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1526 Mots
18 ans plus tôt PVD de Nicolas Je suis enfin de retour à Madrid! Qu'est-ce que la maison m'avait manquée! Ça en a tout de même valu la peine car j'ai enfin eu mon diplôme et c'est le cœur en paix que mon père pourra me céder sa place à l'entreprise familiale. L'accueil a été chaleureux mais je ne suis pas totalement satisfait car ma sœur n'est pas là. À ce qu'il paraît, elle est chez une copine. J'espère pour elle que sa copine soit malade parce que personne n'a le droit de me priver de ma petite sœur. Je me lève de la table alors que tout le monde me regarde avec admiration. - Padre, madre, je reviens bientôt, je vais chercher Marlène. Vous dîtes qu'elle est chez une copine, où habite cette dernière? - Tu nous quittes déjà? On vient à peine de commencer! s'exclame ma mère - Vous ne remarquerez même pas mon absence, je ferai vite - Mais.... - Juste le temps de récupérer Marlène Elle soupire. - C'est dans un quartier pas trop loin. Tu te souviens du salon de Pedro? La maison d'en face mi hijo - Gracias madre - Attends! Je vais t'emballer une part de gâteau pour elle, c'est une fille très gentille tu sais? Elle s'appelle Caroline. Elle travaille pour...... Je lève les yeux au ciel. Que me importa qu'elle soit gentille ou qu'elle s'appelle Caroline? Cette fille vient de me priver de ma sœur! - Mama, je n'ai pas que ça à faire - Je vais me dépêcher et puis je suis sûre qu'elle appréciera ... Je n'ai pas eu de mal à trouver la maison. Rien n'a pratiquement changé depuis mon départ. Je regarde les alentours. Dans mon égarement, je manque de renverser une jeune femme. Les pneus grincent sur la chaussée suite à mon freinage précipité. Elle reste un moment figée devant la voiture. Les vitres sont teintées, elle ne me voit pas, mais nos regards se soudent. Elle tourne enfin les talons. Après qu'elle soit disparue, je me gare, j'ouvre la portière, prend le gâteau qui a été un peu déformé car lorsque j'ai freiné, il est tombé et me dirige vers la maison de la dite Caroline. Je frappe. Au bout d'un instant, quelqu'un ouvre. -Caro, tu es déjà de... La silhouette de ma sœur apparaît. Lorsqu'elle voit que c'est moi, elle reste un moment figée puis me saute dessus. -Nicolas! Tu n'étais pas censé arriver à 22:00? Si j'avais su..... - J'ai pris un raccourci parce que je voulais être auprès de ma famille le plus tôt que possible, mais à ce qu'il paraît je n'ai pas manqué à quelqu'un - Oh mais arrêtes de dire n'importe quoi, je suis juste.... Nous sommes interrompus par l'ouverture de la porte. - Marlène, tu ne devineras jamais ce qui vient de m'arriver. Un abruti qui n'a pas apparemment pas décroché son permis à failli me heurter avec sa.... Elle lève enfin la tête et me remarque. C'est la jeune femme de tout à l'heure. Elle écarquille les yeux. Alors comme ça je suis un abruti qui n'a pas décroché son permis? Je suis touché. Peut-être que j'aurais finalement mieux fait de la renverser. - Oh mon Dieu! Je vous ai interrompu? Je vous demande.... - Qu'est-ce tu racontes? Intervient ma sœur. C'est chez toi ici Elle sourit timidement. Puis me regarde. - Non mais quelle idiote je fais, dit ma sœur en se frappant le front de sa paume. Caroline, je te présente mon frère Nicolas. Nicolas, Caroline - Enchantée, me dit Caroline en me tendant la main Je regarde sa main tendue. Je ne vais pas la serrer. Je n'ai pas digéré le fait qu'elle m'ait traité d'abruti. Au bout de quelques secondes, elle range sa main, mal à l'aise. L'atmosphère devient tout à coup pesante. Afin d'y mettre fin, ma sœur annonce notre départ. - Bon benh, on va y aller là. On se voit dans quelques jours? À plus Caro Elles se font la bise. Caroline nous raccompagne jusqu'à la porte. Lorsque j'arrive à sa hauteur, je lui rend alors le gâteau. - Tenez, c'est pour vous. Malheureusement l'abruti sans permis l'a un peu écrasé en essayant de ne pas vous renverser tout à l'heure Elle écarquille les yeux, le rouge lui est monté aux joues. Au bout d'un certain nombre de temps, elle tend la main et prend le gâteau en tremblant. Avant qu'elle n'ait eu le temps de dire quoi que ce soit, je tourne les talons sous le regard réprobateur de ma sœur. Le trajet vers