Mais ces jolis débats et contestations ne faisaient qu’aviver l’amour de Sigognac, qui ne songeait, en ce moment, à la dédaigneuse Yolande de Foix, non plus que si elle n’eût jamais existé. « Quoi que vous fassiez, mignonne, disait-il à son aimée, vous ne parviendrez pas à lasser ma constance. S’il le faut, j’attendrai que vos scrupules se soient dissipés d’eux-mêmes jusqu’à ce que vos beaux cheveux d’or se soient mués en cheveux d’argent. – Oh ! fit Isabelle, alors je serai un vrai remède d’amour et laide à épouvanter le plus fier courage ; j’aurais peur, en la récompensant, de punir votre fidélité. – Même à soixante ans vous garderez vos charmes comme la belle vieille de Maynard, répondit galamment Sigognac, car votre beauté vient de l’âme, qui est immortelle. – C’est égal, reprit la


