de Gabrielle à Victor

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de Gabrielle à VictorVictor Meysonnier Chez Mademoiselle Sarah Bernhardt à Belle-Île-en-Mer… Paris, dimanche 20 juin 1897 Oui, je t’en veux. Je t’en veux de n’être pas venu ce fameux dimanche. Je t’en veux d’avoir préféré partir rejoindre l’incomparable étoile dans son île. Je t’en veux de t’aimer assez pour faire semblant que je m’en fiche toutes les fois où tu me contraries. Ta légèreté se confond un peu trop souvent avec de la grossièreté. C’est bien joli, cette désinvolture que tu affiches, mais les autres aussi ont quelque chose à t’apporter et t’en foutre ne te fait pas beaucoup avancer, au contraire de ce que tu crois. Tu penses que ton opportunisme va servir tes ambitions, mais il ne fait que t’isoler un peu plus. La réussite est un leurre si tu ne peux compter que sur toi.

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