VI Les douze mois – C’est votre tour, mademoiselle, dis-je à Cathinka. – Et ensuite ce sera le vôtre, me répondit-elle ; on doit faire de si beaux contes à Paris. En attendant, voici mon récit. LES DOUZE MOIS. Il y avait une fois une paysanne qui était restée veuve avec deux enfants. L’aînée, qui n’était que la belle-fille, se nommait Dobrunka ; la seconde, qui était aussi méchante que sa mère, s’appelait Zloboga. La paysanne adorait sa fille, mais elle avait Dobrunka en horreur, simplement parce que Dobrunka était aussi belle que sa sœur était laide. La bonne Dobrunka ne savait même pas qu’elle était jolie ; aussi ne pouvait-elle pas s’expliquer pourquoi sa belle-mère entrait en fureur rien qu’en la voyant. C’était la pauvre enfant qui faisait tout dans la maison ; à elle de balayer,