la voiture se fait silencieusement mais une fois à l'intérieur, Marlène explose. - Est-ce que c'était vraiment nécessaire? Tes vitres sont teintées, comment aurait-elle pu savoir que c'était toi! Tu n'étais pas obligé de... - Callate ! Elle sursaute. - Je ne vais pas me disputer avec toi à cause de cette fille et pour te répondre, elle n'avait pas à savoir que c'était moi; on ne manque pas de respect à un inconnu sur des arguments infondés Elle va pour répliquer, mais je la devance. - La discussion est close hermanita Elle soupire, vaincue mais elle ne s'abstient pas de me lancer un autre regard réprobateur. ... On s'est rapidement réconciliés. Il faut dire qu'on est très proches tous les deux. J'ai hâte d'être à demain. Mon père me fera visiter les lieux, me donnera les rênes pendant quelques jours pour voir comment je me débrouille puis organisera une réception afin de me présenter aux importantes figures dans le monde des affaires. Je suis actuellement couché sur le gazon avec ma sœur. Depuis tous petits, on aimait regarder les étoiles en racontant des blagues. C'est tellement apaisant! -Tu te souviens de la fois où on voulait faire des avions mais qu'on était à court de papier? Me demande-t-elle - On est allé au bureau de papa et on a pris ses contrats! Nous éclatons de rire. - T'aurais dû voir sa tête lorsque les négociateurs étaient là et qu'il s'est rendu compte de ce qu'on a fait - Ce sont les peaux de nos fesses qui ont payé après Elle se tourne vers moi et pose la tête sur mon torse. - Le bon vieux temps! J'ai envie de recommencer Je souris. - Cette fois, ce sera sans moi petite sœur Elle se lève pour s'assoir, prend un air dramatique, met la main sur son cœur et commence à chanter. - Trahison..... Disgrâce! .........Trahison..... Disgraaaaaaace! Cette fois je ris à gorge déployée. - Imagines ce que papa dirait s'il trouvait le futur PDG entrain de déformer des contrats pour fabriquer des avions Elle respire un grand coup, puis, imitant la voix de mon père, elle commence: - Quel sens de responsabilité tu as mon fils! Tu vois Anne-Sophie (notre mère) ? J'aurais mieux fait de jeter mon argent par la fenêtre.... Mon père sort au même instant, il s'approche, mais je ne dis rien à Marlène. J'ai trop envie de voir sa réaction. -..... Tu devrais plutôt prendre exemple sur ta sœur, elle au moins sait.... - C'est vraiment comme ça que je parle? Marlène sursaute. Elle écarquille les yeux puis me fusille du regard. Je lui offre mon plus beau sourire. Elle se tourne vers mon père. - Padre! On parlait justement de vous. Mon père croise les bras sur son torse. - C'est ce que je crois avoir remarqué Marlène Ma sœur rougit, elle baisse la tête et commence à jouer nerveusement avec ses doigts. - Je vous conseille d'aller vous coucher ma fille car je crois que vous avez eu une journée difficile et que cela vous fait divaguer Elle hoche la tête après quoi elle me souffle un léger bonne nuit pour finalement se diriger vers la maison. Ça a toujours été comme ça: Marlène est le démon et moi l'ange. Elle a toujours su me faire rire. Mon père s'approche de moi. - J'étais venu te parler. Tu devrais aller te coucher, demain sera une longue journée - J'ai l'habitude padre. De quoi vouliez-vous me parler? Il hésite, mais au bout d'un instant, il se lance: - Mi hijo, tu as 29 ans. Et si tout se passe bien, dans 2 semaines, tu seras officiellement le nouveau PDG de l'entreprise..... - Vas droit au but, je t'en prie - N'as-tu pas pensé à trouver une compagne? - Est-ce nécessaire? - Non, bien-sûr que non! Mais si tu meures, qui... - Si je meure, il y a Marlène padre - Ta sœur est comment dire?... Trop distraite, elle aime trop rigoler Je souffle. Je sais d'avance que cela va se terminer en dispute si je n'y mets pas un terme dès maintenant. - Comme tu viens de le dire, demain sera une longue journée. Par conséquent, je vais dormir padre. Bonne soirée - Bonne soirée mi hijo, réfléchis-y. La nuit porte conseil  Je monte à mon tour dans ma chambre sans tenir compte de la dernière phrase de mon père. De mon côté, la nuit ne porte pas conseil, mais du repos. Je me couche, puis, dans quelques secondes, le sommeil m'emporte.
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