de Victor à GabrielleBelle-Île, jeudi 17 juin 1897 Toc-toc ! Il y a quelqu’un dans la boîte aux lettres ? Voici près de quinze jours que je t’ai envoyé mon petit mot et tu ne me réponds pas. Pourtant le courrier arrive jusqu’ici. Louise Abbéma en reçoit régulièrement. Ce matin, je lui ai demandé si toutes ses lettres venaient d’un amoureux. Elle m’a répondu avec un petit sourire en coin : « Vous ne croyez pas si bien dire, Victor ! » Georges Clairin, l’autre peintre invité ici, en a lâché son pinceau ! Imaginer Louise Abbéma dans les bras d’un homme est un spectacle particulièrement réjouissant. Tout en elle est tellement masculin que je m’étonne toujours qu’elle n’ait pas de moustache. Bon ! Revenons-en à ton silence. Je sais que tu joues en ce moment, donc tu n’es pas partie de Par


