de Louise Abbéma à Jean Mounet-Sully

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de Louise Abbéma à Jean Mounet-SullyParis, jeudi 13 mai 1897 Richepin m’a raconté, sans me donner de détails, le drame de votre existence. Je suis sincèrement désolée de n’en avoir rien su auparavant. Du coup, j’ai un peu honte de la façon brutale dont je vous ai relaté la colère de Sarah. Je ne comprends d’ailleurs toujours pas pourquoi il y avait une telle fureur dans ses propos d’autant que cela ne lui ressemble pas de critiquer les gens, et encore moins sévèrement. Vous avez parfaitement raison de trouver inacceptable le droit qu’elle s’arroge de vous juger avec cette férocité. Votre vie privée ne regarde que vous. Vous et votre femme. L’histoire de chacun se transforme au fil des années et dans tout cheminement, il y a des passages difficiles. Quand on fait la route à deux, c’est en

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