de Louise Abbéma à Jean Mounet-SullyParis, dimanche 9 mai 1897 Je sais ce dont vous parlez. Beaucoup ne la voient qu’en représentation permanente, mais elle a aussi parfois des creux si terribles que je me demande toujours où elle trouve l’énergie de remonter la pente. Bien sûr qu’elle se nourrit de l’adoration de son public, mais ça ne suffit pas à expliquer sa force. Elle a réussi à donner d’elle l’image d’une femme flamboyante, excentrique, au prénom qui caresse et au nom qui cravache. Elle est cependant très bien parvenue à établir une distance entre elle et la « Divine » qu’elle ne fait qu’interpréter. Je me souviens d’un jour où en sortant d’une représentation de Phèdre au cours de laquelle elle avait inondé les loges et le parterre des pleurs des spectateurs, les étudiants étaie


