Chapitre XXIV Un ambassadeur se mettant en route pour aller négocier un mariage qui doit assurer la prospérité de deux grands empires n’eût pas été plus fier que M. de Mériolle, lorsqu’il partit pour Pressac, chargé des intérêts de Sainte-Austreberthe. Tout d’abord il s’était senti effrayé à l’idée de traiter cette affaire avec madame Donis ; il y avait là quelque chose d’insolite et de contraire aux usages qui devait éveiller l’inquiétude de celle-ci. N’allait-elle pas se demander qui avait déterminé le choix d’un pareil négociateur ? Mais Sainte-Austreberthe l’avait bien vite rassuré. Il ne s’agissait point d’une demande officielle ; car, pour une demande de ce genre, la finesse et l’habileté sont inutiles : on va droit son chemin et l’on attend une réponse, par oui ou par non, à la qu


