Résumé du premier tome
Alors que la Guerre des Gaules commence, Gaius Falerius, jeune optione de 20 ans au sein de la VIIe légion, commence son initiation militaire, aux côtés de ses amis : Vibius, Faustus, Salone et Lucius. Son jumeau, Marcus, est général et dirige la cavalerie de César.
Peu à peu, ses convictions concernant les Gaulois s’effondrent une à une. Il comprend alors que la culture celte est tout aussi évoluée que la sienne. Lors de la bataille contre Arioviste, chef suève, Salone, l’un des amis de Gaius, perd la vie, en se noyant dans le Rhin et alors que l’ensemble du camp de la VIIe légion fête la victoire, les quatre camarades sont en deuil. Servius Dillius, un centurion acariâtre, vouant une haine inexplicable à Gaius vilipende ce dernier pour sa tristesse. Une altercation s’ensuit. Le jeune optione est puni pour avoir osé frapper un supérieur. Alors qu’il récupère de dix coups de fouets, Dillius vient le voir et lui expose le pourquoi de sa rancœur : Antonius Falerius, le père de Gaius, était jadis le supérieur de Dillius. Après un soulèvement en Helvétie, réprimé dans le sang, le Sénat demanda une enquête pour ces événements qui s’avérèrent fabriqués de toute pièce par Antonius et qui virent de nombreux innocents périr. Antonius s’en sortit, aidé par son ancien ami de chambrée, Jules César, alors que Servius Dillius paya le prix fort en se trouvant rétrogradé au simple rang de légionnaire.
Suite à cela, Gaius demande à son frère Marcus un transfert dans une troupe de cavalerie afin de ne plus avoir à supporter Dillius. Il est alors engagé, en compagnie de Lucius qu’il emmène avec lui, dans la Xe légion, la plus valeureuse de toutes. Jules César se tourne vers la Gaule Belgique qu’il souhaite soumettre pour faire taire toute velléité de résistance gauloise. Après une première bataille où une coalition belge est défaite, une nouvelle force se créé avec les Nerviens à leur tête et une bataille décisive se déroule près de la Sambre. Mis à mal, les Romains sont débordés et Jules César voit sa vie mise en danger. Sans l’intervention de Gaius il aurait sans doute péri. C’est à cette occasion qu’il fait la connaissance du garde du corps de César, un certain Leonidas Zacharias.
Peu à peu la vision idéalisée que se faisait Gaius du combat et du comportement de ses coreligionnaires est mise à mal. La guerre est sale et les Romains ne se comportent pas en libérateurs. Muté une fois encore au sein de la VIIe légion afin de diriger les cavaliers gaulois, Gaius se lie d’amitié avec un Roi issu du peuple ségusiave : Bepolitan. S’intégrant parfaitement parmi ceux qu’il considère désormais comme ses camarades, il se bat à leurs côtés. Lucius devient alors de plus en plus jaloux de cette amitié qu’il considère comme étant contre-nature. À ses yeux, un Romain ne peut fréquenter un Gaulois. Sa haine pour Gaius ne fait que croitre.
Après avoir soumis quasiment toute la Gaule et calmé les velléités des Germains, Jules César se tourne vers les Bretons qui habitent une île encore fort méconnue et surtout mystérieuse. Après une première tentative sans grand résultat, il lance un deuxième assaut. Devenus espions, Gaius et Bepolitan embarquent avec Leonidas Zacharias, leur chef pour aider le proconsul à hâter la défaite de Cassivellaunos, un roi breton.
De son côté, Marcus reçoit la visite d’un centurion qui lui fait d’étranges révélations sur son père : celui-ci aurait tenté de le faire assassiner pour que jamais il ne révèle ce qui s’est passé en Helvétie, à savoir la livraison à Rome d’un colis hautement important. Hélas l’homme est tué avant que Marcus ne puisse en savoir davantage. La seule piste qu’il possède est le nom de deux autres soldats ayant servi Antonius Falerius à cette époque. Marcus se jure de poursuivre cette quête dès qu’il sera revenu de son périple en Bretagne, profitant allégrement de ses nouveaux dons mystérieusement apparus : une ouïe et un odorat décuplé. Se croyant béni des dieux, il vogue toujours sur les vagues d’un succès facile.
Gaius et Bepolitan ont commencé leur carrière d’espion auprès de Leonidas Zacharias qui leur révèle ainsi sa véritable fonction. Choisis par ce dernier, ils permettent à César de remporter une belle victoire sur les Morins. À son tour Gaius voit son ouïe et son odorat devenir plus puissants, sans oublier un rêve omniprésent qui l’emmène dans une bâtisse qu’il croit reconnaître, à mille lieux de sa domus romaine. Il se voit également dans la peau d’un loup. Très inquiet, il est rassuré par Leonidas qui lui dit que tout cela a une explication logique, explication qu’il promet de lui fournir dès qu’ils seront revenus de Bretagne. Gaius dupe Cassivellaunos afin de le faire tomber lui et son peuple. La Bretagne est à son tour vaincue.
Alors que Marcus voit disparaître les deux témoins clés du passé trouble de son père, tués par une main mystérieuse, Bepolitan, Gaius et Leonidas sont envoyés chez les Eburons afin de livrer leur Roi, Ambiorix, à Jules César. Celui-ci a massacré une légion romaine et est parvenu à liguer une partie de la Gaule Belgique contre Rome. Mais Gaius tombe éperdument amoureux de la belle Niamh, fille d’Ambiorix et met à mal la mission des trois compères, alors que Lucius, au comble de la jalousie, décide d’abattre une bonne fois pour toute son ancien ami : il convainc son supérieur de faire arrêter les trois espions, les accusant de trahison. En effet, lors du siège du camp romain de Cicéron, les Eburons et leurs alliés se sont montrés particulièrement ingénieux et organisés. Il est tout à fait envisageable qu’ils aient améliorés leurs tactiques grâce à l’appui de Romains.
Gaius apprend la vérité quant à son identité, de la bouche de Leonidas : il est descendant d’un lycanthrope et en tant que tel il doit faire un choix. Soit il accepte cet héritage qui fait de lui le protecteur des grands et de l’équilibre de ce monde, gagnant l’immortalité. Soit il refuse et il redevient un humain. Encore indécis, il est sur le point d’accepter quand qu’il se fait emprisonner avec ses amis.
Laissant Niamh derrière lui, désespérée d’avoir appris l’identité réelle de celui qu’elle aime, ils sont torturés. Bepolitan meurt suite à ces coups incessants, alors que ses deux amis n’espèrent plus qu’une chose : que Jules César revienne enfin en Gaule afin de mettre un terme à leur calvaire.