de Gabrielle à VictorParis, dimanche 6 juin 1897 Mon cher Victor Ce que j’en dis c’est un peu ce que je disais dans ma dernière lettre : va te faire foutre, Victor ! Je te remercie de tes cours d’hédonisme et si j’ai besoin d’un guide de vie épicurienne, je ne manquerai pas de faire appel à toi. Moi aussi je suis libre, figure-toi. Libre de t’envoyer paître, toi, avec ta grande, ta merveilleuse, ta sublimissime Sarah. Mais comme je suis très frivole, j’ai aussi très envie de m’amuser. Alors, puisque tu as gagné plein de sous dans tes tournées je suggère que tu m’emmènes déjeuner dimanche au Café de la Paix en face de l’Opéra et après je verrai si je te pardonne. Ou pas ! D’accord ? Gabrielle


