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3265 Mots
Aikon Le lendemain, je m’assure de garder ma fiancée à l’œil. Nous prenons notre petit-déjeuner dans le calme matinal de nos appartements, puis je la laisse aux bons soins de Fiona, le temps de m’entretenir brièvement avec mes conseillers et d’accueillir Audran, arrivé pendant la nuit. Mon bras droit et moi traversons les couloirs pour rejoindre Terrence, Annaëlle, Eva et Eden dans les jardins baignés de la lumière dorée de la fin de matinée. En marchant, je lui résume les événements de la veille avec Ashton et lui expose le programme pour les heures à venir : l’envoi d’un bataillon à Tir Nan Bean Si pour détruire la fontaine et en extraire son énergie, le renvoi d’Ashton dans le monde des humains dès ce soir, puis l’anéantissement de la fontaine du royaume des Elfes dans la foulée. — La dernière fontaine sera détruite quelques heures avant La Nuit du Lien, ce qui nous permettra de remettre les différentes énergies à Eden, je conclus. Audran acquiesce, l’air grave : — Est-elle au courant ? — Pas encore. Je l’en informerai après l’entraînement. Nous atteignons le petit groupe dans le jardin, mettant ainsi un terme à notre discussion. Mon oncle Rhystan nous rejoint peu après. Je jette un coup d’œil par-dessus son épaule et prends conscience du parcours de haies, de cordages et de troncs renversés, qui nous attend. Manifestement, mon oncle a une fois encore laissé libre cours à son esprit de compétition et sa créativité. Nous nous regroupons autour de lui. — Bienvenus sur mon petit terrain d’entraînement, nous accueille-t-il. Le but de ce premier exercice d’échauffement est d’arrivé le premier au bout du parcours ! Toutefois, vous allez devoir redoubler de vigilance : la plupart des obstacles ont été…légèrement améliorés. Un frisson d’excitation parcourt notre groupe. — Par exemple, certaines haies ne restent pas immobiles d’un passage à l’autre, et certains cordages peuvent se tendre ou se relâcher sous votre poids. Pour le reste, vous découvrirez cela au fur et à mesure de votre progression. (Il sort un sifflet, puis ordonne :) Tout le monde sur la ligne de départ ! A vos marques, prêts… Le coup de sifflet retentit. Nous nous lançons sur le parcours, et très vite, je remarque les obstacles les plus vicieux. Une haie oscille imperceptiblement, comme pour nous barrer la route, un tronc se soulève si l’on s’engage dessus trop brusquement, et plusieurs cordes se tendent dès lors que l’on pose le pied dessus. Audran, Eden et moi menons le cortège. Je reste près de ma fiancée, à l’affût de ses réactions, jusqu’à ce que l’envie me prenne de la taquiner alors que nous nous apprêtons à monter l’un des cordages en file indienne. Je l’observe prendre les devants, concentrée, ses doigts agiles trouvant chaque prise avec aisance. Je m’approche, attrape le cordage d’une main pour le faire tanguer et effleure sa taille de l’autre. Surprise, elle vacille un instant, exécute une pirouette arrière impeccable, et retombe souplement sur ses jambes. Je souris, fier de mon coup, mais elle ne me laisse pas le temps de savourer ce moment. Dans un geste vif, elle me crochète les jambes, et nous roulons tous deux sur l’herbe avant qu’elle ne s’immobilise au-dessus de moi, ses mains posées de chaque côté de ma tête. Son souffle chaud caresse mon visage, le regard brillant d’une lueur mutine. — Tu pourrais au moins me prévenir avant de me faire tomber, je dis, sourcils haussés. — Prévenir ? Où serait le plaisir ? Et puis, sauf erreur de ma part, c’est toi qui m’as fait tomber en premier. Je secoue la tête, amusé, et la repousse doucement pour nous relever. Je me penche vers son oreille, assez près pour qu’elle seule m’entende : — J’aurai ma revanche ce soir dans notre chambre, chérie. Elle laisse échapper un rire discret. — Je ne demande