de Victor à Gabrielle

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de Victor à GabrielleBruxelles, vendredi 4 juin 1897 Gabrielle, Ton Victor est désolé. Je suis désolé. Sincèrement. Tu as raison, je suis un butor. Je te demande de me pardonner. Je n’étais pas très frais quand je t’ai écrit. Je pense même que je n’avais pas complètement dessoûlé de la veille. Je n’ai pas voulu t’humilier, loin de là ! Je t’aime beaucoup, Gabrielle. Pas seulement parce que je garde de nos moments passés à l’horizontale un très bon, très doux souvenir. Tu es une des rares à avoir compris que j’étais incapable de preuves, de serments, de promesses… Sarah est comme moi. Infoutue de s’asservir à la dictature de la fidélité. Nous ne sommes pas des prédateurs pour autant. Pourquoi a-t-on fait d’un exercice de réelle salubrité quelque chose qui rime forcément avec perversit

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