chapitre 24

1402 Mots
Après 20 minutes de route, j'étais déjà au centre. Il n'y avait pas eu de bouchons ce matin là. L'heure de pointe était déjà passée et les routes étaient libres. C'est aux environs de 9 heures que j'arrivai au centre ce matin là. Les infirmiers de garde n'étaient plus là mais ils avaient laissé leur rapport sur mon bureau. Je m'installai dans mon bureau afin de lire le rapport des infirmiers. Rien de particulier ne s'était passé durant mon absence mais l'état d'Adaline n'avait connu aucun changement. Elle était toujours inconsciente. Après avoir visité chacun de mes patients, je restai dans mon bureau afin de préparer ma suggestion. J'avais bien l'intention de développer l'idée que j'avais eu et de la présenter au conseil lors de la session qui aurait lieu le lendemain. Cette idée me semblait très bonne. Si le conseil la validait, cela serait à l'avantage des patients internes et aussi des médecins. Ça nous permettrait de mieux épanouir nos patients. Comme activités, je me disais qu'il pourrait y avoir des séances de sports avec un coach sportif pour nos patients internes. Il pourrait aussi avoir des activités comme le jardinage, la danse, le chant et j'en passe. C'est vrai que le centre n'était pas une maison de repos mais ce n'était pas non plus un cimetière. Toutes ces activités permettraient aux patients d'être plus joyeux et ainsi, ils ne se laisseraient plus envahir par le stress aussi facilement. J'avais structuré et saisis mon idée pour en faire une présentation le moment venu. La journée se déroula sans aucun problème. On espérait tous qu'Adaline s'en sorte sans aucunes séquelles. Tellement de choses se passaient dans ma vie que je ne savais plus du tout où mettre la tête. Mais ma priorité était toujours mon travail et mes patients. Pendant que j'étais dans mon bureau à préparer ma présentation, mon téléphone sonna. C'était Rémy, le détective. Quand je vis son numéro s'afficher, je fus saisi d'une panoplie d'émotions simultanées. J'étais à la fois heureux et inquiet de savoir qu'il m'appelait. J'étais heureux car je savais que ce coup de fil signifiait la fin de la longue attente. Et j'étais à la fois inquiet car j'appréhendais ce qu'il me dirait. Je n'avais aucune idée de ce qu'il avait trouvé ou non mais j'étais sûr d'une chose, c'était que ce coup de fil signifiait le début d'une nouvelle vie pour Adaline et pour moi. Je me dépêchai donc de décrocher à cet appel. - Bonjour docteur, j'espère que vous allez bien. - Bonjour Rémy, j'ai connu mieux. Et vous, comment vous allez? - Ça va. Mais je ne vous appelle pas pour bavarder. J'ai terminé mon travail et j'aimerais vous rencontrer ainsi que votre patiente afin de faire un rapport. - Est ce que votre rapport est tout à notre avantage ? - Tout ce que je peux vous dire pour le moment, c'est que vous serez surpris. Quand pourrai-je vous rencontrer ? - En fait, ma patiente est en soins intensifs dans un état critique. Mais moi, je suis disponible tous les jours de la semaine. - J'en suis vraiment navré. J'espère de tout cœur qu'elle s'en remettra car elle devra impérativement être mise au courant de ce que j'ai découvert sur sa famille. J'aurais aimé vous parler à tous les deux à la fois mais je vous parlerez à vous puisqu'elle n'est pas valide. Cela veut donc dire que vous êtes disponible ce soir? - Effectivement, mais je débauche dans deux heures tout au plus. - Je pourrai donc vous rencontrer chez vous car j'aimerais qu'on discute dans un endroit où vous serez à l'aise. - Je vous envoie donc mon adresse par SMS. - On dit à ce soir alors. Je passerai à 20 heures. Il raccrocha. J'étais mitigé. J'avais attendu ce moment pendant des semaines et des semaines mais voici qu'il était enfin temps. Rémy avait été tellement impassible que je n'avais aucune idée de ce qu'il avait découvert. Il disait vouloir nous parler à Adaline et moi ensemble. Mais puisqu'Adaline était invalide, j'étais celui à qui il allait parler. Je ne savais néanmoins pas s'il allait me parler de l'affaire d'Adaline aussi. Tout ce que