qu’à voir ça, bébé, répond-elle sur le même ton. Nous reprenons le parcours. Cette fois, elle ne se laisse pas distancer et termine juste devant moi. Je franchis la ligne, légèrement essoufflé, tandis qu’elle me lance un sourire triomphant. — Belle course, commente mon oncle avec un regard appuyé dans ma direction. Un peu moins de distraction serait toutefois plus avisé pour la prochaine fois. Je lui réponds d’un sourire crispé tout en reprenant ma respiration. Heureusement pour moi, l’entraînement n’est pas terminé. Fidèle à son caractère de commandant, mon oncle ne tarde pas à nous annoncer la suite : — Très bien. Maintenant, place au corps à corps. Pour rappel : vitesse, précision, maîtrise. Aucune utilisation d’un don. Vous gagnez quand votre adversaire est au sol ou désarmé. Il donne un nouveau coup de sifflet et nous formons nos duos. Audran se place face à Annaëlle, Terrence face à Eva. Quant à moi, je retrouve ma fiancée. Elle avance vers moi avec un calme calculé, ses yeux ancrés aux miens, le menton légèrement relevé. Elle se met en garde, le haut du corps penché en avant, silencieuse. La tension électrique entre nous est palpable. Je feinte à gauche. Elle esquive, pivote, profite de mon mouvement pour tenter de me toucher à l’épaule. J’intercepte son bras, le tire vers moi, mais elle se dégage d’un mouvement fluide, glissant habilement sur le côté comme si nous dansions. Elle frappe à une vitesse fulgurante. Ses coups ne cherchent pas simplement à me toucher : ils m’obligent à reculer et recalculer chaque défense. Un instant, je sens la chaleur de sa main frôler ma joue, et son sourire provocateur manque de m’arracher un rire. Je change de tactique : une attaque haute, suivie d’un balayage bas. Elle saute, esquive mon assaut avec une grâce incroyable. — Un point pour moi, bébé, mime-t-elle du bout des lèvres avec défiance. Je riposte aussitôt. Nous tournons, nos pieds raclant le sol, nos souffles se mêlant. Son parfum persiste malgré la sueur, et me distrait juste assez pour qu’elle tente un crochet de la jambe. Cette fois, je l’attrape par la taille et la renverse, mon corps dominant le sien, un bras en travers de sa poitrine. Elle sourit, haletante, sans laisser transparaitre la moindre défaite. — Un point partout, chérie, je ris, narquois. J’effleure ses lèvres du bout des miennes, puis me redresse, l’aidant à en faire de même. Autour de nous, le sable crisse. Le choc des corps qui tombent ponctue l’air. Eden s’écarte à peine, et déjà mon être entier trépigne d’impatience pour notre prochaine manche. À notre gauche, Audran et Annaëlle se jaugent comme deux prédateurs qui attendent l’ouverture parfaite. Audran feinte une attaque, mais Annaëlle ne mord pas à l’hameçon. Ses appuis sont bas, son regard fixé sur sa cible. Quand il se décide enfin à bondir, elle se baisse avec souplesse, l’attrape par la jambe et le projette au sol d’un mouvement sec. Audran roule pour se relever, mais elle est déjà sur lui, genou contre poitrine, sourcils haussés, faussement surprise, comme pour lui demander s’il veut vraiment tenter un deuxième tour. Plus loin, Terrence et Eva s’affrontent dans une danse maîtrisée. Terrence frappe vite. Ses coups sont nets et précis. Ses poings cherchent les possibilités d’attaque, mais Eva les évite avec aisance. Elle tourne autour de lui, telle une ombre, frappant du plat de la main sur son flanc et reculant juste assez pour éviter la riposte. Quand il tente un balayage, elle bondit, ses deux pieds en appui sur sa cuisse avant de pivoter derrière lui. Il grogne et pivote à son tour, déterminé à gagner. Je reporte mon attention sur Eden, qui m’observe avec un petit sourire en coin. — Alors, prêt à admettre que je suis la meilleure ? — Prêt à te prouver que tu rêves, je rétorque. Nous tournons lentement l’un autour de l’autre. Elle attaque