Chapitre Vingt-Quatre Je me relâche et je sens les mains des cadavres sur mes bras se détendre. Beatrice a sans doute besoin d’eux pour gérer Ariel qui a presque réussi à s’échapper. Je baisse les yeux, mais cette fois, je ne vois pas de sang étalé sur la poche de mon chemisier. Manifestement, Beatrice n’a pas vu le petit mouvement qui était caché par mon bond. Voici ce que j’ai fait : j’ai discrètement sorti mon fidèle paquet de cartes et je l’ai caché dans la poche de mon chemisier, juste au cas où l’avenir s’entêterait, ce qui a été le cas. Le couteau ne pouvait pas traverser la barrière que j’ai créée… même Ariel n’est pas assez forte pour percer plus de la moitié des cartes dans un paquet. Je ne connais pas la différence entre poignarder un paquet de cartes et une cage thoracique


