C'est tout heureux que je me suis couché ce soir là. Qui eu cru que moi, Viane Song je tomberait fou amoureux d'une femme! C'était fou comme en quelques mois seulement, j'étais arrivé à remettre en question l'attitude de toute une vie. Le reste de ma soirée fût aussi doux que la voix de ma chère Rose. Je mis de la musique et je m'endormi sans même m'en apercevoir. Je fis un rêve des plus étranges.
J'étais dans un restaurant chic de la place et j'attendais Rose impatiemment. J'avais mis le paquet. J'étais tout apprêté et j'envisageais lui offrir un bouquet de roses Blanches. Soudain, pendant que j'étais assis à la table du restaurant à l'attendre, je vis entrer toutes mes ex- petites amies. Elles étaient toutes placées à l'entrée du restaurant et chacune venait vers moi à son tour. La première à m'approcher était Kiyane, ma toute première conquête. Elle se tint devant moi et elle prit une rose dans mon bouquet et me gifla. Et tout comme elle, toutes les autres firent pareil. Elles venaient vers moi consécutivement par ordre de succession. Ensuite, il ne me resta plus qu'une seule rose. Rose était la toute dernière à arriver vers moi. Elle prit place sur la chaise en face de moi. Rose prit la toute dernière rose qu'il me restait mais l'une des épines de la fleur la piqua. Son sang se propagea sur toute la rose et celle ci qui était blanche devint toute rouge. Soudain, mon téléphone sonna et c'est ainsi que je me réveillai. Il était 5:12 du matin et c'était mon père qui appelait.
- Joyeux vingt-neuvième fiston! me dit il.
Et moi qui avait carrément oublié que c'était mon anniversaire, papa m'avait bien surpris. Le temps passait tellement vite que nous étions déjà le 05 octobre.
- Merci papa, mais tu sais, ça m'avait complètement échappé.
- Heureusement que je suis là pour te le rappeler. Alors, comment vas tu ?
- Je vais bien vieil homme, juste très absorbé par le boulot.
- Je me disais bien que ton travail t'absorbait, tu ne m'appelles plus aussi souvent qu'avant.
- Je m'en excuse, mais je ferai plus d'efforts alors! Comment tu vas toi?
- Et bien, comme ci, comme ça. Je m'ennuie ici. Ne sois pas surpris de me voir un jour chez toi.
- Tu ne changes donc pas! s'exclama Viane en riant.
- Suis je un caméléon !
- Papa, merci pour l'appel mais je dois te laisser.
- Je comprends, prend soin de toi.
- Toi aussi.
Il n'oublie jamais rien ce sacré papa! me suis je dit.
Papa avait d'ailleurs bien fait de m'appeler si tôt le matin. Ce rêve était très perturbant.
Que le temps passait si vite, j'avais déjà 29 ans! Je me dépêchai donc de me préparer afin de me rendre au centre. J'étais très heureux, du moins, c'est ce que je me disais. J'avais 29 ans, je faisais le boulot de mes rêves et j'avais une nouvelle conquête. Que demander de plus! Arrivé au centre, c'est tout joyeux que je me dirigeais vers mon bureau. Mais quand j'ouvris la porte, " surprise!", voilà ce que j'entendis. Il y avait tout le monde, mes collègues, les infirmières, infirmiers et même mes patients. J'avais jamais parlé de ma date de naissance au bureau mais faut dire que les petits curieux ont dû mener une enquête. C'était très gentil de leur part à tous. On était devenu comme une famille. J'ai trouvé cela très touchant qu'ils soient tous là pour moi. Pour une surprise, ça en était une.
- Ne fait pas ton timide Song, viens couper ton gâteau et qu'on en finisse, me dit Richard, l'un de mes collègues.
J'avançai et me tint devant le gâteau. Ils se mirent tous à me chanter " happy birthday". Et ensuite, je soufflai sur ma bougie. Le gâteau n'avait qu'une seule bougie et il y était marqué 29. C'était en symbole de mes vingt neuf ans. Après la petite fête de dix minutes, les infirmières se chargèrent de ramener mes cinq patients dans leurs chambres respectives. Mes collègues aussi s'en allèrent et moi, je restai dans mon bureau afin de faire une petit nettoyage. Ils avaient mis le bazard dans mon bureau pour me faire la suprise. Après cela, il était temps pour moi de faire mon travail. Je devais passer voir mes patients chacun à son tour comme tous les jours. Quand j'arrivai chez Adaline, j'eus l'impression qu'elle m'attendait impatiemment.
