nous droguais, son s’exprimaient, on se parlaient car on souffrait mais heureusement on se comprenaient. Maintenant qu’il est parti, je me sens toute seul. Je n’ai plus personne qui me comprend…
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