la première, visant mes côtes. Je pare, contre-attaque, mais elle se glisse sous mon bras et me frappe dans le dos. Je me retourne juste à temps pour éviter un crochet et l’attraper par le poignet. Elle profite de mon élan pour me projeter au sol. Je roule sur le côté, me relève aussitôt et fonce. Cette fois, c’est moi qui l’attrape. Je la fais basculer, et elle tombe sur le dos dans un nuage de sable. — Revanche à moitié prise, chérie, je murmure, mon visage à quelques centimètres du sien. Une lueur de défi traverse son regard : — Oh non, bébé. Cela ne fait que commencer. Avant même que je ne puisse réagir, elle m’agrippe par le col et me renverse à son tour. Nous roulons dans le sable, échangeant feintes, prises et esquives dans un enchaînement presque instinctif. Mon bras bloque son mouvement, mais elle se sert de sa jambe pour crocheter la mienne et me faire tomber une fois de plus. Nos rires se mêles à nos respirations saccadées. Elle finit par se retrouver assise sur moi, triomphante, le souffle court, les joues rosies. Je pourrais la repousser, mais je n’en fais rien. — Tu veux que je déclare forfait ? je lui propose, une pointe provocatrice dans la voix. — Oh oui, volontiers ! — Cours toujours, chérie. Le sifflet strident retentit. Son sourire s’agrandit, éclatant. — Je crains que tu n’aies pas le choix, bébé. Elle m’embrasse furtivement puis saute sur ses jambes. Je me redresse, secouant le sable collé à mes vêtements. Eden me lance un dernier regard complice avant de rejoindre les autres. — Ça suffira pour aujourd’hui, annonce mon oncle. Bravo à vous six, vous avez fait du beau travail, même si certains mériteraient que je leur rajoute un tour de piste. (Il frappe dans ses mains, ses yeux scrutateurs rivés sur Eden et moi.) Allez, disparaissez de ma vue avant que je ne change d’avis ! Des rires amusés s’élèvent tandis que nous reprenons le chemin vers le palais, le sable encore collé à nos peaux moites et les muscles endoloris. A mes côtés, Terrence raconte une anecdote d’entraînement de notre jeunesse, provoquant l’hilarité de mon bras droit et la mienne. Du coin de l’œil, j’observe Eden, qui s’est rapprochée d’Eva et d’Annaëlle pour discuter à voix basse. Nous atteignons les grandes portes. A peine sommes-nous à l’intérieur qu’une silhouette familière déboule dans le hall. — Princesse Eden ! Effie fonce droit sur elle. Ma Louve n’hésite pas un instant : elle se penche, l’attrape au vol et la soulève dans les airs en tournoyant sur elle-même. Le rire cristallin de la fillette se mêle à celui franc et lumineux de ma fiancée. Je m’arrête un instant, le temps de savourer cette scène d’une simplicité attendrissante. Elles se lancent dans une conversation animée, dont je ne saisis pas grand-chose. Eden taquine la fillette suspendue à son cou, qui rit de plus belle, comblée. C’est à contrecœur que je me résous à mettre fin à leur moment de complicité, Eden et moi devant prendre un moment pour parler des événements à venir. — Mo ghradh ? Elle se tourne vers moi, un sourire aux lèvres. Sourire que je n’ai malheureusement pas le luxe de laisser s’épanouir trop longtemps. Sa légèreté s’efface, remplacée par la confusion. Je tends la main, mon regard ancré au sien : — Il faut que nous discutions. Elle hoche lentement la tête, repose Effie à qui elle murmure quelques mots, puis me rejoint. Je l’enlace par la taille et l’entraîne avec moi, loin des conversations et du rire de la fillette, qui s’est jointe à Eva et Annaëlle. Nous franchissons le seuil du bureau de l’aile ouest et je referme la porte derrière nous. Le silence qui s’installe contraste brutalement avec l’agitation de l’entraînement. Eden laisse son regard errer un instant sur les étagères chargées de parchemins et de grimoires – témoins de la magie ancestrale des Elfes –, puis elle commence à arpenter la