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871 Mots
Taylor ne savait pas pourquoi il avait dit pareille chose. Ou peut-être si. Le désir obscurcissait son jugement à nouveau.            Il se rappelait très bien où cela l’avait mené la dernière fois, mais il était à nouveau envahi par cette force puissante qui le poussait vers la jeune femme et dont il était incapable de lutter. Et pourtant, il luttait. Il luttait, là à l’instant, pour ne pas l’embrasser et la prendre dans ses bras, pour s’éloigner de son parfum et de son regard hébété où brillait un désir aussi fort que le sien.            C’était toujours là entre eux. - Ce serait une erreur, Taylor, murmura-t-elle la voix rauque. - Je sais, je sais, dit-il en se rapprochant d’elle. Comment arrivez-vous à me faire perdre mes moyens ? C’est incompréhensible. Il l’entendit gémir doucement et sentit son érection devenir plus dure. - Dieu ! J’ai envie de vous embrasser, Mia, et si vous ne voulez pas, je vous conseille de me dire non et de vous en aller. Car je serais bien tenté de vous retenir et d’essayer de vous convaincre. Par tous les moyens.            Mia déglutit et il ne put s’empêcher de scruter son cou gracile. Jamais, il n’avait désiré une femme autant que cette femme devant lui. Que ce soit dans une somptueuse robe ou dans son uniforme d’infirmière. Ses dernières semaines avaient été une torture. Une lutte entre son désir et sa raison et ses principes déjà bien érodés. Il l’avait regardé de loin, évoluée dans l’hôpital et chaque fois qu’elle se trouvait près d’un homme, il sentait la jalousie le tarauder. Et pourtant, il avait tenu parce qu’il savait que c’est ce qui devait être fait mais en ce moment, à cet instant, il ne se rappelait plus pourquoi il s’était efforcé à rester loin d’elle et même s’il devait le rester. Elle partirait dans quelque temps. Et, s’ils en profitaient ?            Cette idée avait à peine germé dans sa tête, qu’il se penchait vers elle pour poser un doux b****r sur ses lèvres. Il voulait lui donner le temps de se rétracter tant qu’il lui restait une petite once de raison, mais le gémissement qui s’échappa de la gorge de la jeune femme lui fut fatale. Il entendit juste le dossier qu’elle tenait encore en main tombée sur le sol de béton alors qu’elle se jetait contre lui pour approfondir leur b****r.            Avec ravissement, il l’accueillit dans ses bras pour la serrer contre lui. Il retrouvait enfin son corps chaud, ses formes généreuses, ses lèvres délicieuses, son parfum envoûtant. Fou de désir, il la poussa contre l’une des étagères, prenant en coupe son visage pour l’embrasser comme jamais.            Leur b****r était de feu, incontrôlables, décimant. Elle tira alternativement et frénétiquement sur sa chemise pour la sortir de son pantalon tout en tentant de dénouer sa cravate. Il la laissait faire occuper à jouer avec sa langue, ses mains parcourant son corps sur le tissu rugueux et fatigué. Il sourit contre ses lèvres qu’il abandonna pour tracer un sillon de b****r de son cou et son épaule. Il voulut lui ôter son haut mais elle l’arrêta. - Pas ici.                       - Si ici.            Elle secoua la tête tout le repoussant. - Mia, il est trop tard pour te rétracter. - Tu me forcerais ? - Bien sûr que non, dit-il en redressant la tête. Que penses-tu ?            Il se passa nerveusement la main dans les cheveux. - Ne t’en fais pas, Taylor. Je ne veux pas non plus arrêter, mais je dis juste, pas ici. - Et pourquoi pas ici ? Demanda-t-il en se repenchant vers elle. - À cause de ta jambe ? Il la regarda un moment, stupéfait.                                   - T'inquiètes-tu pour ma jambe ? Dit-il dans un rire, secrètement heureux qu’elle s’inquiète pour lui. Tu n’as pas à le faire, elle a connu pire, tu sais. - Je n’en doute pas, dit-elle avec un rire en lui prenant la main.            Ils revirent au bureau de Tim et Mia le poussa docilement vers la chaise dans laquelle il s’écroula. Il la regarda s’éloigner et il était prêt à se lever en la voyant se diriger vers la porte, mais se rassit lorsqu’il vit qu’elle fermait à clé pour revenir ensuite vers lui. - Ôte tes vêtements ? Lui ordonna-t-elle.            Il sourit presque en ôtant. Sa petite timide vierge était devenue une ingénue.            Il ôta ses lunettes, qui avaient miraculeusement tenu malgré leur b****r enfiévré, puis sa veste, cravate et chemise mais lorsqu’il commença à enlever son pantalon, il s’écria : - m***e ! Je n’ai pas de préservatif sur moi. - Ce n’est pas grave, je prends la pilule. - Mia, dit-il avec un sourire très tenté, mais il se devait de prendre des précautions.            Même si dans son cas, il en avait pris une radicale, il y a bien longtemps. - Ok, dit-elle en se dirigeant vers le bureau de Tim et en sortit un paquet de préservatif d’un tiroir.            Il la regarda en levant le sourcil interrogateur. - Il en vend aux membres du personnel. - Tient donc ! Merci pour l’info. - Ce n’est pas moi qui te l’ai dit. - Absolument, dit-il dans un sourire charmeur. Maintenant, enlève tes fringues, ma belle !
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