de Jean Mounet-Sully à Louise Abbéma

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de Jean Mounet-Sully à Louise AbbémaParis, mardi 4 mai 1897 Louise, votre colère me fait du bien. J’ai pour Marie Colombier un sentiment proche de la haine. Je me suis découvert capable de meurtre le jour où j’ai eu son livre Sarah Barnum entre les mains. Et j’ai eu pour Maurice un peu de reconnaissance, car même si, quand il a débarqué chez Marie pour lui casser rien moins que la figure, il n’a pas été plus loin que le : « Vous n’êtes qu’une fille, vous injuriez maman… » Il a au moins essayé de lui faire payer son ignominie. Ce que j’aurais dû faire moi aussi dès la lecture des premiers chapitres de ce torchon. Comment peut-on imaginer que quelqu’un qui se prétend votre amie, avec qui vous partagez des moments de vie intime, puisse jeter en pâture au public des morceaux de vous, ma

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