de Louise Abbéma à Jean Mounet-SullyParis, dimanche 25 avril 1897 Pauvre Mounet, je vous sens perdu ! Pour vous rassurer – ou pas ? – je vais vous dire que vos doutes quant à la capacité de prendre du plaisir pour Sarah peuvent être levés. C’est peut-être justement ce qui peut nous inquiéter quant à la possible réintroduction (oh ! pardon pour ce jeu de mots qui pourrait offenser votre pudeur…) de Victor auprès de Sarah. Je m’amuse à vous énerver, mais c’est davantage par gaillardise que par méchanceté. Je vous remercie d’avoir mis un peu de votre intelligence dans votre dernière lettre, même s’il vous reste pas mal d’efforts à accomplir pour comprendre que le monde ne se résume pas à l’étude de grands classiques et des grands sentiments. Cependant, vous qui aimez les beaux textes, lisez


