V Les oies du bon Dieu Tandis que Wentzel nous contait les aventures de Sswanda, je m’amusais à regarder Nanynka. Debout, en face de moi, les bras croisés, les yeux fixés sur le conteur, elle ne perdait pas un mot de ce récit fait dans une langue qu’elle n’entendait pas. L’histoire de Sswanda n’était pas nouvelle pour la grande fille ; chaque fois que revenait le nom du héros, elle faisait des mines effroyables, comme pour me montrer qu’elle aussi était de la maison et qu’elle avait sa part de nos plaisirs. – À la santé de Wentzel ! dit Stéphane, et maintenant à qui la parole ? – À Nanynka, dis-je enlevant mon verre ; elle doit savoir quelque beau conte ; Stéphane, vous me le traduirez. – Bravo ! dit Stéphane. Et il se fit mon interprète auprès de la servante étonnée. Narynka rougit