- Bonjour docteur et joyeux vingt-neuvième à vous, me dit elle.
C'est fou que je trouvais combien Adaline ressemblait à mon père des fois. Ils avaient tous les deux des expressions semblables. Quand je l'entendis me souhaiter un joyeux vingt-neuvième, cela me fit penser à mon père qui me l'avait souhaité de la même manière un peu plus tôt.
- Bonjour ma chère Adaline et merci, lui dis je en lui souriant.
- Vous ne m'aviez pas dit que vous étiez né le cinquième jour du mois d'octobre.
- Je n'ai juste pas trouvé ce détail important et vous?
- Et bien, c'est en effet une date qui m'est chère.
- Pourrais je savoir pourquoi, chère Adaline? Lui demandais pendant que je l'auscultais
- Parce que mon fils est né à la même date il y'a 29 ans.
Surpris d'entendre cela, j'arrêtai de l'ausculter et je la regardai d'une manière suspicieuse mais bienveillante.
- Laissez moi vous dire Adaline que j'en suis honoré.
- Donnez moi votre main docteur.
Je trouvais ça bizarre qu'Adaline me demande de lui donner ma main mais je le fis quand même. Grande était ma surprise quand elle posa sur la paume de ma main une montre. C'était un sacré chef d'œuvre. Une montre en or raffiné très ancienne et surtout très coûteuse. C'était exactement la même que celle que Rose tenait de son papi.
- Mais pourquoi Adaline?
- Ne la refusez pas je vous prie. Cette montre appartenait à mon père. C'était le seul souvenir que j'avais gardé de lui après mon départ de la maison. Je comptais la donner à mon fils un jour mais cela n'arrivera sûrement jamais. Je vous la donne parce que vous être pour moi ce qui se rapproche le plus d'un fils. Alors, ne refusez pas.
- Puisque c'est là votre volonté, je ne la refuserai pas mais je ne la garderai pas non plus pour toujours. Je la porterai jusqu'à ce que votre fils vous retrouve et alors, je lui rendrai son dû.
- C'est comme vous voulez, mais je sais que jamais ça n'arrivera.
J'avais finit avec Adaline. En sortant de sa chambre, je ne cessait de regarder ce joyau qu'elle m'avait offert. Je n'arrêtais pas de me demander pourquoi est ce qu'elle m'avait choisi moi pour garder cette montre qui lui était chère. Au final, Adaline et moi étions dans la même situation. Elle avait perdu la trace de son fils et moi celle de ma mère. On s'était bien retrouvé tous les deux!
Il y avait une infirmière au centre qui essayait de flirter avec moi de temps en temps. Elle se prénommait Floriane. Floriane Nsang me tournait autour depuis mon arrivée. Je l'avais bien senti par son attitude car nous les hommes, on sait quand une femme nous désire. Floriane était une jolie jeune femme aux courbes gracieuses. Elle avait de longs cheveux touffus noirs et de grands yeux noisettes. J'étais étonné d'apprendre qu'elle était célibataire car j'en connais des hommes qui donneraient tout ce qu'ils ont juste pour l'avoir. Floriane avait commencé à me tourner autour quelques semaines après mon arrivée au centre. Elle y travaillait déjà depuis plus d'une année. Tout a commencé le jour de notre première rencontre. C'était un jeudi et il pleuvait abondamment. C'était déjà l'heure du départ et elle attendait que la pluie diminue pour qu'elle puisse s'en aller. Je l'avais déjà repéré pendant que je me rendais au parking et donc je l'ai accosté.
- Bien le bonsoir mademoiselle.
- Bonsoir docteur Song.
- Pourrais je savoir dans quelle rue vous vivez?
Elle rougit comme si je lui avais demandé sa main.
- Pourquoi voulez vous le savoir?
- Et bien, c'est pour savoir si vous êtes sur mon chemin afin que je vous dépose. Vous n'avez pas de voiture si je ne m'a***e!
- Comment vous savez que je n'en ai pas une?
