II - Le pain d’or

1612 Mots

II Le pain d’or – Ton histoire est brutale, mon fils, dit la grand-mère ; c’est un récit d’étudiants, ce n’est pas un vrai conte. Ceux dont on m’a bercée dans mon enfance étaient plus gracieux, plus poétiques et plus vrais. – Contez, grand-mère ; nous vous écoutons. L’aïeule arrêta le rouet, dressa la quenouille, et, levant une main tremblante, nous dit : LE PAIN D'OR. Il y avait une fois une veuve qui avait une très belle fille. La mère était humble et modeste ; la fille, Marienka, était l’orgueil même. Les prétendants venaient de tous côtés, aucun ne lui convenait ; plus on s’efforçait de lui plaire, plus elle était dédaigneuse. Une nuit que la pauvre mère ne dormait pas, elle prit au mur son chapelet et se mit à prier pour le salut de celle qui lui donnait plus d’un souci. Marienk

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER