Chapitre XXVIII Lorsque Sainte-Austreberthe avait quitté M. de Mériolle, celui-ci était resté stupéfait sur la route, hésitant et perplexe. Que devait-il faire ? que pouvait-il faire ? Son premier mouvement avait été de courir après le vicomte et de le retenir n’importe comment ; de force, s’il le fallait. Il était plus vigoureux que Sainte-Austreberthe ; une fois qu’il le tiendrait au collet, il l’empêcherait bien d’avancer. Mais déjà la voiture s’était éloignée au trot de ses deux chevaux ; il ne la rejoindrait pas dans la montée, même en courant, et courir était ridicule pour un homme comme lui, M. de Mériolle de Brossac de Gaudens. Se jeter à la tête des chevaux et les arrêter était héroïque, mais courir derrière une voiture n’était pas correct. Il y a des choses qu’un homme du mond


