Chapitre 23

1165 Mots
Après avoir visité Adaline dans la salle des soins intensifs, je me rendis dans les chambres de chacun de mes patients. Et comme je l'avais imaginé, tous dormaient encore. Puisqu'ils dormaient tous, je laissai des instructions aux infirmiers de garde qui étaient sous mon commandement. Je voulais profiter de cela pour rentrer chez moi, prendre une douche, manger et revenir. Je classai donc les documents de mon bureau et je m'en allai. Pendant que je me rendais dans le parking, je me souvins que je n'avais pas parlé à mon père le jour précédant. Il devait sûrement être très inquiet pour moi. Je pris ma voiture et direction la maison. Heureusement pour moi, il faisait encore très tôt et il n'y avait aucun bouchon sur la route. Pendant que je conduisais, je reçu un coup de fil. C'était Rose. Elle s'inquiétait pour moi et voulait savoir comment j'allais. C'était une belle intention de sa part. Elle s'inquiétait pour ma santé plus que moi même. Elle me fit même lui promettre que je mangerais en rentrant. Notre discussion fut brève car j'étais au volant. Ça me faisait néanmoins du bien d'avoir quelqu'un qui se souciait de moi en permanence. C'est vrai que mon père le faisait aussi constamment mais c'était différent quand c'était Rose qui s'inquiétait. De toutes façons, je devais l'appeler aussitôt que j'arriverais chez moi. Mais pendant que j'étais là dans ma voiture à conduire, mes pensées se dissipèrent et je ne pu m'empêcher de repenser à ce rêve que je faisais depuis deux nuits consécutives. Je ne comprenais pas ce qui se passait et je détestais rester dans le flou. J'étais intrigué par ce rêve. L'autre chose qui m'intriguait était l'état de santé d'Adaline. J'avais eu beau fouiller toute la nuit mais tout était parfait. Et il n'y avait rien dans le nouveau traitement qui pouvait lui avoir causé une telle réaction. Jamais encore en 25 ans de maladie, son cœur n'avait été touché. Qu'elle se réveille de ce coma serait une bonne chose. Mais nul ne savait quelles seraient les conséquences de ce trouble cardiaque. Je ne pouvais m'empêcher de penser à cette chère Adaline. Je voulais qu'elle se batte pour sa vie, je voulais qu'elle se batte pour son fils. Et toutes le ms fois où j'étais allé là voir aux soins intensifs, j'avais pris le soin de lui murmurer à l'oreille. Je disais ceci: " Adaline, battez vous pour votre vie, battez vous pour votre fils". Je savais très bien qu'elle pouvait m'entendre et c'est la raison pour laquelle je le faisais. Elle devait se battre fort car il était hors de question que son fils retrouve sa mère perdue décédée. Elle devait absolument être là pour son fils et elle devait lui expliquer les raisons de son départ. Adaline ne pouvait pas mourir sans avoir tout mis au clair avec sa famille. Mais pendant que je pensais et repensais à cette histoire, je finis par comprendre ce qui avait pu arriver à Adaline. Mais oui, pourquoi n'en avions nous pas pensé plus tôt ! Adaline avait été victime de stress. Mon hypothèse était toute fondée. C'était un pas de géant pour elle de faire rechercher sa famille. Et ça faisait plusieurs semaines que le détective n'avait donné aucune nouvelles. C'était donc normal qu'elle sombre dans le stress. En y pensant bien, tout était de ma faute, j'aurais dû remarquer cela. Et quand j'y repensais bien, Adaline présentait des signes de stress ces dernières semaines. En l'examinant, je m'étais dit que c'était peut-être dû à son traitement. Donc, j'avais pris le soin de changer son traitement. Mais je me rendis compte qu'en faite, le problème ne venait pas de là. Il venait du stress qu'elle s'infligeait à elle même. La majorité des gens ne le savent pas mais le stress est la plus grande cause de mortalité dans le monde. Le stress est très dangereuse car il nous affaiblit et rend notre système immunitaire vulnérable. Et quand le système immunitaire devient vulnérable, le sujet se retrouve exposé à toutes sortes maladie. Et c'était plus compliqué pour Adaline car elle était déjà malade. Et tout était de ma faute car j'étais son médecin, elle était sous ma responsabilité. J'arrivai à la maison et la première chose que je fis fut de prendre une longue douche chaude... J'en avais vraiment besoin. Tout de suite après avoir pris mon bain, mon téléphone sonna, c'était mon père. - Allô fiston. - Bonjour papa, comment te portes tu? - C'est à toi de me dire comment est ce que tu te portes. Je n'ai même pas eu de tes nouvelles hier. - Je suis vraiment désolée mais j'ai eu un gros souci au centre hier et j'y suis resté pour travailler toute la nuit. - Je comprends mais quand tu me laisses sans nouvelles, je m'inquiète. - Je suis vraiment désolé. - Ce n'est pas grave. Tu t'es quand même nourri hier? Il ne faudrait pas que le médecin tombe malade parce qu'il ne prend pas soin de lui. - Quelle mère poule tu fais papa! - Un peu de respect jeune homme. Prend soin de toi, on ne peut pas discuter longtemps parce que j'ai des choses à faire et je sais que toi aussi, prend grand soin de toi. - Prend soin de toi aussi, je t'aime papa. - Je t'aime aussi gamin. Ah! Qu'est ce que je me sentais bien après ce coup de fil! Il faut dire qu'il n'y avait que mon père pour savoir calmer. Le simple fait de lui parler me procurait toujours beaucoup de sérénité. J'étais enfin propre mais j'avais très faim. J'allai donc à la cuisine pour me préparer un petit quelque chose. Je devais me dépêcher car je devais me rendre au centre. Pendant que je cuisinais, je passai un petit coup de fil à Rose. Elle aussi s'inquiétait beaucoup pour moi. On discuta longtemps au téléphone. On parlait de tout et de rien. C'était ce genre de conversations futiles qu'avaient souvent les amoureux. On ne parlait pas de choses importantes, mais ces conversations avaient le don de déstresser. Rose et moi étions restés au bout du fil pendant longtemps, je cuisinais en lui parlant, je mangeais aussi en lui parlant. Mais quand on termina, je montai dans ma chambre me préparer car une autre longue journée m'attendait. J'espérais néanmoins trouver Adaline déjà réveillée de son coma. Il était aussi nécessaire que je change son traitement après son réveil. En voyant, ce qui arrivait à mes patients, une idée me traversa l'esprit. La vie au centre pour les patients étaient difficiles et ils n'étaient pas du tout heureux. Il fallait qu'on améliore leurs conditions de vie au centre. Mon idée était qu'on crée des activités pour mieux les occuper. Je me disais que cela serait une bonne idée, ça éloignera d'eux le stress. C'était une idée géniale que j'avais eu là. Il fallait juste que je la rende présentable et que je la présente à la prochaine session du conseil du centre. J'étais prêt pour retourner au centre.
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