Chapitre Vingt-Trois Je flotte sans corps et je fixe Beatrice qui réanime mon corps et dit : — Ce n’est pas passé loin, mais vous ferez de fantastiques gardes du corps pour ce qui va suivre. Il y a donc un bon côté des choses. Pour moi. Elle s’avance vers mon corps et sort le couteau. Puis elle arrache la lance du torse d’Ariel. Je reviens à moi sur le sol. Ariel me tend la main. Elle est en vie. Je suis en vie. Mais comment ? Bien sûr. C’était une autre vision. La balle m’a assommée et comme au studio télé, j’ai vu le futur proche. J’avais raison de m’inquiéter des effets papillon. La vision de la réunion du Conseil a changé mon avenir, et je peux être tuée. Le seul côté positif est que si nous survivons les quelques minutes qui suivent, il y a une chance pour que l’avenir soi