pièce, curieuse. Ses doigts glissent distraitement sur le bureau en bois verni, tandis qu’elle penche légèrement la tête, dressant probablement une liste des différents documents. Je reste adossé contre la porte, les bras croisés, mon regard rivé sur elle. Elle finit par se tourner vers moi, un sourcil haussé : — De quoi souhaites-tu que nous parlions ? — Ashton. Elle tressaille, mais son regard ne lâche pas le mien. Je l’invite à prendre place dans l’un des fauteuils près de la cheminée. Elle hésite une seconde, puis prend place, le dos droit et la tête haute, parfaitement calme. J’avance de quelques pas, suffisamment pour sentir la tiédeur du feu mourant dans mon dos. — Il a été décidé qu’il sera renvoyé dans le monde des humains ce soir, je lui annonce d’une voix ferme. Ses yeux s’écarquillent. Elle acquiesce, les épaules raidies par la tension qui pèse sur elle. Elle détourne les yeux pour me cacher son trouble, mais je ne me laisse pas duper. Glissant ma main sous son menton, je l’oblige, d’un geste à la fois doux et autoritaire, à relever son regard vers moi. — Je sais que c’est ton loup protecteur. Votre lien est puissant. Je ne le nie pas. Mais Ashton n’est pas clair dans ses sentiments à ton égard, mon amour, et ça, je ne peux pas l’ignorer. Pas en tant que ton futur mari et encore moins en tant qu’Alpha. Ses prunelles se voilent, et je lis la peine qu’elle tente de dissimuler. J’effleure sa joue du revers des doigts. Elle ferme brièvement les yeux. Son corps se détend instantanément sous mon contact. Je caresse ses lèvres de mon pouce, lui faisant rouvrir les yeux. — Je ne cherche ni à t’éloigner de ceux que tu aimes, ni à t’arracher ce qui compte pour toi. Mais tant qu’il refusera d’accepter que tu ne sois pas sienne, tant qu’il continuera de te regarder comme autrement que sa protégée, je ne pourrais pas le laisser t’approcher. Je ne tolère pas que quelqu’un d’autre convoite ce qui m’appartient, j’ajoute d’une voix plus rauque, plus possessive. Je garde ses yeux prisonniers des miens avant de relâcher son menton. Elle inspire profondément, de nouveau tendue, mais cette fois-ci de désir. Ses doigts passent furtivement sur ses lèvres. Elle cligne plusieurs fois des yeux pour s’arracher à la tension qui commence à crépiter entre nous. L’ombre d’un sourire effleure mes lèvres face à sa réaction. Elle se racle la gorge tout en se redressant dans son fauteuil : — Qu’en est-il des fontaines ? demande-t-elle d’une voix mesurée. Je soupire, bien plus soulagé que je ne voudrais l’admettre. Les divinités soient louées, elle ne semble pas chercher à me bombarder de questions sur Ashton. Elle accueille la décision avec sérénité et maturité, sans une once de rébellion, preuve qu’elle a compris son erreur et l’importance de son rôle en tant que future Luna. Ça me plaît. Je m’agenouille face à elle, un petit sourire cette fois-ci bien présent sur mes lèvres. — Celle de la terre des Elfes sera détruite ce soir, juste après le renvoi d’Ahston. L’énergie recueillie sera stockée et mise à l’abri. Une équipe a été mandatée pour celle des Banshees. Quant à celle de l’île centrale, elle est placée sous surveillance et sera détruite quelques heures avant la Nuit du Lien, puisque la cérémonie se déroulera là-bas. Elle fronce les sourcils, perplexe : — Qu’allez-vous faire des énergies récoltées ? — Elles te seront remises pour réveiller tes dons manquants, je lui explique. Nous avons trouvé un moyen pour que chacun d’eux soit partiellement annihilé une fois la chose faite. Comme je te l’avais promis. Elle pince les lèvres. Une lueur à la fois inquiète et curieuse traverse ses yeux clairs. — Comment ? — Les énergies te seront remises juste avant la Nuit du Lien. Si tout se déroule comme prévu, des Enchanteresses interviendront pendant que nous nous unirons, et une partie de tes dons me sera