Dans le but de passer plus de temps avec ma bien aimée, je pris deux jours de congés. Je voulais prouver à Rose que je tenait à elle. Je ne voulais pas qu'elle pense que mon boulot passe avant elle même si c'était le cas. Ma relation avec Rose se passait parfaitement. Malgré tout cela, je n'avais encore rien dit à mon père à ce sujet. Je ne voulais surtout pas qu'il sache que j'étais tombé fou amoureux d'une femme. Il aurait essayé de m'en dissuader ou pire, il serait venu me rendre visite afin de mettre Rose mal à l'aise. Je savais bien qu'il m'aimait de tout son cœur et qu'il voulait à tout prix m'éviter de souffrir comme lui a souffert. Seulement, papa oubliait que les histoires et les personnes sont différentes. Mais le départ de ma mère l'avait tellement endurci qu'il pensait que les femmes n'étaient que des manipulatrices. Je le comprenais après tout. Il a aimé une femme de tout son cœur et elle l'a abandonné avec un enfant sans laissé de trace. J'étais heureux avec Rose et je n'avais qu'une seule envie, c'était celle de partager mon bonheur avec mon meilleur ami, mon père. J'avais beaucoup de peine à lui cacher la relation mais il le fallait. J'espérais de tout cœur que le détective retrouve ma mère et que mon père retrouve foi en l'amour. Ainsi, je pourrais présenter à Rose mes deux parents. Rose me parlait constamment de sa famille mais moi, j'évitais de lui parler de la mienne. Du moins, je lui en parlais mais très superficiellement. Je nous avait réservé une suite dans un hôtel cinq étoiles de la ville. J'avais fait tout ceci dans l'intention de nous détendre et aussi, je voulais qu'on fasse plus ample connaissance. On se connaissait bien mais pas profondément. Ce n'était pas malin de ma part de partir en vacances dans ma propre ville mais je n'y peu rien, je voulais rester dans la ville. Notre première journée à l'hôtel fut tel un rêve. Si j'avais pu stopper le temps, je l'aurais fait ce jour là. On avait fait toute nos activités ensemble. Le spa,le sport, les dîners... Mais quand le soir arriva, je proposai à Rose qu'on ne sorte pas mais qu'on passe du temps rien que tous les deux dans notre suite. Elle ne le savait pas mais je voulais lui parler de moi, de nous.
- Je t'aime Rose et je sais que toi aussi et j'aimerais que tu me connaisses d'avantage. Je veux que tu saches tout de moi.
- Toute mon attention t'es accordée très cher, me dit elle en souriant.
Elle était si belle quand elle souriait, ma Rose. Dans son sourire, on pouvait toujours voir de l'espoir et aussi beaucoup d'amour. C'était une âme pure un peu comme Adaline.
- Je veux que tu m'écoutes attentivement jusqu'à la fin sans rien dire. Mon nom est Viane Song et j'ai 29 ans. Je n'ai jamais connu ma mère car celle ci nous a abandonné mon père et moi quand je n'avais que 3 ans. J'ai donc été éduqué par mon père. Après avoir été abandonné ainsi par la femme qu'il aimait, mon père a complètement changé. Il s'est mis à nourrir une haine profonde pour le genre féminin. Haine qu'il m'a d'ailleurs transmis. Mon père s'est jeté dans une vie de débauche. Petit, je voyais des femmes différentes avec lui toutes les semaines. Il n'en aimait aucune. Il voulait juste satisfaire sa libido et aussi blesser ces femmes émotionnellement. Son but était de se venger sur chaque femme de ce que ma mère lui avait fait. Il ne faisait que coucher avec elles et les jeter ensuite comme les objets qu'il pensait qu'elles étaient. Et moi, en grandissant, je n'ai fait que mettre en pratique tout ce que mon père m'avait appris toute ma vie. Il me disait toujours : " Fiston, ne te fais jamais avoir par une femme car ce sont toutes des manipulatrices. Quand on les aime, elles nous trahissent, alors aie toujours une longueur d'avance sur elle. Regarde moi, j'ai aimé ta mère pendant tant d'années mais elle nous a quand même quitté sans aucune explication. Ne laisse jamais une femme avoir raison de toi". Dès le collège, je suis sorti avec un grand nombre de fille. Pour être sincère avec toi Rose, je n'en avais aimé aucune. J'aimais juste les voir tomber amoureuses de moi et ensuite, je me faisais un plaisir de les quitter sans