XIVNous sommes à un tournant de l’enquête. Certes, aucune certitude ne valide ma supputation, mais j’ai bon espoir de clore rapidement ce dossier. Me basant sur mon expérience professionnelle, je sais que les affaires criminelles sont divisés en deux grandes catégories qui, elles-mêmes, se divisent en sous-catégories. Si la mort n’était pas préméditée, on peut évoquer la faute à pas de chance, qui aurait voulu que Viviane Ricordel ait été au mauvais endroit au mauvais moment, victime d’un tueur en série au motif indécelable, ou d’un fou qui aurait choisi sa cible au hasard, ou encore d’un événement totalement imprévisible mais qu’un enchaînement de faits a rendu inéluctable. Le meurtre serait alors quasi inexplicable. Il faut aux fins limiers faire montre d’opiniâtreté. Il arrive cependant


