Quoique forcené de rage et outré de douleur, il fallut bien que Sigognac s’arrêtât, laissant son Isabelle si chère aux griffes de ce démon ; car il ne la pouvait secourir même avec l’aide d’Hérode et de Scapin qui, au bruit de la pistolade, étaient sautés à bas de la charrette, bien que le maraud de laquais tâchât à les retenir, se doutant de quelque algarade, mésaventure ou guet-apens. En quelques mots brefs et saccadés, Sigognac les mit au courant de l’enlèvement d’Isabelle et de tout ce qui s’était passé. « Il y a du Vallombreuse là-dessous, dit Hérode ; a-t-il eu vent de notre voyage au château de Pommereuil et nous a-t-il dressé cette embuscade ? ou bien cette comédie pour laquelle j’ai reçu des sommes n’était-elle qu’un stratagème destiné à nous attirer hors de la ville où de sembl