- Ma chère Nsang, ce n'est qu'une question d'observation.
Elle rougit une fois de plus.
- Mais comment connaissez vous mon nom?
- De la même manière dont vous avez su le mien... Il est écrit sur votre poitrine. Lui dis je en souriant.
Je suis sûre qu'elle s'est senti un tout petit peu embarrassée face à ma réponse. Je dois avouer que je savais très bien y faire avec les femmes et Floriane n'en était pas l'exception. Il suffisait d'un regard assuré, d'un peu d'éloquence et d'un petit sourire. J'avais tout appris du meilleur.
- Rue Ceper, murmura mon interlocutrice.
- Ah ok, c'est sur mon chemin, je vous dépose alors, venez.
Elle ne dit plus rien et me suivit jusqu'à ma voiture. Le trajet fut très embarrassant au tout début. car ma chère Floriane ne cessait de rougir. Elle n'osait même pas me regarder en face. Alors pour casser un peu l'ambiance, je mis un peu de musique. C'était ma playlist personnelle.
- Vous pouvez hausser le volume s'il vous plaît, j'adore cette chanson, me dit Floriane.
J'haussai le volume tout en gardant mon petit sourire plein d'assurance. C'était la vie en rose chantée par Amstrong. Je dois reconnaître que Floriane avait de bons goûts en matière de musique. Elle avait adoré la plupart des chansons de ma playlist. Je remerciais le ciel de m'avoir donner l'idée de mettre de la musique ce soir là dans ma voiture. Grâce à la musique, je n'avais pas à parler de grand chose avec Floriane. En plus ça m'épargnais le fait de la voir embarrasser.
- Ici... vous pouvez me laisser là, me dit elle.
- Passez une agréable soirée mademoiselle.
- Vous aussi docteur et merci encore.
Elle descendit de ma voiture et s'en alla. Depuis ce jour, Floriane passait me saluer tous les jours à mon bureau. Si je n'avais pas été aussi occupé, je pense qu'il y aurait peut être eu quelque chose entre nous. Mais je n'avais vraiment aucune envie de lui faire du mal, elle me semblait sympathique. Pas que mes autres conquêtes n'étaient pas sympathiques mais Floriane était entrée dans ma vie à un moment où je me remettais en question. Et de plus, je venais de rompre avec Queen parce que je n'avais pas de temps pour gérer une relation amoureuse. Floriane était presque devenue pour moi une amie du boulot. Je la ramenait quand elle en avait besoin et rien de plus. Je sais qu'elle aurait espérer plus mais moi, je n'éprouvais strictement rien pour elle, juste de la camaraderie.
Ce lundi là pour mes 29 ans, Floriane vint mes voir dans mon bureau comme chaque jour. Mais cette fois, elle avait un cadeau pour moi.
- Il ne fallait pas te gêner Floriane, lui dis je.
- Mon chauffeur mérite bien un cadeau d'anniversaire, me répondit elle en souriant.
- Dit comme ça, je ne peux pas refuser d'accepter votre cher cadeau, boss.
Elle me tendit son cadeau. C'était un disque avec tous les plus grands tubes de Louis Armstrong. Il fallait dire que Floriane avait mis la barre très haut. J'étais surpris de voir qu'elle se souvenait toujours de mes goûts musicaux. Comme quoi, il n'y a que les femmes pour avoir de si belles attentions.
- Ça pour le coup Floriane, vous m'avez vraiment surpris.
- Ne me dites pas que vous n'aimez pas! Ou alors vous l'avez déjà ?
- Non, il n'en est rien. On dirait juste que vous avez lu dans mes pensées car j'envisageais me l'acheter.
- Je suis donc ravie de vous avoir agréablement surpris. Je dois y aller. Joyeux anniversaire encore.
- Merci.
Et elle s'en alla aussitôt. Ne travaillant pas dans la même section que moi au centre, Floriane n'était donc pas au courant de la petite fête surprise du matin. C'était très aimable à elle d'avoir pensé à moi. Néanmoins, je ne cessais de me demander comment est ce qu'elle avait su pour mon anniversaire. Il faut dire que les femmes sont décidément pleines de surprises. Cette journée avait été si agréable pour moi que je décidai de me lancer et d'appeler Rose pour lui demander de sortir avec moi ce soir là.