transmise. Un silence s’installe entre nous. Ses traits se crispent en une grimace renfrognée, et je comprends immédiatement ce qu’elle pense : elle n’est pas prête à ce que nous le fassions devant témoins. Je ris dans ma barbe, incapable de contenir mon amusement. Sa voix, douce et basse, me rappelle instantanément à l’ordre : — Je suis soulagée de savoir que c’est toi. Je n’aurais jamais accepté de partager mes dons avec qui que ce soit d’autre. Son regard, plein d’amour, de désir et de malice, plonge dans le mien. Une tension brute, électrique, éclate entre nous. Je ne peux plus attendre. J’encadre son visage de mes mains, mes pouces effleurant ses pommettes, et je m’empare de sa bouche avec une urgence dévorante. Notre b****r, d’abord tendre, se transforme rapidement en un brasier qui consume toute retenue. — Aikon…, gémit-elle contre mes lèvres. Nos corps avides s’écrasent l’un contre l’autre, tels deux aimants impossibles à séparer. Ses doigts s’agrippent à ma nuque avant de glisser dans mes cheveux et de s’y perdre. Mes mains avides parcourent son visage, son dos, ses hanches. Chaque frisson, chaque soupir devient une étincelle qui embrase la pièce. Nous reculons à tâtons, balayant fioles, papiers et divers objets au passage. Je la soulève sans prévenir. Ses jambes s’enroulent autour de ma taille tandis que son bassin cherche le mien dans un réflexe impatient. Elle s’accroche à mes épaules, ses doigts s’enfoncent dans ma peau, et j’entends mon prénom s’échapper de ses lèvres dans une supplique. Elle se cramponne de toute la force de ses muscles, m’arrachant un grondement rauque. Nos vêtements tombent dans un désordre fiévreux jusqu’à ce qu’il n’existe plus que la brûlure de sa peau contre la mienne. Je l’allonge sur le bureau qui devient notre champ de bataille. Un rire haletant lui échappe quand un pot d’encre roule et se brise au sol, mais son amusement s’étrangle aussitôt lorsque je la plaque contre le bois massif. Ma bouche dévore la sienne avec férocité. Mes lèvres quittent les siennes pour incendier sa gorge, sa clavicule, chaque parcelle de son corps de déesse qui leur est accessible. Elle bascule la tête en arrière, les yeux clos. Ses doux gémissements m’encouragent à la marquer de mes dents, de ma langue, de mon souffle. Elle se cambre, suppliante et insolente à la fois. Dans un mouvement brutal et tendre, je me fonds enfin en elle. Ma bouche plaquée sur la sienne aspire son cri dans un b****r enfiévré. Le rythme s’impose, féroce, affamé. Je glisse mes mains derrière ses genoux et les remonte jusqu’à sa poitrine, inclinant son bassin dans un angle parfait qui fait monter le plaisir. Nos souffles saccadés se mêlent. Nous nous dévorons, emportés dans une danse où se confondent passion, possession et abandon. Son corps, qui répond parfaitement au mien, est mon ancre et ma perte. Elle est mon feu, je suis son brasier, et nous brûlons ensemble. Ses mains tremblantes se referment sur mes biceps. Elle rouvre les yeux. Ses iris clairs et hypnotiques s’ancrent aux miens. Elle ralentit, je suis son rythme. Elle s’écarte juste assez pour me lancer un sourire insolent qui me rend fou. Ses lèvres gonflées par nos baisers me défient autant que son regard chargé de malice et de promesses. Elle approche son visage du mien, sa bouche à seulement quelques centimètres de mon oreille : — Attention bébé, chuchote-t-elle, si tu comptes m’annihiler, je te préviens : je rends toujours coup pour coup. Un grognement sourd, presque animal, m’échappe. Je l’empoigne par la nuque, incline son visage vers le mien, et écrase ma bouche sur la sienne, brutal, possessif. — Provoque-moi autant que tu le souhaites mon amour, je gronde d’une voix rauque contre ses lèvres, je vais te montrer exactement à qui tu as affaire. ** ** ** ** **
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