je savais, c'était que j'avais hâte qu'on soit à ce soir. J'étais tellement excité, on aurait dit un petit enfant. Je ne tenais plus en place. Je me sentais triste pour Adaline. Elle avait attendu cette nouvelle pendant des semaines et elle ne pourrait même pas l'entendre d'aussitôt. Pour ce qui était du moment présent, j'avais juste envie d'appeler Rose et de lui dire que j'étais sur le point de tout découvrir. Je voulais partager cette nouvelle avec elle et personne d'autre. Je lui passai donc un coup de fil. À peine l'appel lancé, elle décrocha. On aurait dit qu'elle attendait que je l'appelle. - Wahou chérie, quelle vitesse! Tu attendais déjà mon appel? - Du tout, c'est juste que j'étais sur le point de t'appeler aussi pour savoir comment se déroulaient ta journée. - Comment tu vas mon amour ? - Ça peut aller et toi? Comment se déroule ta journée. - Mieux que ce que je n'espérais. - Ta patiente a repris conscience ? - J'aurais aimé que ce soit le cas mais non. J'ai reçu un appel du détective privé et on se verra ce soir chez moi. - Ne me dis pas que tu es sur le point de connaître qui est ta mère. Je suis très heureuse pour toi mon cœur. - Je voulais partager cette grande nouvelle avec toi et j'aimerais que tu sois en ma compagnie quand je saurai qui est ma mère. - J'en suis très honorée. - Tu fais désormais partie de moi et je veux tout partager avec toi. Je t'aime Rose, n'en doute jamais. - Je t'aime Viane. - Je t'attends tout à l'heure à la maison. - Sans faute. Je mis fin à l'appel. Je dois dire qu'en y repensant, je ne me reconnaissais pas du tout. Je n'étais plus ce jeune homme qui détestait sa génitrice et toutes les femmes avec. Moi, Viane Song, j'étais sur le point de découvrir qui était ma mère et de plus, j'avais sollicité la présence d'une femme pour m'accompagner dans ce nouveau chapitre. La vie peut être surprenante des fois et le temps nous joue bien des tours. Et Adaline, ma chère Adaline, j'aurais donné tout ce que je pouvais pour qu'en ouvrant ses yeux, le premier visage qu'elle voit soit celui de son fils bien aimé. J'avais l'impression que les deux heures de temps qu'il me restait à passer au boulot duraient des jours. Je ne cessais de regarder l'heure mais à chaque fois, il n'était passées que quelques minutes. J'avais l'impression que c'était les deux heures les plus longues de ma vie. Elles étaient interminables. Je passai faire ma dernière ronde de la journée pour savoir comment allaient chacun de mes patients. Ensuite, je me rendis en soins intensifs afin de voir comment évoluait l'état d'Adaline. Pendant que j'étais avec elle, je lui dis ceci. Bonsoir ma chère Adaline, j'espère de tout cœur que vous pouvez entendre. J'ai reçu un appel du détective tout à l'heure. Il a enfin terminé notre travail et il aurait aimé nous rencontrer tous les deux. Je n'ai pas vraiment compris pourquoi est ce qu'il voulait nous parler à tous les deux au même moment mais bon... Je sais à quel point vous avez attendu ce moment et je suis vraiment dérangé par le fait que vous ne puissiez pas être en état de le rencontrer. Je le rencontrerai ce soir chez moi et je lui demanderai de ne pas me parler de votre cas car je sais que vous tenez beaucoup au respect de votre vie privée. Je suis très triste de vous savoir ainsi et vos camarades aussi. J'aimerais que vous vous battiez pour votre fils que vous n'avez pas vu depuis si longtemps. Vous êtes près du but, alors ne baissez pas les bras. Vous êtes la plus belle rencontre de ma vie, je vous aime beaucoup ma chère Adaline. Je me lévai et m'en allai. Il était enfin temps pour moi de rentrer. J'espérais réellement qu'Adaline ait entendu ce que je lui avais dit à l'instant. Le personnel qui était de garde ce soir là était déjà au centre. Je laissai donc des instructions et je m'en allai. J'avais passé un coup de fil à Rose pour qu'elle sache que j'étais déjà parti du centre. Ainsi, elle pouvait aller chez et m'attendre car elle avait le double des clés. J'étais si impatient!
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER