Chapitre 195 La chambre de Dante était plongée dans une lumière tamisée, et Grace, incapable de trouver le sommeil depuis des heures, restait prostrée sur son lit. Tristan venait de partir, et Dante, fatigué, s’installa à sa place, observant silencieusement sa fille. Il s’assoupit quelques instants, réveillé par un souffle fragile. « Papa… » murmura Grace, sa voix empreinte d’une mélancolie nouvelle, différente de celle d’habitude. Dante ouvrit les yeux, encore engourdi par le sommeil, et croisa le regard de sa fille. Il y avait dans ses yeux une multitude de sentiments, un mélange de peur, de colère et de tendresse. Il comprit qu’il était temps de faire face à la vérité sans détour. Avant qu’il ne puisse parler, elle devança ses mots : « Y a-t-il vraiment une chance ? » Un frisson d


