de Jean Mounet-Sully à Louise Abbéma

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de Jean Mounet-Sully à Louise AbbémaParis, mercredi 12 mai 1897 Mais qui est-elle cette femme pour oser porter des jugements sur ma vie ? Cette grande prêtresse de la débauche, cette courtisane enfiévrée, cette championne de l’infidélité ! Madame Sarah ose donner des leçons parce qu’elle est restée mariée – et soi-disant fidèle jusqu’à sa mort – à un homme – si on peut nommer ainsi un déchet humain tel que Damala. Que sait-elle des drames qui se jouent en dehors de sa petite existence ? De quel droit peut-elle proférer des absurdités aussi mensongères ? Se mêler de la souffrance des gens qui essaient de survivre envers et contre tout. Si je n’étais autant en colère, j’aurais honte pour elle, savez-vous ? Que je suis bête de m’être ainsi préoccupé d’elle, de lui avoir gardé autant d’amo

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