aucune raison valable. J'étais comme ça et je n'y pouvais rien. J'avais ainsi l'impression de venger mon père et j'étais satisfait. Je suppose que tu te souviens d' Elisabeth, c'est la jeune femme du restaurant. Elisabeth n'avais été que l'une de mes nombreuses victimes. Je lui avais fait un truc vraiment horrible et le pire c'est que je ne m'en suis rendu compte que très récemment. J'avais rencontré Elisabeth lors d'une fête quand j'étais encore en troisième année de médecine. Mes copains m'ont lancé un défi. Je devais coucher avec elle et j'avais un mois pour le faire. Si je réussissais, chacun d'eux me donnerait une somme de 5000 cash. Elisabeth n'était pas une fille légère, elle n'avait que 19 ans et jamais encore elle n'avait eu de copain. J'avais mis tout en jeu pour parvenir à mes fins. Nous nous sommes mis en couple et je l'ai même demandé en mariage. J'avais fait ceci dans le but de la convaincre de la sincérité de mes sentiments et ça avait marché. Elisabeth s'est donné à moi. Et sans scrupules, je l'ai quitté peu après sans remords. Elle était effondrée et n'arrivait pas à comprendre quelle avait été sa faute. Elle pensait que j'avais rompu à cause d'elle. Elle cherchait à me contacter tout le temps et elle me suivait même des fois. Mais elle se calma quand elle appris que j'avais fait tout cela juste pour de l'argent. Elle me l'avait craché au visage la dernière fois qu'on s'était vu à l'époque. Elle était tout en pleurs et moi, je la regardais sans montrer aucune émotion. Après ce jour, on ne s'est plus jamais vu jusqu'il y quelques jours dans ce restaurant. Je sais qu'en entendant tout ceci, tu ne voudras peut être plus être avec moi et je ne t'en voudrais pas.
- Comment as tu su que tu m'aimais, qu'est ce que j'ai de plus que toutes ces filles que tu n'as pas pu aimer?
- Peu après avoir été recruté par Health Care, j'ai rencontré Adaline. C'est la patiente dont je te parle tout le temps. Cette femme m'a changé inconsciemment. En l'ayant pour patiente, je l'ai aimé d'une manière naturelle et je me suis rendu compte que les femmes n'étaient peu être pas les monstres que mon père décrivait. C'est très bizarre car une femme âgée dont je ne suis même pas amoureux m'a appris à avoir compassion des femmes. Et cela, juste par sa simple présence. Elle a adouci mon coeur et toi, tu es entrée en scène quand j'étais en pleine conversion. Je suis tombé amoureux de toi au premier regard. Ce jour là, dans un couloir du centre, je t'ai trouvé si belle et si fragile aussi. Quand tu a levé la tête et que tu m'as fixé puis enlacé, j'ai su que tu étais la femme qu'il me fallait. Je ne peux te dire comment mais mon cœur s'est emballé ce jour là. Ensuite, rien n'a plus été pareil pour moi. Je t'ai cherché mais sans résultat. Ensuite, je t'ai retrouvé quelques mois plûtard. Je me suis dit que c'était un coup de pouce du destin et que je n'avais pas le droit de te laisser filer comme la dernière fois. La différence qu'il y a entre les autres femmes que j'ai connu et toi c'est que je t'aime. Tu es simplement la plus belle femme que j'ai jamais rencontré et je ne parle pas que du physique. Tu es parfaite et c'est toi que mon cœur a choisi.
- Qu'en est il de ton père, a t-il changé d'état d'esprit ? Est ce qu'il sait pour nous?
- Je ne lui ai encore rien dit sur nous mais j'attends juste le bon moment.
- Et c'est quand, le bon moment ?
- Quand le détective retrouvera ma mère.
- Tu ne m'as jamais parlé du détective, j'aimerais en savoir plus.
- Et bien, il y'a quelques semaines, j'ai engagé un détective privé dans le but de retrouver ma mère.
- Et ça avance ?
- Jusqu'ici, il ne m'a toujours pas contacté.
- Viane, je suis profondément touchée par la sincérité dont tu as fait preuve. Sache que je t'aime et que je ne doute pas de toi.
- Je t'aime encore plus Rose.
On termina la soirée de la plus belle des manières. J'avais mis de la musique et nous dansions collés l'un contre l'autre. C'était une nuit inoubliable et je savais que je ne m'étais pas trompé, Rose était celle qu'il e fallait. Notre petite séjour se termina bien et il était temps de retourner à nos occupations respectives.